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Poésie libre
Ethimor : Durée à liter [Sélection GL]
 Publié le 25/08/15  -  9 commentaires  -  1651 caractères  -  136 lectures    Autres textes du même auteur

L'instable, le flancheur, le trouillard, l'éperdu, l'immonde, le merveilleux, l'amour engrenadé comme chair à canon.


Durée à liter [Sélection GL]



Dos à dos l’enfant dort
à l’octave de mes rêves fauves
et les phrases aphones de ta silhouette
et leirouge le bercent encore.

Ta poitrine battante comme une photosphère
Ta pirose froisse et aveugle,
cachée dans la distance.
Je me calfeutre sous tes robes de soupirs
et range les souvenirs
et rapourpres de ton absence.

Les falaises d’hier
se prolongent
s’évadent

s’expirent dans

le ciel

embrassé d’hématomes.

Le souffle fixe, la largeur en travers
s’il se tait le cœur étouffé
s’effondre comme un éclat de
s’effivnedrecorrmeuiiiiiiiiiiiiiiiiiiirdeiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.

Alors

effiler les courbes constellées
de ton corps sulfureux
vivre noyé dans la grâce engourdie,
une dernière fois,
heureux

Et soudain

tousser
et se moucher
et recracher
la persévérance en disharmonie
l’amour dégoupillé meurtrier innocent.

Tu t’en es allée, seule sans un mot,
me laissant là, gueule-cassée.

Finalement

dos à dos l’enfant mort
à l’octave de mes rêves faux
et les phrases aphones de ta silhouette
et lesdisparue
jamais ne le berceront plus.


 
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   Bleuterre   
4/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, je trouve ce texte très fort. Il commence par une image puissante .: dos à dos à l'octave de mes rêves fauves. Les marques sont posées dans la distance paradoxale de l'octave à la fois loin et proche. L'absence est renforcée par le silence des phrases à phones rouges. Cette couleur est déclinée ensuite en rose et en pourpre. Couleurs chaudes, couleurs cris.
Le passé qui a dû être heureux est encore présent et rend ce présent encore plus douloureux.
Sur la fin, les mots tousser, moucher, recracher renforcent la douleur qui s'incarne dans le narrateur. Le mot dis harmonie rejoint l'octave des rêves faux. Et tout cela renvoie à un passé à jamais révolu. Un très beau texte pour moi. Merci et au plaisir de vous relire.

   margueritec   
8/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au-delà du texte très puissant qui me bouleverse, je suis saisie par les images, telle " les phrases aphones de ta silhouette" ou "le ciel / embrassé d’hématomes".
- Les vers qui ne suivent pas le rythme grammatical (rejet) "et range les souvenirs / pourpres de ton absence" ou "s’effondre comme un éclat de /v e r r e",
- la spatialisation des vers :
"s’évadent

s’expirent dans

le ciel

embrassé d’hématomes",

- la mise en valeur des strophes annoncées par un vers très bref, "Alors", "Et soudain", "Finalement"

- les thématiques de la couleur rouge ou de la mort sous-jacente participent à la dramatisation du texte ; ce que confirme la dernière strophe reprenant quasiment mot à mot la première strophe en remplaçant l'évocation de la vie par l'évocation de la mort.

"Dos à dos l’enfant dort // Dos à dos l’enfant mort
à l’octave de mes rêves fauves // à l’octave de mes rêves faux
et les phrases aphones de ta silhouette
rouge le bercent encore. // disparue / jamais ne le berceront plus.

Merci pour ce beau texte.

   framato   
10/8/2015
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

je n'ai pas aimé ce texte et je vais essayer d'en expliquer le pourquoi.

Ce qui m'a gêné le plus dans ma lecture, c'est la recherche de l'image à tout pris, parfois au détriment du sens. Cela commence dès le premier vers avec le dos à dos... Dos à dos de qui de quoi ? Suit à l'octave de mes rêves. Octave ? Choix incongru, belle sonorité sans doute mais le sens ? Les phrases d'uns silhouette ? Même chose !
Ta poitrine battante comme une " couche de gaz qui constitue la surface visible des étoiles " me semble carrément surréaliste et ce ne semble pas du tout l'effet voulu, à moins que je ne me trompe.

