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Poésie contemporaine
EtienneNorvins : Sur l’air de Mignonne
 Publié le 18/08/22  -  10 commentaires  -  1185 caractères  -  180 lectures    Autres textes du même auteur

Fleur tombée qui semble
sur sa branche remonter ?
Non : un papillon !

Arakida Moritake


Sur l’air de Mignonne



Vers le milieu de mes jours,
Comme un éclat de douceur
À quelques pas de mon cœur,
Sembla poindre le velours
D’une rose à la lumière ;
Et sur les piquants d’azur
Qui pointaient sous ses paupières
Mon cœur s’écorcha bien sûr
Qu’un pleur mit tête à l’envers :

Plus ne voulut battre encore
Ivre vibrion qu’au bord
De ce brin de presque fleur
Blanc ourlé de pourpre et d’or
– Qui demain, bientôt, toujours
À l’abeille et aux zéphyrs
S’en allait splendide offrir
Infiniment ses trésors
Dans le dépli d’un sourire ;

Et c’était un miel amer
De remords et d’aventure
Où tremblait le clair-obscur
D’un maybe à fleur de chair –
D’un éclair !… et puis cueillir
Sur sa lèvre qui s’endort,
Brève éternité du cœur
Tandis que revient le jour,
Le souffle chaud du bonheur…

Mais un matin soudain plus rien :
La Belle avait déclos des ailes
Et s’envolait dans le soleil
Vivre sa vie de papillon…
Ainsi l’essor au firmament
D’un lépidoptère à épines
Qui semblait rose fit céans
Ce creux dans – un bouquet de rimes !


 
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   socque   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le rythme d'heptasyllabes qui complète le ton médiéval de votre poème, lui donne un primesaut particulier. Je suis vraiment dans les champs, papillon enivré par l'odeur de la rose, qui volette autour au risque de s'écorcher aux épines… J'applaudis l'image à l'œuvre dans
sur les piquants d’azur
Qui pointaient sous ses paupières
Mon cœur s’écorcha bien sûr

Les octosyllabes de la dernière strophe me cueillent à froid, cela aussi c'est bien vu. Je retombe dans le pair, le quotidien, une sorte de lourdeur domestique. Personnellement je trouve les quatre derniers vers inutiles, ils prolongent l'explication et introduisent une mise en abyme (boum ! le bouquet de rimes) dont je ne vois pas l'intérêt.

Un poème fort bien construit à mon avis, sur un sujet dont le rebattu m'attriste.

   AnnaPanizzi   
4/9/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Noble Chevalier Estienne de Norvins,

On est prévenu ça va disgresser sur Ronsard. D’où les constructions étranges façon Jaquouille. (On a les références qu’on peut) mais point trop n’en faut, ça reste équilibré et surtout donne envie de poursuivre cette ode, parce que je ne sais pas trop comment ça a été bricolé, mais le rythme est vraiment plaisant et allant. Au passage, un mot oublié mais fort joli (le dépli) La superbe image des piquants sous les paupières est à noter mais j’aurais évité le terme Lépidoptère qui nous rapproche plus de Buffon que de Ronsard. Je glisse en moonwalk sur la ponctuation folklorique parce les points de suspension sont une horreur à supprimer de tous les manuels grammairiens de l’univers, quant aux tirets, je n’en pense pas moins, surtout dans un texte poétique. Mais les égouts et les couleuvres, ma foi… A ces quelques défauts légers ou préférences personnelles, s’ajoute un thème qui ne crève pas le plafond de verre par son originalité mais… (roulement de tambour) cela demeure un excellent poème par son heptabidule fluidité et ses trouvailles verveuses.

