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| Pussicat
26/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Le texte commence en compagnie d’un homme à l’humeur légère, le lecteur apprendra qu’il est poète, « attiré par les cieux », trop flou, quand une « fière multitude » (je ne saisis pas qui est cette multitude) l’apostrophe.
Le poète « animé de mystères » marche d’un pas léger (c’est difficile à appréhender) tel les « aptes troubadours », je ne comprends pas et trouve cela un peu lourd. "Urgence n'a lieu de troubler ma plénitude, Derrière demeure ce monde disgracieux" deux vers parmi les plus obscurs du texte, l’homme badin marche d’un pas léger, il n’est pas guidé par l’urgence qui n’aurait pas à lui lancer une adresse telle… « Rien n'est aussi pur que ces instants sacrés » que sont « ces instants sacrés » je ne saisis pas, si il s’agit de l’acte d’écrire, je ne suis pas. « les terriens » est maladroit. Les « terriens » s’opposeraient aux « hardis », les hardis ne seraient pas terriens. Point fort : j’arrive à entrevoir le thème mais… il est mangé par une écriture peu maîtrisée, lourde parfois. Un texte trop court pour embrasser le thème qui ne se déploie jamais. Edition : commentaires EL... je suis passée à côté de l'acrostiche et n'ai pas lu l''exergue... Ce n'est pas sérieux ça, Pussy ! |
| LeChevalier
20/8/2026
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Ayons un peu de pitié pour les novices ! Certes, le poème contient des passages maladroits, d'un point de vue syntaxique, mais globalement il y a un bel élan, le discours direct crée une rupture agréable et dynamise le texte, quelque chose qu'on voit trop rarement sur Oniris. J'ai bien aimé l'enjambement hardi entre les deux derniers vers : c'est aussi quelque chose qu'on ose trop peu ici, où la poursuite du classique sorgélien phagocyte bien des textes (et souvent en vain). J'ai trouvé intéressant aussi qu'à deux quatrains il succède un distique : abba cdcd ee. Cela crée une espèce de pointe rythmique, un peu comme dans le sonnet anglais (où il y a, certes, trois quatrains).
Bon, ceci étant dit, ce Charles-là est loin d'être un poète que j'apprécie. Je suis plutôt content qu'il ne figure que dans le titre ! |
| Cristale
20/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Bonjour Gaston,
Bienvenue sur Oniris. Eh ! que voilà un acrostiche malicieux puisqu'il est le nom propre de ce "Charles" qui compose le titre du poème, acrostiche dis-je, B.A.U.D.E.L.A.I.R.E. décelé à la troisième lecture, si ce n'est plus. J'entends de ces vers un langage particulier, contemporain, qui n'est pas banal en bouche :) : (dégustation du poème en lecture à voix haute), ainsi que peu banale l'organisation des rimes néo-classiques, d'abord le premier quatrain à rimes embrassées, puis le second en rimes suivies, et enfin ce distique avec son rejet osé et intéressant qui donne au final un certain cachet. Au plaisir de découvrir vos prochains poèmes. |
| jf2
20/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Gaston,
Cristale a donné la clé et on ne peut que saluer l’exercice de style. Reste quelques tournures et expressions qui pourraient être améliorées : « badin » sonne mal » et « aptes troubadours » est plutôt fade. En revanche, le dernier vers , « Égarent les Terriens et guident les hardis » est particulièrement savoureux dans ce contexte, les Terriens ne résolvent pas l'acrostiche alors que les hardis si. En tout cas, voilà un poème qu’Alfred de Musset et George Sand n’auraient pas renié. |
| Robertus
20/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour Gaston
