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Poésie contemporaine
Francis : Il pleuvait ce jour-là
 Publié le 02/04/15  -  21 commentaires  -  691 caractères  -  380 lectures    Autres textes du même auteur

À celui qui me manque beaucoup.


Il pleuvait ce jour-là



Adossé aux remparts, il déclamait Hugo
Face au vent, aux embruns, à la grève blanchie.
Il pleuvait ce jour-là. C'était à Saint-Malo.
Le temps s'était figé sur une poésie.

Les rimes s'envolaient de l'école lointaine,
Souvenirs de mots bleus en pleins et arrondis.
Dans son ciré marin, il triomphait sur scène.
Les enfants l'écoutaient radieux et conquis.

Offrant à l'océan un visage serein,
Le poète bravait les ombres, le crachin,
Comme un vieux loup de mer amarré à la vie.

C'était à Saint-Malo. Il pleuvait ce jour-là.
L'éphémère bonheur sur la photographie
Est présent dans mon cœur. L'aède n'est plus là.


 
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   Anonyme   
12/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,

Il se dégage une immense nostalgie de ce sonnet. On imagine aisément ce fabuleux poète pourvu de son aède déclamer des vers de Monsieur Victor Hugo à des enfants émerveillés, "adossé aux remparts" (sic dans le texte).

Le décor est planté et les images fusent, aussi belles les unes que les autres, en très peu de mots, d'une infinie délicatesse.

Une grande bouffée d'air marin provenant de Saint Malo. Je la vois sur la photographie, sans l'aède.

Très touchant.

Bien à vous,

Wall-E

   Anonyme   
16/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
très belle poésie, bien rythmée, j'ai eu du plaisir à la lire à haute voix. C'est simple, imagée, les embruns, les ombres, les rimes envolées, Hugo ( auteur offrant un très grand et très bon choix de textes à déclamer sous le crachin) ( en citant le grand Victor, vous avez fait automatiquement de moi un admirateur de votre poésie, forcément), les enfants émerveillés, les remparts de St-Malo, voici les bons ingrédients pour une jolie photographie écrite, de main de maître à bien y regarder.
De très grands bravos à ce poète absent, à l'auteur qui nous le garde bien vivant au fond de son cœur par ces mots.

   myndie   
18/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il pleut sur Saint Malo comme il pleuvait sur Brest. Votre beau texte en forme d’hommage au poète des rues a beau invoquer Hugo, c’est à Prévert que je pense.
Personnellement, plus que par l’évocation du souvenir de cet aède cher à votre cœur, j’ai été frappée par la vision instantanée et dépaysante que vos vers produisent. Le sens des mots s’efface au profit de l’image, faisant de votre poésie une poésie d’atmosphère. La ville, Saint Malo, qu’on se représente en champ-contrechamp avec ses remparts battus par les vents, est ainsi sublimée par l’élément eau, l’océan qu’on devine et surtout le crachin, cette puie fine et entêtante dont la ténacité est bien suggérée par ce vers- refrain
« Il pleuvait ce jour là. C’était à Saint-Malo ».
Un peu moins séduite par le deuxième quatrain, j’ai cependant lu et relu votre poème avec beaucoup de plaisir.

   Curwwod   
18/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de délicatesse pour évoquer cette absence que l le souvenir rend encore plus prégnante. La pudeur rend la douleur plus perceptible et l'on sent à travers ces évocations si simples, ces images si quotidiennes toute l'intensité d'une infinie tristesse. La répétition du thème de la pluie (symbole des larmes) me paraît employée judicieusement pour marquer l'importance que cette journée occupe dans le coeur du ou de la narrateur(e). Cette remarque en apparence anodine recouvre beaucoup d'émotion.
Ce n'est pas sans rappeler par le ton la sublime chanson de Barbara : Il pleut sur Nantes

   papipoete   
21/3/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
il pleuvait ce jour-là, mais pour le poète face au vent et aux embruns, le ciel avait déployé un décor grandiose! A une rafale, il lançait une tirade; au ressac de la mer, il murmurait une rime bleue, que toutes les oreilles captaient. L'ombre et le crachin semblaient les immenses tentures d'un théâtre en plein-air. La photographie du vieux loup de mer déclamant Hugo, est mouillée de vos larmes, l'aède n'est plus. Mais, que grand était le bonheur dans votre coeur à St Malo sous la pluie!
Ces alexandrins "contemporains" font oublier leurs imperfections, tant ils coulent limpides et poignants en même temps!
Celui qui vous manque tant, sera toujours présent à travers ce tableau magistral!

   leni   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est réussi on voit la falaise le vent a tourné à la poésie C'est le temps des mots bleus Les enfants écoutent et le tableau s'affine

Offrant à l'océan un visage serein,
Le poète bravait les ombres, le crachin,
Comme un vieux loup de mer amarré à la vie.