Anna, dame de cour au château de la Possonière

   papipoete   
18/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour EtienneNorvins
" enfin " un texte qui me sourit, sans que je fronce les sourcils, et connecte mes neurones, sans souci à mon coeur !
Je l'avais repéré dans mon jardin, cette rose prête à s'ouvrir, et sa beauté de velours me laissait pressentir, une spectaculaire éclosion... mais la belle n'était que chrysalide... envolée ce matin, par la magie de ses ailes de papillon...
NB j'espère que je ne m'écarte pas de l'âme du tableau, que l'auteur d'une plume-pinceau nous dépeignit, sur une toile de vélin...
Ne manque que le parfum du regret, que ce lépidoptère à épines, emporta au gré d'un jardin pour le plaisir des yeux d'un voisin...
La seconde strophe, haute en couleur me porte à regarder par la fenêtre... non, point de bouton de rose de cette teinte ; de l'oranger ourlé de blanc céans.
Le dernier vers est fort poétique !
le 22e vers, contrairement aux autres de sept pieds, n'en mesure que six
le 28e en compte huit et puis c'est la débandade des pointures ; mais n'altère en rien le plaisir de lire ce poème, où se mêlent " parler d'avant et maintenant "

   Angieblue   
18/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Et bien, c'est très élégant et joliment conté avec ce céleste bouquet de rimes colorées. Pas trop mielleux avec les paupières de cette mignonne cernées d'épines.
Mes passages préférées sont:

"Et sur les piquants d’azur
Qui pointaient sous ses paupières
Mon cœur s’écorcha "

"Où tremblait le clair-obscur
D’un maybe à fleur de chair "

Par contre, pas fan de l'utilisation de "bien sûr" dans la première strophe, ni de l'emploi de 2 adverbes de temps qui se suivent au vers 14 "bientôt, toujours".
Ce sont de petits détails qui voilent un peu la magie.

Et enfin, pour la musicalité, j'aurais bien vu le rythme 4/4 dans tous les octosyllabes de la dernière strophe...

Hey hey, je chipote avec ces quelques épines que je souffle dans l'azur tamisé de tes vers car ce poème m'a charmée par sa magie.

Angie, mignonne azuré bleu céleste

   Miguel   
18/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un schéma de strophe travaillé, une tonalité médiévale à laquelle se mêlent quelles pointes de modernité comme le "maybe" de la troisième strophe, un côté donc "amour courtois" de trouvère ou de troubadour, et de fort belles images. Toute la musicalité élégiaque de l'heptasyllabe, pour ce rêve d'amour, et à la fin le brutal aterrissage exprimé par la symétrie rigoureuse de l'octo traditionnel : on revient à la triste norme.

   Jemabi   
18/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De la belle ouvrage, comme d'habitude, avec un langage digne de l'amour courtois. Et même si le thème ne me fait pas grimper aux rideaux, force est de reconnaître la richesse d'une écriture sans fioritures, parfaitement maîtrisée. J'ai eu du mal à saisir la cohérence des rimes, pareil pour les vers qui changent de nombre de pieds en cours de route, mais qu'importe après tout puisque le plaisir de la lecture est intact.

   senglar   
19/8/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour EtienneNorvins,


C'est un exercice d'équilibriste et qu'y a-t-il de plus beau qu'un funambule qui vibrionne sur son fil qui s'envole soudain pour sacrifier à la Vierge.

Bien sûr cette mignonne sait les attraits de l'amour et comment les mettre en branle mais, fleur et papillon, alors qu'on la mutine, la voilà qui n'est venue... que pour "un bouquet de rimes !"

Et l'amoureux déconfit de prendre "Vers le milieu de (s)es jours" le chemin d'une autre comédie, celle que l'on dit divine, qui lui-aussi, peut être semé d'épines.

Passionnément ! Parce que vous avez osé mettre "maybe".

   EtienneNorvins   
20/8/2022

   Donaldo75   
21/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Etienne,

Je ne suis pas mécontent de lire – ou plutôt relire – ce poème et de le commenter enfin ; j’en aime bien le style et la tonalité. Il y a de la fable dans ce texte, de l’allant et la fin est une pure réussite.

Bravo !

Don

   Bodelere   
22/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ÉtienneNorvins
Il y a du niveau... Techniquement avec le choix des mots bien sûr mais pas que.. Un poème avec de l'âme... Ce n'est pas ce genre de thème que je recherche mais quand le talent est au rendez vous, on ne peut pas l'ignorer.
Bien à vous


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