- Dans ma première lecture j'ai cru que la foule qui disait " arrêtez ! " disait aussi " Urgence n'a lieu de troubler... " parce que vous avez mis une virgule entre les deux vers. Mais j'ai compris que c'était le poète qui parlait avec le " ma plénitude " après-coups. Un point aurait été plus judicieux pour éviter la méprise ? - Le terme " fière " est utilisé péjorativement pour la multitude. C'est dangereux car il peut-être perçu comme positif. Surtout qu'à la fin vous opposez les " Terriens " aux " hardis ". Vous inversez. La foule n'est plus fière et le(s) poète(s) est/sont hardi(s). Hardi semble en opposition avec la quiétude qu'il recherchait et que la foule semblait vouloir lui empêcher d'atteindre. - Pour le terme " Terriens " il est clair que vous l'utilisez péjorativement, peut-être en opposition avec le premier vers. Il y aurait deux catégories. Ceux attirés par les cieux, et ceux qui sont " Terriens ". Vous avez mis un majuscule à Terriens, ce qui m'a fait tout de suite penser à la planète Terre et à ses habitants car la majuscule leur donne une certaine noblesse comparé au terme terrien, qui est originellement un adjectif qualifiant ce qui a trait à la terre. Je me suis presque senti offensé car j'habite aussi cette Terre ! Selon moi c'est aussi dangereux d'utiliser ce mot péjorativement parce qu'il ne l'est pas par essence et que vous n'avez pas construit, avant son apparition, un contexte qui lui donnerait naturellement son côté péjoratif à la lecture. Je tiens à préciser que mon point de vue est tout personnel et donc sujet aux limites de ma propre perception de votre œuvre. Mon passage favori : " Et le poète avance, animé de mystères, Léger comme ceux qui sont enivrés d'amour ". J'aime bien ce " avance ". Le poète a cette force de se libérer de cet impératif lancé par la foule. J'aimerais me débarrasser aussi facilement de toutes ces pensées parasites qui parfois me traversent quand je vais me promener. Merci pour ce poème et bonne inspiration pour la suite. |
| rendu
21/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Bonjour
Les acrostiches sont des exercices difficiles. Pas simple d'avoir une ligne de conduite qui se tienne pour respecter les premières lettres d'un nom, prénom ou éventuellement citation. Ce poème n'échappe pas à la règle, déjà l'entame badin ne me satisfait pas concernant Baudelaire, pas plus que son attirance pour les cieux. Un texte à lire pour ce qu'il est : un acrostiche sans plus. |
| AMitizix
21/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Moi qui adore Baudelaire, je tenais à commenter cet hommage « au grand C. B. », des initiales qu’il suffit de lire pour savoir de qui il s’agit… Mais je dois bien dire qu’en l’état, je n’ai pas aimé ce jeu d’écriture, qui me semble maladroit et peu maîtrisé.
Lors de mes lectures, je n’avais pas remarqué l’acrostiche, et j’étais donc passé complètement à côté du poème ; heureusement, les commentateurs qui me précèdent ont pu me remettre dans le droit chemin, et je saisis maintenant l’exercice de style. Malgré cette prise de conscience, je n’arrive toujours pas à me laisser séduire. Il me semble en effet que la contrainte de l’exercice, difficile, phagocyte l’expression qui en reste heurtée, peu mélodieuse, et quelque peu empesée. Je m’explique. Premièrement, il ne me semble pas que cette description corresponde vraiment à Baudelaire ; bien sûr, chaque lecteur a sa sensibilité, mais j’ai l’impression qu’ici, l’auteur a dû sacrifié le fond de son poème aux rigueurs de l’acrostiche (mais peut-être est-ce une erreur de ma part ?) : ainsi, « badin », « léger » ne me semblent pas les adjectifs les mieux trouvés pour décrire l’œuvre ou l’homme qu’on voit derrière elle (dans ses journaux, etc.). « Badin », « léger » : peut-être pour certains passages du « Spleen de Paris » ? Et encore… En tout cas, pas pour « Les Fleurs du mal » ou « Mon cœur mis à nu », puisque c’est ici du poète, de l’homme, et non directement de sa poésie qu’il s’agit… « Attiré par les cieux », je comprends mieux : on pense à « Elévation », à la fameuse citation sur les deux postulations (« l’une vers Dieu, l’autre vers Satan ») ; et après tout, il me semble qu’on peut tout à fait lire le « spleen », et sa pesanteur, comme le récit d’une aspiration contrariée. De même pour la « plénitude » : ce n’est pas le sentiment qu’on imagine Baudelaire ressentir en le lisant ; et sa vision de l’amour (encore que magnifique), ne me semble pas vraiment correspondre à l’expression de « belles illusions éphémères »… Pas en général en tout cas. Il y a beaucoup de poètes, je crois, à qui cette expression s’appliquerait mieux. « Arrêtez ! » dit la multitude : pourquoi « fière » ? Une manière peut-être de mettre en cause « l’orgueil puritain » (si on me passe l’expression), qui s’est cru autorisé à juger et condamner « Les Fleurs