Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Francis : Quand Berck s'éveille
 Publié le 24/01/16  -  21 commentaires  -  683 caractères  -  350 lectures    Autres textes du même auteur

Promenade matinale boulevard de la Manche, sur la côte d'Opale.


Quand Berck s'éveille



Monts de Vénus dorés, à la toison d’oyats,
Vagues de mamelons ondulant sous la bise,
Les dunes s’étirent de l’Authie à Stella,
Traçant sur le détroit un rempart, une frise.

Opalins ou nacrés, les praires, les couteaux
Scintillent sur l’estran, la plage désertée.
Porcelaine de mer brisée par les flots
Les coquillages blancs attendent la marée.

Le boulevard se tait. La ville dort encore.
Près des bâches fripées, un goéland picore
Des reflets de Lune sur le sable safran.

Un lanterneau discret dévoile sous la brume
Des amants enlacés, endormis sur un banc.
La Manche s’effiloche en liserés d’écume.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
2/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
comme le corps nu d'une femme, l'immense plage ondule, donne le vertige; puis la nuit enveloppe le décor, dévoilant " des amants enlacés, endormis sur un banc "
Vision apaisante de ce lieu, où je passai mes premières vacances en 1971!
le 7e vers fait bien 12 pieds, mais le "e" de brisé/e, n'est pas très mélodieux.

   Anonyme   
9/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Très agréable ce réveil en douceur.
Ce que j'ai aimé ici, c'est que ne connaissant pas Berck, j'ai ressenti le désir d'aller voir sur la toile ce pays dont vous parlez.
Des poèmes ressemblant au vôtre, j'en ai lu souvent mais rares sont ceux qui ont attisé ma curiosité.
J'aime beaucoup.

   Anonyme   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Francis... Une promenade en bord de mer qui n'est pas pour me déplaire d'autant que je ne connais pas cette partie du littoral hexagonal...
Ca démarre très fort avec les deux premiers vers un tantinet érotiques puis la balade devient tout à fait bucolique jusqu'au dernier vers d'une grande beauté.
Un seul bémol, le vers suivant...
Porcelaine de mer brisée par les flots
... lequel ne comportant que onze syllabes, le "e" de brisée étant imprononçable, casse un peu le rythme...
Ca doit pouvoir s'arranger...
Joli sonnet pour celui qui aime la mer, ce qui est mon cas.
Bravo et merci

   leni   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Francis
cela parait simpleà écrire et pourtant Ce poème est équilibré rythmé
sonore IL vous apaise C4est un tableau parfaitement réussi
qui me plait beaucoup
VOICI mes vers préférés

Près des bâches fripées, un goéland picore
Des reflets de Lune sur le sable safran.

Merci pour cette ballade Bravo Salut cordial
Leni

   Anonyme   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé la sensualité délicate des deux premiers vers, douce sensualité que l'on retrouve à l'avant dernier vers.

Le reste du poème est joliment évoqué : opalins nacrés, scintillent,reflets de Lune (avec une majuscule ?), sable safran...
Un bien joli tableau.

   Ioledane   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L'atmosphère d'ensemble me plaît beaucoup, notamment grâce à des images comme la porcelaine de mer brisée par les flots, le goéland qui picore des reflets de lune, la Manche qui s'effiloche en liserés d'écume.
J'apprécie aussi la rupture ouvrant le premier tercet, avec ces deux phrases courtes qui posent une paix, une attente.
Ce que je trouve dommage en revanche, c'est que le rythme harmonieux des alexandrins soit perturbé ça et là par des heurts 'phonétiques', comme aux vers 3 ou 11 (césure tombant sur des "e" censés être muets) ou au vers 7 (à moins d'un choix curieux qui serait la prononciation à l'ancienne du "e" muet de "brisée").
Les rimes auraient pu être un peu plus riches, mais ce n'est pas l'essentiel.
L'ensemble reste élégant.

