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Poésie néo-classique
Fanch : L'attente...
 Publié le 10/09/11  -  7 commentaires  -  896 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

Attendre… prélude essentiel d'une réalité future que l'on imagine… et que l'on sait souvent décevante et/ou angoissante…


L'attente...



De nos jours à venir, l'attente est importune
Quand on reste aux grands fonds des nostalgies passées
Et qu'il nous faut rêver de décrocher la lune
En n'ayant du présent qu'un souvenir pressé.

L'attente est un désir apaisé de défiance
Pour le graal idéel que l'on espère encor
En éloignant sans fin le temps de la jouissance
Dont on sait la souffrance, dans sa petite mort.

De l'incertain des heures, l'attente est la fragrance
Différant la saveur de l'instant qu'elle embaume
Avant de nous dédier le goût d'une existence
Dont le réel obscur dissimule l'arôme.

L'attente est une envie, germée en nos jachères
De l'idée d'espérance en d'autres lendemains,
Mais l'on suit aux années d'usure d'une terre
Le cours des saisons mortes, en unique dessein

Et nos chemins tracés, vers un dernier hiver…


 
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   Anonyme   
28/8/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien vu et bien dit, je trouve. J'apprécie le dernier vers laissé en souffrance de rime, cela correspond bien au sujet. Une mention pour le premier quatrain, mon préféré ; le deuxième me paraît plutôt banal, le troisième assez obscur mais mélodieux et j'aime les idées du quatrième, les jachères de l'idée d'espérance et le cours des saisons mortes suivi grâce aux années d'usure.

   Anonyme   
4/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il est vrai que le temps est le seul ingrédient pour que la conscience accède à l'idée du temps qui passe, et plus tard à celle de la mort. Le moment même de cette prise de conscience est toujours consternant d’effroi.
Je trouve le traitement du sujet plutôt bien fait avec un ton désabusé qui colle bien à cet inexorable, avec (en forme de respect ?), l'emploi du seul temps présent. Un peu comme lorsqu'on découvre que l'on n'a pas en main toutes les cartes de son destin (parallèle des trois derniers vers).
En écriture, je pose un doute sur l'expression d'entrée "De nos jours à venir"; mais si elle est juste en syntaxe, (ou si c'est une licence) je la trouve géniale à mêler le présent et le futur.
Le sens de certaines formules m'a parfois échappé : "désir apaisé de défiance", parfois surpris : "une envie de l'idée d'espérance", et le "graal idéel que l'on espère" m'a semblé faire un pléonasme. Enfin, si je peux me permettre, je trouve qu'à part les points de suspension la ponctuation a été un peu sacrifiée.

   Arielle   
4/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une attente grave et sans illusions qui laisse peu de place à l'espérance et se tient aux limites de la souffrance par anticipation.
Un beau texte à la prosodie ample et régulière dont je retiens particulièrement :
"En n'ayant du présent qu'un souvenir pressé."
"L'attente est un désir apaisé de défiance"
La quasi certitude d'une déception, et l'angoisse qu'elle génère annoncées dans la présentation sont fort bien développées tout au long du texte. J'aurais aimé, pourtant, un brin de soleil dans cet hiver incontournable qui s'annonce même si je partage cette vision grise...

   Charivari   
10/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte très intéressant, avec une vraie réflexion et des formules fortes... Hélas je trouve (mais c'est très subjectif) que l'émotion est un peu absente de cette poésie... On a plus l'impression de lire une série de maximes qu'un véritable "tourment de l'âme". C'est dommage quand on considère le sujet choisi. Il y avait tous les ingrédients, mais... la mayonnaise ne prend pas. C'est mon avis. Je crois que c'est à cause de ce côté un peu trop "doctoral", "didactique" : "l'attente c'est ceci, c'est cela...", assez antipoétique.

Ceci dit, c'est un texte très bien écrit, avec de belles formules et tournures. Je relève, pêle-mêle :
-En n'ayant du présent qu'un souvenir pressé.
- L'attente est un désir apaisé de défiance
- le graal idéel
- l'incertain des heures

Un texte qui mériterait d'être remanié, réécrit avec une autre focalisation -> au lieu de lancer des "vérités absolues", le narrateur devrait oser dire "je"

   brabant   
10/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonne après-midi Fanch,


Curieux ce texte qui symbolise l'attente, l'alexandrin lui-même y semble plus long qu'à l'ordinaire. Les vers ici sont longs comme une attente.

Qu'est cette attente ? Celle du "dernier hiver" ? Pessimisme fondamental.


Y a-t-il des attentes joyeuses ? L'attente débouche-t-elle toujours sur une déception ? Est-elle le temps de la fameuse montée de l'escalier ?
Que peut-on attendre d'une attente (sic) ?

Je lis "Pour le graal idéel", je ne connaissais pas. Merci de m'avoir appris le mot "idéel". J'aurais critiqué 'idéal'.

La "petite mort" est-elle celle à laquelle je pense, c'est-à-dire l'extase féminine ? Shame on me si je me trompe !... L'attente en ce cas tiendrait la "promesse des fleurs" (D'Aubigné). On aime les rebondissements de cette attente-là... sa réitération... (lol)


Ce texte est bien triste pour moi, bien 'négatif' en ses idées, lourd dans son ambiance.

Mais d'un bon artisan !

   Anonyme   
11/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Fanch !
Par où commencer ? Peut être en disant simplement que pour moi tu as réussi à retransmettre le dur concept de l'attente ! A la fois par le fond, dans lequel tu définis plusieurs sortes d'attentes semble-t-il, mais également, et c'est pour moi le plus surprenant, et ce qui donne toute sa qualité au texte, par la forme. Le vers semblent long, chaque quatrain également, à sa manière. Et mieux encore, tu nous tiens en suspens tout au long de ce poème, ce qui est aussi une forme d'attente !
Par ailleurs, le vocabulaire est riche, les métaphores nombreuses, mais pas excessives. Je trouve ton entrée en matière plutôt douce, quoi que reprenant pas mal d'items banals. Mais la suite est beaucoup plus personnelle, et réellement agréable à lire. Et surtout, je pense que tu donnes aussi à chacun matière à réfléchir, et pour moi toute cette facette de l'écriture est aussi très importante !
Pour ma part, c'est donc une réussite !

   Anonyme   
2/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
""De l'incertain des heures, l'attente est la fragrance
Différant la saveur de l'instant qu'elle embaume
Avant de nous dédier le goût d'une existence
Dont le réel obscur dissimule l'arôme.""

Je trouve que cette strophe donne la meilleure définition que j'aie jamais trouvée de cette interminable pause de l'être et du temps: L'attente!


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