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Poésie libre
Garance : Gelée royale et autres abeilleries
 Publié le 28/10/09  -  7 commentaires  -  1372 caractères  -  128 lectures    Autres textes du même auteur

L'univers de la ruche, une nourriture destinée aux reines...
et tant de sensations qui participent de la vie.


Gelée royale et autres abeilleries



Je suis fille de cette force
née de l’essaim qui me porte

Cœur d’amande

Goût de nougat

*


Je rejoins le monde sur ce navire-ruche
mais je m’empêtre dans du nectar d’abeilles

Je swing sur le pont fuyant

Je fonds dans mon alvéole de cire

*


Corps malmené
de plaisirs et de douleurs pétri

Les fleurs de peine - corolles velues -
se ferment touchées

À la racine du chagrin
une écharde affleure
elle perce la membrane
parchemin des saveurs

*

Une larme sucrée musarde
le long de cette voie miellée

Le teint brouillé
par tant de bavures
anciennes se pulpe

Des interstices du masque
aux rides décapées
s’échappent
les voix du dedans closes

Libérées elles enlacent
le vert ramage des arbres
et le lient à l’éclat du babillage
- des rivières - des roches.

Elles roulent leurs trémolos
en silencieuses arabesques
puis les déroulent
en langues de feu
dans la fraîcheur des puits
la profondeur des trous noirs

*


De mon alvéole s’exhale un parfum - celui d’une multitude d’Univers.


 
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   Lapsus   
28/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Étonnant parcours olfactif et sucré auquel nous convie Garance par ce texte.

Les strophes sont posées et dispersées comme les fleurs d'un champ, vais-je butiner à celle d'à côté ou à celle de dessous ?

L'abeille est insecte social par essence ou par excellence, "fille de cette force née de l'essaim qui me porte", communauté si vivante, indivisible et impersonnelle.

Suit une course véhémente et heurtée vers les fleurs et leurs parfums qui ne s'offrent pas facilement, c'est à la fois pillage et renaissance, comme l'est souvent la symbiose.

"Les fleurs de peine - corolles velues -
se ferment touchées

À la racine du chagrin
une écharde affleure
elle perce la membrane
parchemin des saveurs"

Mais les senteurs libérées sont partout, devenant un élément intégrant de l'univers.
"Libérées elles enlacent
le vert ramage des arbres
et le lient à l’éclat du babillage
- des rivières - des roches."

Cet univers se parle et se convie, il se danse d'un chant sans voix.

"Elles roulent leurs trémolos
en silencieuses arabesques
puis les déroulent
en langues de feu
dans la fraîcheur des puits
la profondeur des trous noirs"

Mais cet univers, fruit d'odeurs et de pollens désirables, est trop vaste pour n'être qu'un.
"De mon alvéole s’exhale un parfum - celui d’une multitude d’Univers."

Belle envolée.

   jaimme   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Sincèrement je suis venu lire trois fois déjà. Et je me décide.
La mise en page m'a au départ fait penser à l'abeille d'un côté et à la ruche de l'autre. Je ne sais pas, j'aimerais bien un éclaircissement sur ce point.
J'aime: le "navire-ruche", "Les fleurs de peine".
Mais je suis perdu dans la compréhension des trois ou quatre dernières strophes.
J'aimerais pouvoir en dire plus pour l'auteur, pour les abeilles qui méritent notre attention, surtout face à leur disparition inquiétante.
Sans doute reviendrais-je après quelques explications.
Je ne note pas pour cela et parce que je suis incapable de dire si, globalement, j'aime ou je n'aime pas.

jaimme.

edit: j'ai relu à la lumière de tes explications. Je me suis détaché de la recherche d'un sens général (sinon l'intégration au cosmos, parfaitement adapté pour ce petit insecte qui nous est si nécessaire) et même d'un sens pour chaque partie.
Et la musicalité, c'est vrai, était nettement plus présente et des images sont apparues.

   Garance   
1/11/2009
C'est bien ce que je pensais !
Dès que j'aurai un moment, je pense plutôt en fin de journée, je donnerai quelques éclaircissements dans À propos de "Gelée royale et autres abeilleries"

   xuanvincent   
31/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Il m'a semblé voir dans ce poème un joli portrait d'abeille, butinant et voletant de-ci de-là. En cela, la présentation des strophes, décalée tantôt vers la droite, tantôt vers la droite, m'ont paru pouvoir convenir, assez bien passer.

Bonne continuation à l'auteur.

   LEVENARD   
12/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au fil du texte, l'image dérive de la ruche au cosmos, relativité pleine de réalité, d'évidence.
Le texte est servi par une langue fleurie, odorante, quelques trouvailles ( parchemin des saveurs -voie miellée).
On ne sait pas si l'on a raison de croire voir le geste de l'apiculteur (Des interstices du masque... s'échappent les voix du dedans closes), le texte conservant une grande partie de son mystère à la lecture.

Un point à mes yeux positif : il n'est pas bavard. Une sorte d'assemblage de notations-sensations travaillé à petits mots ( comme l'on dit à petits points , c'est à dire supportant l'examen à la loupe...).

Une seule question : pourquoi pas swingue ?

   Anonyme   
22/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En sucre, en sensations, en goût, en finesse, comme toujours chez Garance.

   Anonyme   
9/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Me voilà à nouveau face au décalage des strophes, que je n'approuve nullement, cela rend la lecture ardue.

C'est là tout le problème votre vision bien trop personnelle, elle ne me permet pas d'accéder comme je voudrais au sujet que vous posez à l'aide de vos mots, bien trop alambiqués. Pour moi, les images ne sont pas nettement percevables.

Pourquoi ces mots entre-tiret - des rivières - , alors que vous négligez complètement la ponctuation.

Dans la plupart de vos phrases, le sens m'échappe, je voudrais comprendre mieux votre démarche, même avec plusieurs relectures, cela reste mots muets.


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