Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
GiL : Le Corbeau
 Publié le 17/04/21  -  20 commentaires  -  745 caractères  -  290 lectures    Autres textes du même auteur

[…] as-tu vu
le corbeau noir ?
L'as-tu entendu ?
En claquant du bec, il a dit
que tout est fini ; […]

Marguerite Burnat-Provins


Le Corbeau



Dans les couloirs hantés de mes nuits le Corbeau
Noir, en claquant du bec, croasse en ritournelle :
« Crois-moi ! Crois-moi, ton âme n’est pas éternelle !
Ton esprit s’éteindra comme un pâle flambeau,

Et ta chair pourrira, lambeau après lambeau,
Dans l’oubli des futurs endormis sous mon aile. »
Ainsi parle sans mots l’obscure sentinelle
Immobile au fronton rêvé de mon tombeau.

Et l’innombrable écho de ses clameurs funèbres
Résonne entre les murs habités de ténèbres,
Réveillant, oublié, le vol lourd des démons.

Moi, je fuis dans le vent glacé du temps qui passe
Entre des blocs épars où sont gravés des noms…
Et l’Oracle me suit de son œil de rapace.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   inconnu1   
28/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beau sonnet, présenté en classique. J'ai tout de même quelques regrets pour du classique, en particulier le non respect de l'hémistiche qui ne me semble pas conforme aux canons. C'est le cas, en particulier pour le 3eme vers car l'hémistiche se fait au milieu du mot âme. Comme il ne s'agit pas non plus d'un trirème, normalement, le poème pourrait être reclassé.

Je trouve aussi le lexique un peu trop connoté (hantés, pourrira, tombeau, ténèbres, funèbres, démons...)

Ceci dit, il y a de belles strophes et de beaux vers : "dans l'oubli des futurs endormis sous mon aile" et j'aime beaucoup la dernière strophe.

Bien à vous

   Castelmore   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Original, ce poème se lit fort agréablement, aussi bien pour son thème et sa construction que pour sa forme classique parfaite et bien «balancée».
Quelques bémols pour moi:
-Une virgule me semble manquer au v1 avant le corbeau
-La répétition de lambeau
-L’innombrable écho ?
Un plus:
Dernier vers très réussi comme il se doit dans un sonnet.

Castelmore en El

   Miguel   
31/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Brrr ! On s'y voit. Ce réalisme macabre et cette vision matérialiste de la mort créent une tonalité particulièrement pesante et oppressante. Les images funèbres se succèdent comme une procession dans la nuit, et la chute revient sur le caractère obsessionnel de ces pensées désespérées. On est dans la veine des danses macabres médiévales.

   Hananke   
3/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Classique ? non. Mais ce texte possède un coté baudelérien que
j'apprécie. L'oiseau noir, d'injuste mauvaise réputation car il est
très intelligent, sert de messager dans ce poème.
J'aime bien les 2 crois-moi du premier quatrain qui remémore son cri.
J'aime moins le : en ritournelle qui fait rime.
Un beau dernier vers clôt ce sonnet néo-classique.

   papipoete   
17/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Gil
Cet oiseau de mauvais augure tient le haut du pavé, malgré sa réputation lui valant d'être cloué au fronton des granges d'antan.
Je lui consacrai un poème, et je vous rejoins ici dans ce tableau façon Beaudelaire... où le volatile attend que les chairs s'attendrissent, au bord d'une sépulture qui put pour lui être " garde-manger " !
Et, bien que mon noir ami, un peu trop tactile avec la carrosserie de mon auto, s'y faisant bec et griffes, je reste admirateur devant le cran qu'il déploie dans le noir d'un sépulcre, en plein jour sur une route où filent autos et camions ! Et l'avez-vous vu voler contre le vent ?
NB l'auteur évoque le corbeau légendaire, celui qu'on hait, celui qui fait peur aux petits et grands ; celui qui semble toiser la faucheuse, lui dire " hâte-toi, j'ai faim ! qu'est-ce que tu croahhh ? "
le premier tercet est la passage le plus effrayant !
techniquement, ( à part les hiatus, et peut-être la rime "aile/sentinelle " ), nous ne devons pas être loin de la forme classique ?