   Marite   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Happée par la magie poétique de ces vers je me suis retrouvée presque instantanément en bord de mer, dans cette ville du Nord.
Si le premier quatrain ne m'a pas vraiment séduite, la suite par contre, se déroule crescendo pour s'achever en toute beauté avec ce dernier vers :
" La Manche s’effiloche en liserés d’écume."

   luciole   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est un joli poème dont j'apprécie les images.
Toutefois quelques vers moins musicaux sont plus difficiles à dire.

   Hananke   
24/1/2016
Bonjour Francis

Dommage que la prosodie et le rythme ne soient pas au service de ces très belles images : elles méritaient beaucoup mieux
que ces vers plus ou moins bancals.
Quand donc l'auteur soignera -t-il cette prosodie ??

Un beau vers comme le :
Des reflets de Lune sur le sable safran

Est bousillé par ce e de lune qui tombe à la césure.

Je ne mettrai pas d'appréciation, désolé que je suis par l'écart
existant entre la valeur poétique et l'écriture...

En attendant désespérément mieux.

   Robot   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte qui nous montre de belles images, un tableau figuratif descriptif de ce lever du jour sur le bord de mer d'une ville nordique. Une photographie qui donne envie d'y aller voir. C'est vrai que quelques défauts apparaissent à l 'oralité (c'est souvent le cas lorsque le contemporain ne rompt pas suffisamment avec le classique.) Mais je ne retiendrai que la vision offerte de ces instants.

   Vincendix   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un joli tableau de ce bord de mer qui pourtant, n’est pas ce qu’il y a mieux en France, mais cette immense plage, comme ses voisines, a tout de même un certain charme, même par mauvais temps.
Et puis ce sonnet, malgré quelques petits défauts est une excellente promotion. Je sais qu’à une période, Berck « souffrait » d’une renommée médicale qui n’attirait pas tellement les touristes, ce n’est plus le cas maintenant.
J’espère que les amants enlacés sur un banc sont bien couverts !

   PIZZICATO   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
voilà un fort joli tableau. Un peintre n'aurait aucun mal à le traduire en peinture tant les images sont expressives.
Mon coup de coeur pour : << Près des bâches fripées, un goéland picore
Des reflets de Lune sur le sable safran. >>

   Anonyme   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle belle écriture... Dommage pour ces quelques imprécisions au vers 7 (11 syllabes au lieu de 12) et au vers 11 (à cause du "e" muet à la césure qui doit être élidé par une voyelle en reprise du mot suivant, ce qui n'est pas le cas ici). De plus, si je me réfère au Sorgel, les rimes ici sont à peines suffisantes pour certaines, bien que l'alternance entre les rimes féminines et masculines soit respectée. Un travail supplémentaire aurait permis d'effacer ces petites erreurs pour classer ce sonnet au moins dans la catégorie néo-classique.

Je fais aussi les mêmes erreurs en ce qui concerne certaines rimes, donc je ne vous jète pas la pierre.

Bon courage,

Wall-E

   Raoul   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Pas ↑
On se croirait dans une toile de Hopper - sans le mystère -, ou dans une carte postale "bon baiser de Berck (ou d'ailleurs, d'ailleurs)", dans laquelle deux naïfs amoureux de Peynet sont endormis sur un banc… Et ?
Bien écrit dans l'ensemble, (le vers sept n'a que onze pieds si je compte bien) ce texte me laisse totalement froid, il n'est pour moi qu'une surface lisse, plane, désespérément plane.
Aucune émotion.

   Automnale   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne sais si l’auteur est artiste-peintre, mais il écrit comme tel. Après un regard aiguisé, il lui suffit de quelques coups de pinceaux, ou coups de crayons. Ce dimanche, un tableau, fait de pastel et de douceur, arrive, pour notre plaisir, quelque part dans notre salon.

