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Poésie libre
Lariviere : Marelle
 Publié le 28/10/09  -  7 commentaires  -  2134 caractères  -  277 lectures    Autres textes du même auteur

À lire de bas en haut...


Marelle



Preuve, la douleur de mon ciel en tourbillon, décrit tes propres barques et s’étend jusqu'à la nuit de ta langue ensorcelée…

Je te devine humaine

Sur les remous de nos mers différentes



Mille germes de pluies, mille clartés de brises

Tu centrifuges dans ton ventre



Jusqu’aux veines de mes lunes pâles et de leurs peines

Tes manières d’intrigantes qui se mordent les lèvres


Ta bouche sans cadastre

Tes doigts se suffisant

Alors qu’importe ta statue de sel



De te méconnaître déjà

Impression de te connaître toujours



Aux souffles d’or…

Des papillons aux ailes brisées

Vers d’autres horizons où s’envolent où se noient,

Tes hublots sont ouverts vers le haut vers le bas,



Où se filtre mon sang et ses marelles complexes.

Sur la toile soyeuse de tes yeux

Leurs zodiaques

Sur le givre en épi de ma tête, ils épandent



Cases de plomb, les échiquiers insoupçonnés tracent le feu de leurs couloirs féeriques sur nos champs de blés jaunis

Couleur des boréales…

Je ne sais…



Pourquoi a-t-il fallu tes yeux comme une lampe tempête, à ce moment précis où rien ne pouvait se lever où rien ne pouvait être vu cascade déglutie persiennes des souvenirs fermés sur l’inaudible verbe du silence la poussière strates des haut-le-cœur et des douleurs emmurées à nouveau dans la scoliose de mes atlas aux éponges sèches, dans mes fils ténus de méninges emmêlés, inextricables tes doigts mes soupirs, alors pourquoi ton souffle juste à ce moment où se perdent même les intentions ?...


 
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   Lapsus   
28/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A lire de bas en haut...

Qu'est-ce qu'il est excentrique Lariviere et puis ce titre, et puis ces strophes en décalage comme les cases à sauter.

Mais oui, mais c'est bien sûr...



Neuf cases, neuf strophes, de la terre au ciel.

Au commencement était l'étouffement et l'écrasement comme une lourde pesanteur, terre.
Puis le discours s'ébranle et s'aère.

"Tes hublots sont ouverts vers le haut vers le bas,
Vers d’autres horizons où s’envolent où se noient,
Des papillons aux ailes brisées
Aux souffles d’or…"

Jusqu'à l'acceptation de l'autre :

"Sur les remous de nos mers différentes
Je te devine humaine"

Pour enfin toucher le ciel :
"Preuve, la douleur de mon ciel en tourbillon, décrit tes propres barques et s’étend jusqu'à la nuit de ta langue ensorcelée…"

Nous notons la progression du ton et du sentiment au gré du cheminement.

Intéressante construction.

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
D'abord, moi j'aurais vu une forme encore plus proche de la marelle, j'ai d'ailleurs été surprise qu'elle ne le soit pas... t'as changé de metteur en page?
C'est à priori mon seul bémol...parce que visuellement, tel quel, j'ai pas une vraie marelle (mais pitêt que les marelles sont différentes du point C au point E...) au sens où mon souvenir (et Lapsus) me le projette. (tu me n'xplik?)

Bon...

Ensuite, je l'ai lu du ciel à la terre d'abord. Parce qu'il suffit de me dire de le lire à l'envers pour que je fasse tout l'inverse... oui bon... Et puis je me le suis lu dans le sens où tu me le recommandes.
Et je trouve étrangement qu'on en retire deux sens totalement différents... j'ai aimé du ciel à la terre, qui me donne une impression de perdition mentale, de sens troublé par les remous...

De la terre au ciel... j'ai aimé vraiment le(s) sens (qui rejoint un peu mais avec une notion complémentaire ("nos mers différentes" qui laisse deviner un éloignement qui peut être physique ou métaphysique... je le relie donc aussi à "A toi" ou "L'angélus" pour la Marelle, de la terre au ciel, "de moi à...") les deux derniers poèmes de l'auteur)

Bon, je sais que les gens bien pensants n'aiment pas ça mais je vais te faire un 2L commentaire en bonne et due forme... désolée... kilométrique, donc! Voire Ninjesque... j'assume!
Et bon, comme c'est toi : Ce commentaire est à lire de bas en haut... en partant de la Terre pour remonter vers le Ciel...! (namé tu croyais pas que j'allais laisser passer ça, hu?) :

Elles sont définitivement complexes...!