   ANIMAL   
17/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un poème qui évoque un rêve qui est plus proche du cauchemar, avec ce réputé oiseau de malheur qui prédit la fin de tout, de son corps et de son âme, au narrateur.

C'est superbement décrit, morbide tout en était musical et fluide. Mon seul écueil fut sur le "vol lourd" que j'ai du mal à prononcer autant qu'à lire sans heurt.

Mais ce n'est qu'un détail qui ne ternira pas la noirceur de ce corbeau messager d'un futur qui sombrera dans l'oubli.

Une lecture fascinante bien servie par le dernier tercet.

   dream   
17/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
GIL, bonjour

Avec « le corbeau », symbole de la malédiction par son apparence lugubre et qui semble se repaître du malheur d’autrui, Il y a quelque chose du sortilège et d’obsédant, comme cet œil noir et brillant qui rappelle de loin une sépulture et l’œil de Caïn qui le poursuivait comme un remords pour l’empêcher de connaître le repos éternel ; tel ce très beau tercet qui clôt admirablement ce poème :

« Moi, je fuis dans le vent glacé du temps qui passe
Entre des blocs épars où sont gravés des noms…
Et l’Oracle me suit de son œil de rapace. »

Une seule petite remarque : J’aurais mis une virgule après « nuits », dans le tout premier vers. Mais heureusement, la répétition subtile de « Crois/Crois » au 3ème vers fait vite oublier ce manque de ponctuation.

Merci pour cette poésie, certes, pas très réjouissante de bon matin, mais tellement belle…
dream

   Anonyme   
17/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gil,

Ah! Le corbeau, oiseau de mauvais augure dont la réputation de carnassier guettant les cadavres pour s'en nourrir n'est plus à refaire.

Belle poésie aux avants goûts Baudelairiens que j'affectionne .

C'est bien dommage ce hiatus et le "e" non élidé au 3è vers du premier quatrain.


Et ta chair pourrira, lambeau après lambeau,
Dans l’oubli des futurs endormis sous mon aile. »
Ainsi parle sans mots l’obscure sentinelle
Immobile au fronton rêvé de mon tombeau.

Et l’innombrable écho de ses clameurs funèbres
Résonne entre les murs habités de ténèbres,
Réveillant, oublié, le vol lourd des démons.

Malgré ledit hiatus, ce passage a ma préférence .

   Damy   
17/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’arrive sur le tard et tout a été dit. La tonalité baudelairienne, bien sûr, et j’admire. Mais, alors que l’on n’est pas sur le même thème, votre poème m’a évoqué « L’aigle noir » de Barbara, tout aussi triste.

« Crois-moi ! Crois-moi... » est malicieusement et judicieusement bien trouvé.
J’ai bien aimé la formule « l’oubli des futurs ».
Un petit problème, moi aussi, avec la signification de l’écho « innombrable ».

Ce poème, dans ses ténèbres, m’a ébloui par sa limpidité et sa beauté.

Merci, GiL.

   Anonyme   
18/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Gil,

Un chouette poème, merci du partage.

Certes il ne relève pas de la catégorie "classique pur jus" à cause (entre autre, peut-être) de "lambeau/après", mais pas grave, il est chouette ce Corbeau.
J'ai aimé
l'enjambement d'emblée (vers1 et 2)
les allitérations des vers 2 et 3.
le "monologue inséré," vers 3 à 6
surtout parce que l'auteur du monologue est présenté au vers 7, encore une "joyeuse" inversion.

Sous couvert de présenter un sonnet classique, l'auteur se joue un peu des règles du classique, pas trop tout de même, on trouve les "funèbres ténèbres, l'Oracle, le flambeau" etc.

Très judicieux poème écrit en 2021 pour des lecteurs avertis de 2021.