du mal » ? Mais, encore une fois, « fière » ne me semble pas l’expression la plus appropriée. Je retrouve une description peut-être plus « Baudelaire-compatible » dans les deux derniers vers : mais, en fait, et c’est là un commentaire qui vaut pour tout le poème, il me semble avoir affaire à une description d’ « un » poète, n’importe lequel, très générale ; et très loin de correspondre à Baudelaire. Et ce, non seulement à cause de sa généralité, mais en plus de par quelques éléments qui semblent franchement décrire un homme et une esthétique à l’opposé du poète et du style qui nous intéressent… Peut-être l’auteur est-il inspiré de textes ou d’impressions très différentes des miennes : mon hypothèse, comme je le disais plus haut, c’est que cet hommage s’adresse davantage à certains poèmes du « Spleen de Paris », qui peuvent avoir effectivement ce ton plus badin ou léger, qu’aux « Fleurs du mal » ou autres écrits personnels. Mais comme je connais moins bien l’œuvre en prose de Baudelaire (même si j’ai beaucoup aimé ce que j’en ai lu), je ne veux pas trop m’avancer, au risque de trahir les intentions de l’auteur. Deuxièmement, et c’est aussi pourquoi je n’accroche définitivement pas au texte : les alexandrins ne m’ont pas convaincu, faibles et peu mélodieux ; et sans doute est-ce, je me répète, à cause de la contrainte très forte de la forme. Ici, la disparition de la césure m’a semblé une simple faiblesse, non compensée par des effets de rythme ou de musicalité. De même, plus en détail, à ce sentiment global d’un manque de souffle s’ajoutent quelques expressions qui me semblent maladroites, et n’améliorent pas la fluidité de la lecture : ainsi pour ce « Urgence n’a lieu de troubler ma plénitude », formule elliptique difficilement cadenassée en douze syllabes (par ailleurs, j’aurais mis un tiret pour que le lecteur saisisse que c’est le poète qui reprend la parole). De même, « apte » n’est certainement pas un adjectif qui me plaît pour décrire ces « troubadours » ; « troubadour », d’ailleurs, étant un nom que Baudelaire ne me semble pas enclin à recevoir ; cette remarque allant avec celle concernant « badin » ou « léger ». Mais, maintenant que j’y pense : j’ai le vague souvenir d’un troubadour dans une fête foraine du « Spleen de Paris »… soit j’invente, soit c’est un élément pour appuyer mon hypothèse ? Bref, il me faut bien être honnête et dire qu’en l’état, je « n’aime pas » ce texte ; mais je salue la tentative, et l’exercice était de toute façon très difficile : réussir à dresser un hommage personnalisé, avec la contrainte des premières lettres des vers, et le tout en dix fois douze syllabes seulement. Je lirais avec plaisir un hommage dans le genre qui réussisse à sublimer mieux ces difficultés, ou qui s’en affranchisse ! Merci pour le partage ! |
| Polza
26/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Si je trouve l’idée de l’acrostiche (cher à Villon) originale, je trouve qu’elle réduit considérablement ce que ce poème aurait pu dire… peut-être aurait-il été judicieux d’utiliser « Charles » pour vous donner 7 vers de plus…
Ce poème commence par « Badin », ça plus l’acrostiche m’ont aussi fait penser à Alfred de Musset, « On ne badine pas avec l’amour » et à ses célèbres « acrostiches » avec George Sand. Je mets « acrostiches » entre guillemets, car il utilisait le premier mot de chaque vers et non la première lettre, je ne sais si l’on peut officiellement nommer cela un acrostiche… Si « Badin » est là pour qualifier Charles Baudelaire, ça me plaît bien, parce que si l’on parle d’un des plus grands poètes de la poésie française, on a trop tendance à oublier son humour et son goût immodéré pour la provocation (son recueil « Les Fleurs du mal » devait initialement s’intituler « Les lesbiennes »). Pour exemple, après avoir contracté la syphilis suite à ses rapports sexuels avec Louchette, il rédigea sa fameuse épitaphe en rimes et en alexandrins s’il vous plaît : « Ci-gît qui, pour avoir par trop aimé les gaupes/Descendit jeune encore au royaume des taupes »… Je ne vous ai encore jamais commenté, vous ne me connaissez donc pas bien, aussi, je dois vous dire que je commente en passant souvent du coq à l’âne et de la poule à l’escargot et