Au plaisir de te relire (un fragment?) bientôt, c'est toujours tellement intéressant quand tu t'essaies à quelque chose qui sort un peu des sentiers...

Et penses à m'expliquer hein...

En tout cas j'y reviendrai. Merci Lari pour ce poème qui rentre dans mes "yes".

Voilà, exercice particulièrement réjouissant à déchiffrer, je pourrais continuer et m'arrêter sur chaque mot... je crois que j'ai déjà lu le texte dix fois et j'y retrouve à chaque lecture des détails qui m'avaient échappés, des sens qui m'étaient camouflés par la recherche de sens... bref, j'y reviendrais, j'y changerai peut-être des trucs à mon com...

La mise en page aussi qui confirme, Môssieur, qu'elles sont complexes, vos marelles... j'aime l'originalité et en même temps, je le répète, j'aurais aimé plus proche de la marelle... autre petite remarque, j'aurais apprécié que le Ciel soit plus... vaste que la Terre. Oh, il l'est très cher, dans le sens certainement, mais dans mon souvenir de marelle... bon et puis je m'en fous je chipote pour dire des trucs... c'est très bien comme ça. C'est tout à l'envers de toute façon.

D'ailleurs, ce contraste commence avec le titre et la mise en page qui se veulent légers.
Le titre, hommage à Cortazar sans doute...^^ aussi.
Mais aussi un jeu d'enfants. Une métaphore de la vie et la mort. En vérité quelque chose de très "contre-sens" et "lourd de sens" en même temps. Et voui, ce qu'on prend parfois pour quelque chose d'anodin ou d'innocent peut parfois imager quelque chose de beaucoup plus profond dans le sens.

En définitive je le trouve très triste ce poème. Je le trouve tendre en même temps.

Et le ciel... en tourbillon... l'image est forte ici aussi.

Les deux dernières cases avant le ciel me touchent beaucoup. Comme je l'ai dit en introduction de mon commentaire.

Les manières d'intrigantes me plait et l'image est très Lolita... coup de chapeau pour "veines de mes lunes pâles" que je trouve sublime dans l'image...


La bouche sans cadastre me perturbe un peu, j'aimerai, si tu veux bien que tu me mpise une mini explication. Le sens profond m'échappe... merki d'avance.^^

J'aime la statue de sel,la désobéissance, la femme de Lot : "Passé dévasté, avenir impossible."...

Un grand plus aux deux vers qui parlent de l'impression de te méconnaitre...

Les quatre vers suivants sont juste beaux. Les hublots ouverts vers le haut vers le bas... les papillons aux ailes brisées qui s'envolent et se noient... Aux souffles d’or…J'aime y ressentir du désespoir et de la nostalgie, juste de jolis mots, que rien ne viennent souiller, pas même noient et brisées qui en deviennent presque doux.

J'apprécie particulièrement les quatre vers de "Sur le givre..." à "...marelles complexes". Et du coup je me dis que je vais revoir ma vision de la mise en page. Je peux même pas citer, je vais tout citer, tout me parle de torture mentale... et j'ai ma propre correspondance à la main glacée sur le cerveau en fusion...

J'aime l'image de l'échiquier & des couleurs boréales. J'aime l'aveu d'incertitude.

J'aime la phrase d'ouverture... la question kilométrique presque dénuée de ponctuation, comme je les aime... le vocabulaire mêlant comme souvent le médical, le romantique, le tumulte et la passion.
"à ce moment précis où rien ne pouvait se lever où rien ne pouvait être vu"
=> "à cet instant, je ne peux pas mourir" pour la correspondance 2liène.
J'aime particulièrement "persiennes des souvenirs fermés sur l’inaudible verbe du silence la poussière strates des haut-le-cœur et des douleurs emmurées à nouveau dans la scoliose de mes atlas", c'est une image intense dans le silence. Les mots sont lourds pour le qualifier... j'aime.
"dans mes fils ténus de méninges emmêlés, inextricables tes doigts mes soupirs, alors pourquoi ton souffle juste à ce moment où se perdent même les intentions ?..."
=> rien à jeter je trouve que c'est juste trop limpide, terriblement plein de tendresse et de douleur... (Estelle, SM)

   jaimme   
28/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le ciel ça se gagne!
La mise en forme, mouais, pas trop marelle, mais c'est pas grave.
J'adore cette idée de suivre l'auteur sur cette envolée vers le zénith.
Et de lire aussi dans le sens que je veux.
"Impression de te connaître toujours
De te méconnaître déjà": excellent, et dans tous les sens.
Selon son vécu à suivre dans un sens ou dans l'autre.