On est en nostalgie... Il pleuvait ce jour là

Bel écrit Beau moment pour le lecteur
Bravo salut cordial Leni

   Anonyme   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Francis... Joli tableau, sobre mais précis ; je le vois très bien ce poète aujourd'hui disparu déclamer les vers de Hugo adossé aux remparts de St Malo...
J'ai une petite préférence pour le second quatrain et le tercet final mais l'ensemble m'a beaucoup plu... De la poésie comme je l'aime ! Merci

   Pimpette   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que c'est bien!
Ecrire un poème aussi limpide qui met dans le mille inéxorablement!
La lecture à haute voix s'impose:

Une petite scène:
"Souvenirs de mots bleus en pleins et arrondis.
Dans son ciré marin, il triomphait sur scène.
Les enfants l'écoutaient radieux et conquis"

...enfin, gâteau sous la cerise...Saint Malo, la porte à côté de chez moi!

   troupi   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle poésie, référence à Hugo qui plus est.
Un sonnet qui décrit aussi bien le décor que le poète qui déclame ses vers.
De belles images et il me semble une nostalgie empreinte de douceur.
Malgré la pluie et le vent c'est la poésie qui s’impose sereinement à travers ce poète et les enfants qui l'écoutent. J'aime bien cette idée.

   Lulu   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup ce poème dont la simplicité donne un ton sobre et délicat à l'ensemble. Je vois, moi aussi, ce poète avec la pluie et la présence de la mer...

Vous nous contez là un bien beau souvenir dans un rythme d'ensemble fort agréable. C'est éminemment poétique.

   Anonyme   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Francis,

Un rythme évoquant le ressac des vagues et des mots transportant tout le sel de l'iode... J'ai été touchée par cet hommage au poète disparu, par ce bel instant de vie désormais immortel.

Toutefois la ponctuation, la présence des points surtout, me semble alourdir un peu l'ensemble (mais je n'ai jamais eu beaucoup d'affinités avec la ponctuation, aussi ne suis-je sans doute pas du meilleur conseil à ce propos) ; notamment dans le premier vers du dernier tercet :
"C'était à Saint-Malo. Il pleuvait ce jour-là."
où j'aurais peut-être préféré un point-virgule plutôt qu'un point entre les deux propositions - mais c'est vraiment un détail.

De manière générale, le dernier tercet m'apparaît moins stable que les vers précédents, à cause du renvoi à la ligne qui coupe :
"L'éphémère bonheur sur la photographie / Est présent dans mon cœur"
de manière trop brutale à mon goût.

Néanmoins je garderai en mémoire des images qui, en tant que petite-fille de breton, me sont familières et ne me laissent pas indifférente... Ce quatrain-là a nettement ma préférence, il est une ode à lui tout seul :
"Offrant à l'océan un visage serein,
Le poète bravait les ombres, le crachin,
Comme un vieux loup de mer amarré à la vie."

L'émotion qui traverse le poème me plaît particulièrement par sa mélancolie toute en retenue, qui correspond parfaitement au contexte !

Oui, c'est un magnifique hommage et un beau poème que vous nous livrez ici.

A bientôt,
Fiamma

   deep   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Francis,
J'ai beaucoup aimé votre poème, à commencer par le titre déjà émouvant avec son petit côté nostalgique.
Je le vois très bien ce poète au ciré, en "vieux loup de mer amarré à la vie". Les images fusent et j'imagine parfaitement cet instantané heureux que fige le papier glacé.
Lorsque la photographie se mêle à la poésie avec talent le résultat est magique.
Bien à vous

   PIZZICATO   
2/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Francis
La photographie de cet aède cher à votre coeur, vous nous l'offrez dès le premier quatrain transformé en un tableau de vie.
De fort belles images, bien-sûr empreintes de nostalgie, pleines de douceur.
" Les rimes s'envolaient de l'école lointaine " j'aime beaucoup.

