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Poésie contemporaine
Francis : Lettre à Henri [Sélection GL]
 Publié le 08/09/15  -  12 commentaires  -  703 caractères  -  209 lectures    Autres textes du même auteur

"C'est dur quand même de mourir. Mille baisers."
Dernière phrase de la lettre de Henri Fertet fusillé le 26 septembre 1943 à l'âge de 16 ans.


Lettre à Henri [Sélection GL]



Henri avait seize ans. Dos au mur, sans bandeau
Il rêvait d'un pays sans haine, sans bourreau
D'un monde plus humain, d'une terre fertile
Il voulait que sa mort ne fût pas inutile.

Penser à ses parents et dominer sa peur
Au canon des fusils, abandonner son cœur.
Mourir pour des idées n'est pas chose facile
Il avait refusé l'existence servile.

Une goutte de sang dans le cours de l'histoire
Un flambeau allumé, un devoir de mémoire
Déjà au vent mauvais, cette flamme vacille.

La vie est un trésor, la liberté fragile.
J'ai lu tes derniers mots, des larmes dans les yeux.
Tu voulais que ta mort ne fût pas inutile.


 
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   lala   
17/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour et merci de m'avoir fait découvrir ce compagnon de Guy Moquet. Je vous ai imité, lisant dans l'émotion la dernière lettre de ce héros, méconnu comme bien d'autres, ce que vous exprimez finement par "une goutte de sang dans le cours de l'histoire".
J'aurais conclu en restant sur la troisième personne ("J'ai lu ses derniers mots ... Il voulait que sa mort ...") forme moins intime, plus solennelle. Vos mots et votre message sont simples, s'effaçant derrière l'émotion.

   Anonyme   
8/9/2015
Bonjour

Ce sonnet profond est si proche du classique, que je regrette de le voir dans cette catégorie. Il aborde un thème cher à Rimbaud. Le premier tercet est superbe.
C’est étrange, en ce moment, je relis des mémoires de cette terrible époque. Je ne sais trop pourquoi, est-ce cette coïncidence qui me demande cet écrit avec la rigueur du vers classique pour honorer ce résistant ?

Merci pour cet écrit émouvant.
Cordialement

   papipoete   
19/8/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des lâches, ou plus cruellement des être qu'on torture, l'ont mené ici Henri, le dos au mur, face aux fusils ennemis. Sans bandeau sur les yeux, il affronte le peloton d'exécution, prêt à mourir pour avoir refusé l'existence servile de l'occupant.
Il a donné courageusement sa vie, en implorant que sa mort serve la liberté. Hélas, cette flamme vacille; toi " qui voulais que ta mort ne fut pas inutile ".
Forte évocation pour cette " lettre à Henri " avec des vers tel le 1er du premier tercet.

   leni   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Francis
ton devoir de mémoire me touche profondément Des mot simples
pour dire

Penser à ses parents et dominer sa peur
Au canon des fusils, abandonner son cœur.
Mourir pour des idées n'est pas chose facile
Il avait refusé l'existence servile.
et tu me mets devant mon miroir :un seul homme lié à un poteau téléphonique j'avais sept ans Et tu entretiens ma rémanence rétinienne

et et


La vie est un trésor, la liberté fragile.


merci pour la sobriété de ton poème

Salut amical
leni

   Anonyme   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Francis ! Après avoir lu la lettre de Henri à ses parents puis ce poème qui résume si bien son état d'esprit et ses derniers instants, j'ai les tripes nouées...

Une goutte de sang dans le cours de l'histoire
Un flambeau allumé, un devoir de mémoire
Déjà au vent mauvais, cette flamme vacille...

Ces vers sont terribles de vérité ! A nous de faire qu'il ne soit pas mort pour rien en transmettant à ceux qui viennent après nous la flamme de la mémoire au travers ce genre d'écrit ... car rien n'est jamais gagné contrairement à ce que nous laissent croire ces soixante dix ans sans conflits mondiaux...

Merci Francis

   Robot   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sur l'écriture j'ai apprécié ce texte. Cependant tout prenant que soit ce poème je dois dire qu'il est loin de l'émotion ressentie à la lecture de la lettre d'Henri comme j'avais été de même bouleversé par celle de Guy Moquet. Passez - moi l'expression mais ici sans nier la qualité de ce poème c'est une émotion de seconde main moins efficace que ne l'a été pour moi l'original qui m'avait tiré les larmes.

   Hananke   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Francis

Oui, il est dur de mourir à seize ans mais comme vous le dîtes
si bien, son sacrifice ne fut pas inutile.

Quelques beaux vers :

Il voulait que sa mort ne fût pas inutile.
Une goutte de sang dans le cours de l'histoire

La prosodie est meilleure, le message emporte bien sûr l'adhésion.
La vie est un trésor, peut-être, sa valeur dépend-elle
de l'endroit où l'on nait ?
Bien que rabâché, ce genre de texte n'est jamais inutile.

   Pimpette   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
dans un format ultra classique et un sujet rencontré mille fois, tu nous mets la tripe à l'envers!

C'est si simple, si vrai que qq chose est inoubliable dans ton texte

"La vie est un trésor, la liberté fragile"
Un vers radical...

   cervantes   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Simple, efficace, beaucoup d'émotion.
Un style parfaitement en accord avec ce sujet.
Merci pour ce partage

   PIZZICATO   
8/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Francis.
Ce sonnet m'a donné l'occasion de lire la lettre, oh combien émouvante, de Henri Fertet à ses parents.
Un hommage de plus à ce jeune homme mort pour l'idéal qui fut le sien : " un monde plus humain, d'une terre fertile ".
Une écriture simple qui laisse sa place à la sensibilité.

   Anonyme   
10/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sur un sujet difficile, c'est plutôt bien réussi. De plus la chute est intelligemment amenée. Cependant, quelque chose d'indéfinissable me "heurte" un peu (entre guillemets). Je dis "heurter" dans le sens ou l'évocation de la mort d'un individu en particulier dans un contexte douloureux tel que celui-ci me "gène", même au cours d'un hommage tel que celui-ci. Mais c'est un sentiment tout particulier qui ne vaut que pour moi, n'y voyez donc aucune attaque.

"Ca me rend triste" sont les mots que je pourrais employer pour décrire mon état pendant et après la lecture de ce poème. C'est pour cette raison que j'ai du mal à adhérer.

Bien à vous,

Wall-E

   Cristale   
14/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Francis,

Terrible mémoire, terrible destin que celui de cet enfant fusillé, lui et tant d'autres oubliés de l'Histoire.
Parler de lui, c'est un peu continuer à le faire vivre parmi nous. Qu'il ne soit ainsi jamais oublié.

Belle écriture, sobre, chargée d'émotions ; une belle façon de transmettre le flambeau.

Merci à vous.

Cristale


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