Les mots, leur sens. Cette fois ça m'appartient. Je garde (contre le chien même).
J'aime.

   Anonyme   
28/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que c'est beau cette façon d'écrire, de pratiquer le rythme, l'alternance. Alternance des phrases, courtes, longues, alternance de la ponctuation, parfois une virgule, on la remarque, on pose le souffle alors plus qu'il ne faudrait. Alternance des époques, la marelle de l'enfance, et puis voilà, on est adulte. Ce souffle incroyable du final, est-ce cela le souffle d'or, et le soupir, ah musique quand tu nous tiens...

   Chene   
29/10/2009
Bonjour Larivière

J'ai lu, relu à plusieurs reprises dans les deux sens.
Et ma première question n'a pas trait à la mise en page choisie, mais au fond, au sens : de quoi veut nous parler Larivière ? Quelle est l'intention de l'auteur ?
Et je n'ai pas vraiment trouvé de réponse immédiate sur l'intention.
Peut-être faut-il chercher ailleurs ? Dans le champ des mots eux-mêmes ?

Leur registre évoque la douleur ("haut le coeur", "douleurs emmurées",...), le doute, l'incertitude ("pourquoi ton souffle juste à ce moment"), les sentiments pesants ("Cases de plomb"), le reproche ("Alors qu’importe ta statue de sel", "Ta bouche sans cadastre ", "Tes manières d’intrigantes"), les différences ("Sur les remous de nos mers différentes", "tes propres barques"), etc... Tout concoure au registre de la rupture, ou du moins du désamour, si tant est qu'il y ait eu amour (l'absence de sensualité est flagrante dans l'ensemble des expressions).

En quoi la mise en page vient-elle renforcer ce sens ?
La marelle ? Jeu d'enfants, cour d'école, parking d'immeuble... c'est ce que m'évoque le titre.
Je perçois dans ce choix conscient ou inconscient (du moins c'est l'impression que me fait cette "marelle" désarticulée) l'expression d'un amour immature qui s'achève. Si c'est le sens voulu par l'auteur, alors c'est bien vu : "Preuve, la douleur de mon ciel en tourbillon". Sinon, on peut penser qu'il y a contre-sens.

Une marelle chaotique, une douleur renforcée par l'absence de sensualité et des expressions taillées au scalpel et mécaniques ("Tu centrifuges", entre autres)... Enfin, ce qui me frappe, c'est le déséquilibre entre le socle où il est question du "je" et l'ensemble des cases du "tu" (six cases de la marelle). Et le "nous" est réduit à la portion congrue...

J'ai peut-être une vision décalée sur ce poème, en tout cas telle est ma perception de cette "marelle chaotique et désarticulée".

Je ne note pas en attendant que l'auteur ouvre un fil sur ce poème.

Chene

   Garance   
29/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On joue à la marelle mais on n'atteint que symboliquement le ciel il faut recommencer ce jeu avec application ça occupe l'esprit et le corps...tout comme lorsqu'enfant armé d'une pensée magique on se disait que si on ne marchait pas sur les interstices des pavés nos voeux allaient se réaliser.
Peut-être qu'en désarticulant la marelle, le jeu devient plus compliqué, plus méritoire ? On peut toujours essayé...et la marelle devient serpent, et ses méandres nous conduisent vers un ciel qui rejoint la terre, car le serpent se mord la queue.
Atteindre le ciel par la spirale et par le corps à corps ?

   colibam   
29/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De bas en haut, de haut en bas ou pris isolément, par vers, mot ou groupes de mots, c'est une lecture à tiroirs que nous offre ce texte.

La référence à la marelle, mise en lumière de manière pertinente par Lapsus, renforce le sens et la symbolique.

J'aime beaucoup les images qu'éveillent en moi les passages suivants :
« mon ciel en tourbillon »
« Tu centrifuges dans ton ventre »
« Jusqu’aux veines de mes lunes pâles »
« Ta bouche sans cadastre » : j'aime beaucoup cette « trouvaille » et le sens qu'elle renferme.
« Sur le givre en épi de ma tête »
« cascade déglutie »
« dans la scoliose de mes atlas »
« alors pourquoi ton souffle juste à ce moment où se perdent même les intentions ?... »

Les mots grésillent dans une bourrasque organique.

Peu de choses à rajouter aux excellents analystes qui m'ont précédé (c'est le commentaire de Chene qui rejoint le plus mon sentiment sur ce texte).

   FIACRE   
1/11/2009
Commentaire modéré


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