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Poésie en prose
fredguines : Assis au bord de l'eau
 Publié le 25/02/09  -  6 commentaires  -  2157 caractères  -  198 lectures    Autres textes du même auteur

Un homme, en osmose avec le silence et la Nature.


Assis au bord de l'eau



Assis au bord de l'eau, sous un saule pleurant, pleurant les larmes de mon âme et m'alarmant, moi, l'amant.
Je scrute le fil de l'eau et le fil des ans, profitant de la nuit pour relisser le temps.
La lune éclaire les champs, le vent crépite, j'observe les nuances célestes, du blanc foncé au noir pâle, les oiseaux de la nuit me parlent.
Me parlent d'un homme, aigri par la vie, en quête de son nid.
Le cerveau en bataille, la pensée vagabonde, remuant ciel et terre pour trouver son vrai monde.
Un temps ? Un espace peut-être, où la vie ne se définirait pas, où seul le Rien serait le Roi.
Sans mots, sans pleurs, sans rires, sans temps.
Les oiseaux me caressent la joue de leurs doigts agiles et je sombre alors dans un silence d'or.
Le vent chante toujours, les feuilles font le chœur et mon cœur s'effeuille.
Le clapotis des eaux donne le ton, donne le « la » à la quiétude du bois.
Que tout ça est beau sans les voix, fatigué des hommes et des lois.
J'écris des noms sur la berge, éclairée par la nuit, transi de joie qu'ils ne soient pas là.
J'ai laissé l'Immonde, j'ai trouvé le Monde.
Si sûr de moi, déjà roi.
Issue de mon désarroi.
Mais déjà les fleurs s'éveillent, le pétale fier et levé, renaissance du matin, elles s'éveillent en beauté.
Le bleu revient en force, et les blés s'étirent, une colline apparaît dans ma ligne de mire
Monstrueusement belle, grâce de ses pourtours, elle se réveille nue, fée des alentours.
Mes amis volants sont près de moi, en train de me parler, et encore endormis, ils poussent en eux les limites de la nuit, reculent en moi les limites de l'ennui.
L'eau coule toujours, la même qu'hier emportée par le même courant.
De cette rivière, je ferai mon lit.
De cette eau vive coulera mon sang.
Des enfants passent, petits et gais, leurs rires font fuir mes amis effrayés.
Cette nuit, la lune m'a parlé, le vent a chanté, les oiseaux m'ont aimé, le temps a passé et un saule a pleuré.
J'étais assis au bord de l'eau, sous un saule pleurant, pleurant les larmes de mon âme et m'alarmant moi, l'amant.


 
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   Anonyme   
25/2/2009
Dommage les excès de sens et d'émois à la fin du poème (coulera mon sang). Dommage ce trop d'allitérations, trop d'effet tue l'effet. Jolis, les jeux de mots, les jeux de sons parfois finement trouvés. Je ne peux pas noter ou alors il faudrait revisiter la fin du poème. Sans ce romantisme pour moi exacerbé j'aurais mis une bien bonne note : belle façon de dire, jolie maîtrise dans l'ensemble de la poésie, jolie promenade en couleurs au bord de l'eau. Merci en tout cas pour l'apparté poétique, j'avoue trouver ce poème joli.

   Anonyme   
26/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Assez d'accord avec salamandre sur le "trop".
Certainement qu'en élaguant un peu ce texte gagnerait en force.
Quelques répétitions ne me paraissent pas indispensables, mais l'auteur en a décidé autrement et je respecte son choix.
Je trouve dans ce poème de l'implication, de "l'envie de dire" et c'est déjà beaucoup...

   Anonyme   
26/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Le style me fait penser à de la broderie travaillée au point arrière. J'aime particulièrement les deux premièrs et les deux derniers vers (ou phrases). J'ai juste eu un petit sursaut d'image avec " L'eau coule toujours, la même qu'hier emportée par le même courant." Il me semble que l'eau n'est jamais la même surtout quand elle court. Mais c'est un détail.
J'ai bien aimé.

   FABIO   
1/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé le style emprunt de douceur et de délicatesse
Une belle ode a la nature retranscrit par une âme vagabonde au talent prometteur.

   Leyng   
15/5/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J'ai beaucoup apprécié l'anacoluthe "Je scrute le fil de l'eau et le fil des ans" et de façon générale les nombreuses figures de styles qui scandent ton poème (gradation, paronomase etc...). Mais peut-être parce qu'elles sont trop nombreuses, ou peut-être à cause de la longueur de ton texte, je me suis vite essoufflée à te lire. On voit que ton poème est construit, qu'il y a somme toute une recherche esthétique, mais tout ce travail de construction littéraire aboutit pour moi à un lyrisme à la limite indigeste.

Peut-être un poème plus concentré aurait eu plus d'impact, en tout cas en ce qui me concerne, car il y a, je le répète, de très belles trouvailles au niveau du sens comme de la forme,comme "Mais déjà les fleurs s'éveillent, le pétale fier et levé, renaissance du matin, elles s'éveillent en beauté" : une petite nuance épique qui me plaît.

   Anonyme   
6/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Le titre m'a attiré, "Assis au bord de l'eau", je suis un peu déçu, l'atmosphère est un peu là, mais il est hélas surjoué, ce qui lui enlève tout effet, vous m'avez très vite perdu par cet excès.

Vous donnez bien trop de détails, que je vous trouve trop usité "dans un silence d'or", de plus je n'aime pas vraiment l'insistance que vous cherchez à donner par des jeux de mots trop appuyés " les feuilles font le chœur et mon cœur s'effeuille. " ; " J'ai laissé l'Immonde, j'ai trouvé le Monde. " ;

Je sens que ce sont les mots qui ont pris le "pouvoir", vous guidant leur loi, quel dommage. L'idée est très intéressante, il y a de bonnes choses mais elles sont noyées par le flot de vos mots trop importants, trop théâtral " de cette eau vive coulera mon sang ".


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