   Louis   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il est beau, ce face à face, entre le poète et l'océan.
Le poète "déclame" Hugo, la démesure de Hugo face à la démesure de l'océan.
La poésie semble ne pouvoir s'adresser qu'à l'infini de la mer, ne pouvoir se mesurer qu'à cette immensité. Elle se confond avec le monde, le « vent », les « embruns », la « grève blanche ». Elle est avec lui en contemplation, en union et fusion.
Le poète, un instituteur probablement : « les rimes s'envolaient de l'école lointaine / Souvenirs de mots bleus en pleins et arrondis », transporte l'encre des mots, l'eau bleue des mots, jusqu'à l'eau de la mer, mêle leur souffle poétique au vent de l'onde.
Un bel hommage au poète disparu. Mais dont il reste le souvenir, la présence dans le souffle de l'océan, dans ses mots qui riment avec la mer et le vent, les embruns et la pluie, la pluie chargée de tristesse et nostalgie.
Merci Francis pour ce beau poème.

   Anonyme   
3/4/2015
Salut Francis
Comme ceux d'Alexandre, mais dans un autre genre, tes sonnets transgressent l'anonymat de rigueur en EL. Il n'est pas besoin de se creuser longtemps le ciboulot pour en trouver l'auteur.

De temps en temps tu quittes les bords de l'Aa pour descendre jusqu'à la côte d'émeraude. Je me souviens de ton doris échoué à Saint Malo.

Ici tu évoques un poète décédé. Le premier quatrain nous apprend qu'il devait être instituteur et qu'il écrivait sans doute à la plume sergent major, avec des pleins et des déliés.
Du coup, c'est ainsi que je me suis représenté ton poème en seconde lecture. Il y prenait un bon rabiot de "valeur ajoutée poétique".
Mais même avec la police en usage sur internet, il en a déjà une bonne ration.

Merci Francis et bravo.

   Arielle   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé la belle ambiance sépia de cette photographie de classe dont le vieux maître s'est effacé. Enfin, c'est comme ça que ce beau sonnet me parle, esquissant un voyage de fin d'année emprunt de poésie partagée.
C'est le genre de souvenir qui marque une enfance de manière indélébile et qui peut décider du goût de toute une vie pour la poésie.
Une très belle évocation que tu nous offres là, Francis, nous donnant le sentiment d'avoir, un jour, nous -mêmes, rencontré ce vieux maître que nous n'oublierons plus

   Hananke   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour.

Encore un texte qui demanderait quelques plus amples explications
que l'incipit.
Je relève vraiment trois beaux vers de l'ensemble :

Le temps s'était figé sur une poésie
Les rimes s'envolaient de l'école lointaine,
L'éphémère bonheur sur la photographie

En contre partie, je déplore toujours ces hiatus que le néo permet
mais qui sont tellement dissonant à l'oreille.

Dans l'ensemble, un joli texte mais qui garde pour moi
une grande part de mystère.

P.S : avec les explications de l'auteur, j'enlève cette petite
flèche pointée vers le bas ou plutôt, je la mets vers le haut
puisque je ne peux l'oter.

   Anonyme   
3/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour !

Vous faites un beau portrait de ce poète .On y sent l'amour et la tendresse que vous y portez, et on comprend qu'il est cher à votre cœur....J'aime beaucoup la reprise du premier vers au dernier tercet ....on peut y lire toute la tristesse ,il pleut aussi sur les cœurs au départ de ce poète attachant !

Merci pour cette belle lecture

   Curwwod   
3/4/2015
Je suis en général assez réfractaire à cette image hyper romantique, preque caricaturale du poète, mais ici ce n'est pas ce qui compte. Ce qui y est exprimé c'est la profonde mélancolie éprouvée vis à vis d'un être, certes un peu théâtral, mais qui a profondement marqué l'auteur par sa présence, dont l'évocation le ramène à une période révolue mais toujours chère, et par sa disparition. Cette sincérité affective s'exprime à travers une écriture élégante, travaillée et une construction adroite du poème

   Marite   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En panne de mots depuis quelque temps, je m'aventure quand même à faire ce commentaire car ce poème-souvenir m'a touchée. Est-ce le titre ? Sont-ce les images véhiculées au fil des vers ? Impossible de dissocier, c'est l'ensemble qui m'a séduite et en particulier le premier tercet :
" Offrant à l'océan un visage serein,
Le poète bravait les ombres, le crachin,
Comme un vieux loup de mer amarré à la vie."

   Agueev   
4/4/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
J'arrive après la bataille et malgré l'unanimité qui semble se faire autour de ce poème, je vais émettre certaines réserves.
Outre la forme classique et sans doute trop surannée à mon goût, en tant que malouin je ne suis aucunement touché par les images évoquées qui glissent peu à peu dans le cliché (vent, embruns, ciré marin, crachin) et les formules éculées comme "les mots bleus" (m'apparait alors le visage de Christophe...), ou "vieux loup de mer" (j'hésite entre capitaine haddock ou capitaine Igloo).

Désolé mais Hugo et Saint-Malo méritaient davantage d'originalité.


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