Pour l’artiste, combien les dunes, avec leurs monts de Vénus à la toison d’oyats, paraissent féminines ! Même des mamelons ondulent sous la bise. La plage est désertée, praires et couteaux scintillent sur l’estran. Des coquillages blancs attendent la marée. La ville, elle, dort encore. Près des bâches fripées, un goéland picore. Sous un lanterneau couvert de brume, des amants enlacés dorment sur un banc. Et, bien sûr, la Manche s’effiloche en liserés d’écume.

Après une telle peinture, je suis partante pour aller découvrir Berck !

Ce sonnet ne manque pas de délicatesse – comme toujours, d’ailleurs, avec les poésies de Francis. J’ai apprécié, en particulier, l’image de la porcelaine de mer brisée par les flots, ainsi que les bâches fripées (caractéristiques des stations balnéaires des bords de Manche). Quel joli spectacle que celui que découvriront les amoureux à leur réveil ! Discrètement, je me suis approchée du lanterneau, tout en savourant ce mot.

S’il fallait que je me pose juste une question, ce serait pour « bise »…. Bise ou brise, Francis ?

Entre parenthèse, je viens juste de regarder, à la télévision, un reportage sur Trouville-Deauvile… Elles ne manquent pas de charme les petites villes des bords de Manche !

Merci pour cette escapade à Berck, cher Francis.

   carbona   
24/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je n'ai absolument aucun connaissance en poésie mais je vais vous donner mon ressenti. C'est doux, c'est délicat, tout en courbes comme si le lecteur était un oiseau qui volette au dessus de vos mots.

Une lecture agréable.

Merci.

   Pouet   
25/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
"Près des bâches fripées, un goéland picore/Des reflets de Lune sur le sable safran", je trouve ces deux vers très beaux, évocateurs.

Dommage que tout le poème ne me parle pas autant. Le début et sa métaphore féminine ne m'a pas transcendé.

Un bon moment toutefois.

Au plaisir.

   Ramana   
25/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dormir sur un banc à Berck, en bord de mer, au petit matin brumeux, Brrrr ! Heureusement, le ton chaud est donné par l'érotisme qui se dégage des vers, si bien qu'on ne sait plus si les ébats nocturnes de ces amants enlacés ont émoustillé mer et plage, ou si c'est le contraire qui s'est produit.

   Anonyme   
26/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle peinture de bord mer, les coquillages, la mer, presque le soleil, l’amour à fond, etc...
Un matin qui donne envie de déménager dans le Nord, c’est dire ; o).
À vous relire.
C.

   Cristale   
27/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que de poésie dans ce tableau Francis !
De jolies métaphores :
"Monts de Vénus dorés, à la toison d’oyats,
Vagues de mamelons ondulant sous la bise
..."
des images de coquillages que l'on touche des yeux :
"Opalins ou nacrés, les praires, les couteaux
Scintillent...
Porcelaine de mer brisée...
Les coquillages blancs..."

La palette sensuelle et colorée des quatrains me fait aimer ce poème.

L'un des vers parmi les plus élégants serait celui-ci :
"Des reflets de Lune sur le sable safran."
Mais, comme cela a du vous être signalé, il présente quelque anomalie ainsi que celui qui le précède.

Puis-je me permettre une suggestion pour rectifier les césures et assurer un nombre de syllabes correcte ?

"Près des bâches en fripe, un goéland picore
La Lune et ses reflets sur le sable safran"

(ou : "Près d'une bâche usée un goéland picore"

Les mots essentiels tels que "reflets-lune-sable-safran" sont ainsi sauvegardés dans l'idée initiale de votre vers.

Je ne peux que vous encourager dans l'exercice de la prosodie, votre écriture est un régal de charme et de poésie.

Merci à vous,
Cristale

   Lulu   
19/3/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Francis,

je découvre ce poème superbe à côté duquel j'étais manifestement passée... Il est vraiment sublime. Je vois la mer, la ville, la plage... au travers de vos mots et de mes représentations personnelles.

J'ai beaucoup aimé le jeu des rimes, ainsi que les images, notamment les "reflets de Lune sur le sable safran" qui font rêver et donnent envie de voyager.


Oniris Copyright © 2007-2020