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Poésie contemporaine
Fanch : Les âmes trémières
 Publié le 26/07/14  -  5 commentaires  -  698 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

Vivre comme une rose trémière et échanger la longue durée d'une vie contre une mort qui semble naissance…


Les âmes trémières



Une rose trémière, aux heures qui l’effeuillent,
Se tient dans l’éphémère entre mort et naissance
Mais s’offre cependant, d’une même élégance,
Son berceau d’émergence en paisible cercueil.

J’en veux la destinée et sa rose corolle
Qui, d’un seul bouton fleur en embryon carmin,
Viennent à se faner, magnifique symbole !
Repliant en son sein leur éclat en déclin.

En serait-il ainsi pour nos âmes errantes
Et toujours dans le doute, avides de leur dieu,
Qu’elles n’auraient plus ces peurs primales qui les hantent
Si l’aura d’une enfance, quand se ferment les yeux,

Savait alors leur dire que la mort les enfante… ?


 
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   Francis   
1/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'aurais choisi un berceau et pas "son berceau" mais cette remarque n'engage que moi !
Oui, la fleur symbolise l'inéluctable destin des êtres; bouton, épanouissement rose, carmin et, déjà pétales qui se fanent !
Au printemps suivant, la mort les enfantera.

   margueritec   
7/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo. Vous avez réussi à parler de fleurs en revisitant les clichés ("aux heures qui l'effeuillent", "Repliant en son sein leur éclat en déclin") et créer des images nouvelles ("Se tient dans l’éphémère entre mort et naissance"Son berceau d’émergence en paisible cercueil."

Votre titre - magnifique - annonce bien votre poème.

Le choix de la comparaison (la rose trémière) rapprochement avec les âmes errantes est fort car on imagine bien la rose dressée sur sa tige et ses fleurs en boutons et fanées en même temps, telle nos âmes. Je les vois défiler, droites, à l'infini.

J'apprécie que "âmes" soit précédé de "nos" : bien sûr, vous nous impliquez dans votre poème, mais j'y décèle comme une affirmation de la pluralité de notre être se cherchant indéfiniment sans se trouver, se cherchant un but aussi (avide de leur dieu).

Votre dernier vers très puissant, -mis en relief à la façon des poèmes de Guy Goffette, dont vous semblez adopter la forme cf les premiers poèmes de" Le pêcheur d'eau"- annule le doute en chacun de nous et conclut sur une note mystique rappelant implicitement les conceptions bouddhistes, très joliment exprimées : savoir que l'on est responsable de ses propres actes (donc inutile de douter) et que tendre vers le mieux nous appelle à une belle renaissance.

Merci beaucoup pour ce très beau poème

   Anonyme   
12/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Vaut-il mieux ne pas commenter un texte dont on ne peut pas reprocher le choix technique (même si j'avoue ne rien connaître en versification classique ou néo-classique) ou le faire malgré tout au risque de blesser ou de fâcher quelqu'un qui manifestement a un talent, du travail et de la sincérité ?

Un texte châtié, je ne trouve pas d'autre mot pour exprimer à la fois mon admiration pour le travail technique mais également déplorer que cette technique contraigne - à mes yeux- son auteur(e) à beaucoup de vers qui me paraissent saugrenus au niveau de leur sens.
Je me permets de citer :
Une rose s'offre son berceau d'émergence en paisible cercueil.
J'en veux la destinée et sa rose corolle.
Nos âmes errantes.
L'aura d'une enfance qui sait dire aux âmes que la mort les enfante.

Je suis donc partagé, d'où ce bien, à mi-chemin...

   Anonyme   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

J'aime beaucoup ces fleurs et j'en ai de très belles cette année.
Toutes les fleurs se tiennent entre mort et naissance
et pas rien que les fleurs d'ailleurs.
Je ne comprends pas bien ce berceau d'émergence...
Comparer ces roses trémières à des âmes est bien trouvé
mais je trouve le dernier quatrain un peu maladroit.
Dommage, je pense qu'il y avait mieux à faire.

   Robot   
26/7/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Si le ton, l'écoulement du texte m'ont retenu, j'ai plus de difficulté avec certains passages.
"Son berceau d'émergence en paisible cercueil."
Faut-il comprendre que la corolle est à la fois matrice et tombe ?
Je l'interprète ainsi en raison du second quatrain.

"En serait-il ainsi pour nos âmes errantes
Et toujours dans le doute, avide de leur dieu,"
Avide au singulier se rapporte à doute et non à âmes errantes, ce qui m'aurait paru plus cohérent. Ou bien la virgule est mal placée et il faut lire - doute avide de leur dieu - mais un doute avide ? J'ai des difficulté à comprendre, s'il y a quelque chose à comprendre!
Le sens général du quatrain est assez clair, c'est vers par vers qu'il est difficile à interpréter.
J'aime bien la sonorité de: "leur éclat en déclin"
Globalement, un assez bon texte mais je ne retrouve pas la qualité de Fanch lu dans "devenir" ou dans "les voiles de l'âme".


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