Bref, vous avez compris : à force de trop en faire dans les images, vous m'avez complètement décroché de votre texte. Il me semble complètement ARTIFICIEL.

   Robot   
25/8/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je crois que ce n'est pas de chance de passer juste après le texte de pimpette car on ne peut s'empêcher de faire la comparaison. Au texte frais et au vocabulaire somme toute simple et direct, j'ai du mal à aborder ce texte qui m'apparaît précieux et artificiel. Ce n'est pas qu'il manque de qualité mais il me laisse à distance en tant que lecteur.

   PIZZICATO   
25/8/2015
Cette suite d'images sophistiquées, pour lesquelles il faut aller chercher au delà du second degré, n'a pas suscité mon intérêt à comprendre le fond de ce texte; une rupture, un décès ...?

" à l’octave de mes rêves fauves " (?)
" la largeur en travers " (?)
" le ciel embrassé d’hématomes." (?)

De même que le jeu de mots du titre ne m'a pas séduit.

   Anonyme   
25/8/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne peux que tenter de donner un encouragement à l'auteur.
Une idée à exploiter de bout en bout.
Vous parlez d'elle ? de son corps ? oubliez les octaves, les falaises, le ciel, l'enfant (sauf s'il fait partie de l'histoire).
Soyez plus bref, moins narratif (on n'a pas besoin de "et soudain", par exemple...).

Ou alors plongez dans quelque chose de plus torrentueux, de plus élaboré moins explicatif.
Surtout soignez la musicalité :
"dos à dos l’enfant mort
à l’octave de mes rêves faux
et les phrases aphones de ta silhouette
et lesdisparue
jamais ne le berceront plus."

difficile à prononcer...

   Anonyme   
25/8/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dure réalité... moi qui suis un adepte des jeux de mots, j'ai apprécié.

"Dos à dos l’enfant dort" : cela me fait bien sûr penser à une petite comptine que nous connaissons tous : "Dodo l'enfant do..." D'ou certainement le terme "octave", qui suit, comme un clin d'oeil au "do" de la comptine citée plus haut.

S'ensuit la dualité "aphones/octave", car si l'on est aphone il n'y a ni octave ni mineure...

La seconde strophe est un bijou, tant les images sont fortes et poétiques, délicates, tendres et merveilleuses...

"Les falaises d’hier
se prolongent
s’évadent

s’expirent dans

le ciel

embrassé d'hématomes"

L'asymétrie est bienvenue, voire géniale, à cause du terme assez curieux "s'expirent", "dans le ciel", comme un étirement qui se prolonge loin, très loin vers les hauteurs.

Hématomes pour "nuages" ? Sans doute.

"Le souffle fixe, la largeur en travers
s’il se tait le cœur étouffé
s’effondre comme un éclat de
v e r r e."

Un souffle fixe, alors qu'un souffle est invisible est éphémère (encore une dualité), et cet "éclat de v e r r e", dont les lettres se retrouvent justement "éclatées", "éparpillées"...

Absolument sublime...

Wall-E

   Fabien   
25/8/2015
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir, j'aime bien :

Les falaises d'hier
se prolongent
s'évadent

s'expirent dans
le ciel
embrassé d'hématomes.

Hormis ce passage, je trouve les images le plus souvent pauvres voire incorrectes. Par exemple "tes robes de soupirs", "ta poitrine
battante comme une photosphère". Peut-être que je ne saisis pas ce qui lie les deux entités de vos métaphores, mais j'ai l'impression qu'elles ne tiennent pas la route.

C'est peut-être beau mais cela me donne l'impression d'être creux.

A bientôt sur une prochaine poésie.

   Anonyme   
1/12/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
J'ai eu beau lire et relire, je n'ai pas réussi à apprivoiser cet écrit, il m'est totalement hermétique, il y a une profusion d'adjectifs qui me déroutent et puis la forme ne m'a pas aidé du tout, le mot "verre" ainsi qui cherche à faire de l'effet, pour moi c'est trop et inutile, de même que le retrait apporté à certaines phrases.

J'aurais aimé plus de simplicité, de fluidité et d’acceptabilité pour me permettre d'accepter à un moment de partage comme l'offre la poésie, là ce n'est vraiment le cas.


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