qu’il m’arrive de faire quelques apartés ! Je viens de me souvenir qu’un jour, je m’étais dit qu’il y avait une petite ressemblance physique entre Charles Baudelaire et Victor Hugo (le jeune, pas le barbu aux cheveux blancs) et une ressemblance également avec le comédien français Michel Frau (surtout sur les photos en noir et blanc des studios Harcourt… pour résumer, Frau ressemble à Hugo le jeune qui ressemble à Baudelaire le rigolo, ou l’inverse peut-être, fin de l’aparté ! Comme je vous l’ai dit avant de partir en vacances, je trouve le « Badin un… » peu heureux phonétiquement parlant… J’imagine que ce poème tente de décrire plus ou moins ce qu’était Charles Baudelaire. Je ne suis pas pleinement convaincu par l’exercice, la brièveté du poème n’aide pas, vous ne vous êtes pas rendu la tâche facile ! L’acrostiche ne suffit malheureusement pas, il en faut un peu plus. Attention, du plus il y en a, je ne dis pas qu’il n’y a rien autour de l’exercice de style, je dis juste que ce n’est pas suffisant pour moi… « un homme marche attiré par les cieux » Peut-être ce passage évoque-t-il « Les paradis artificiels » ou certains poèmes comme « Élévation » par exemple… « la fière multitude » L’adjectif « fière » ne me semble pas le plus approprié dans ce passage, je ne vois pas ce qui pourrait rendre fière cette multitude, rien ne vient l’approfondir ou le mettre en avant en tout cas… « Léger comme ceux qui sont enivrés d’amour » Comment ne pas penser à : « Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! » « Amours trop courts, belles illusions éphémères » Pour un style légèrement plus soutenu et un sens peut-être plus poétique, j’aurais préféré : « vaines illusions éphémères », mais ce n’est qu’un simple avis de ma part… « Inspiration toujours des aptes troubadours. » Je n’ai pas pleinement saisi le sens de « aptes troubadours » dans ce passage, ll y aurait d’inaptes troubadours ? « Léger comme ceux qui sont enivrés d’amour : Amours trop courts, belles illusions éphémères, Inspiration toujours des aptes troubadours. » En à peine trois vers, vous avez 5 « our » et un « ou » dans « toujours », ça fait peut-être un peu beaucoup ! « Rien n’est aussi pur que ces instants sacrés qui Égarent les Terriens et guident les hardis. » Ça fait joli sur le papier, mais c’est assez abscons, je trouve, quand j’y réfléchis à deux fois. Si je salue la démarche et l’envie de rendre hommage, je pense que le résultat n’est pas à la hauteur de la promesse. Mais ce n’était pas une démarche évidente, je retiens la prise de risque et l’envie de bien faire, il y a de belles choses, il faut juste structurer un peu plus et affiner les images poétiques afin qu’elles ne soient pas seulement poétiques, mais qu’elles prennent un sens et forment un tout plus cohérent… Une plume à suivre, j’ai hâte de découvrir un autre poème de votre composition, un seul poème est trop juste pour me faire une idée de votre poésie… |
| Cyrill
27/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Bjr Gaston.
J’ai trouvé cet acrostiche plutôt agréable – je fais le malin, mais avant de lire le commentaire de Cristale je n’avais rien remarqué, et c’est peut-être à cause des guillemets à l’entame de deux vers, qui décalent les majuscules et de ce fait gênent la lecture verticale. Peut-être auriez-vous pu vous en passer afin que le visuel soit préservé. Hormis cette remarque, le poème a une certaine allure, de l’élégance dirais-je même. Et surtout c’est une scène vivante, que je n’ai pas de mal à me représenter. Je suis resté, en première lecture, un peu circonspect quant aux «Terriens » et aux « hardis », mais j’imagine que Charles fait partie pour vous de la deuxième catégorie, et j’adopte bien volontiers cette proposition. En ce qui concerne les « aptes troubadours », ils font difficilement écho à l’idée que je me fais de Baudelaire. Et si je relis le poème, bien des qualificatifs me paraissent décalés pour lui, à commencer par « Badin ». Votre Charles me semble avoir été contraint de revêtir des habits un peu étriqués pour son envergure d’Albatros, du moins la coupe n’est-elle pas appropriée, même si le personnage envisagé ici garde toute ma sympathie. Merci pour le partage et bonne continuation. |