Éclaircie

   Myo   
18/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah! ces croyances populaires qui ont cloué au pilori ce pauvre oiseau.
Il aurait suffit de pas grand chose, un cri un peu moins rauque, quelques plumes moins sombres pour que sa réputation en soit modifiée.

Un sonnet riche en belles idées, que ce soit au niveau de la construction que de sa formulation.

J'aime beaucoup le " crois-moi" et le dernier tercet magnifique.
Un peu moins l'enjambement du 1er vers.

Un poème noir et brillant comme une belle plume de ce volatile.

Myo

   Ioledane   
18/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est dommage, ce troisième vers qui envoie balader la césure ... même si à haute voix, on n'y verrait (presque) que du feu.
Bon, ce détail m'a sauté aux yeux, mais tout le reste m'a plu, en commençant par le rejet de "Noir" au deuxième vers, le corbeau qui croasse "crois-moi, crois-moi".

Il est bien morbide et effrayant, ce sinistre volatile.
De belles images :
"Dans les couloirs hantés de mes nuits"
"Dans l'oubli des futurs endormis sous mon aile"
"le vol lourd des démons"
et "Moi, je fuis dans le vent glacé du temps qui passe", superbe.

Le fronton "rêvé" m'a paru curieux, peut-être par son ambiguïté : on emploie souvent "rêvé" comme adjectif pour désigner quelque chose que l'on désire fortement, mais je suppose qu'ici il n'est question que de mauvais rêves ...

Sans le souci du vers 3, et le hiatus du vers 5, c'eût été un beau sonnet classique.

   Anonyme   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un sonnet (presque) classique, de bonne facture, et agréable à lire.
Il me fait un peu penser au célèbre poème "Le Corbeau" d'Edgar Poe...
Les rimes des quatrains sont riches et assez originales.
Par contre, je regrette un peu la rime funèbres/ténèbres, fort banale...
Le vers 3 a une césure au pied 5, un peu dommage (mais comment écrire autrement le vers ?)
"innombrable écho" devrait être au pluriel....

Très beau vers final !

   embellie   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après tant de commentaires relevant les très minimes imperfections de ce sonnet, je ne parlerai que du fond, pour moi d'une noire beauté. Judicieuse idée de se servir d'un corbeau pour évoquer la mort. Sa couleur, son cri, comme un ricanement lugubre et glaçant, en font le messager idéal.
Pauvre animal.
La position de l'auteur, dans les trois derniers vers, est celle de tout humain. Nous tentons d'oublier la mort en fuyant dans le temps qui passe, tout en sachant bien ce qui nous attend. Etat d'esprit salutaire pour nous aider à mieux apprécier la vie. Merci à l'auteur pour ce beau poème.

   Quidonc   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Matérialiser la peur de la mort par le corbeau, qui bien sur très utile est un oiseau charognard. En tant que tel, le sentir guetter notre mort prochaine pour se repaître de notre cadavre, est une idée qui me donne froid dans le dos.
Excellente idée et très beau poème, que pourrais-je ajouter, si ce n'est de le plébisciter.

Merci du partage,

   emilia   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
En cette période qui semble propice au sentiment de « hantise », un poème sombre pour rappeler le rituel final de la mise au tombeau où « l’esprit s’éteindra…et la chair pourrira … », quand « l’œil de rapace » poursuit le narrateur de sa menace… et que le corbeau croasse en sinistre concordance… (brrr !)
Merci à vous de faire découvrir (en ce qui me concerne…) cette poétesse passionnée pour laquelle « le corbeau noir » de l’exergue entonne l’oraison funèbre de son grand amour…

   Robot   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un corbeau qui est représentation de la mort. Beaucoup d'images et de métaphores pour représenter une ambiance sans couleur et démoniaque.

Des vers trés expressifs qui correspondent bien à l'atmosphère mortelle qui sourd ici et nous saisit.

   Cyrill   
20/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel beau sonnet !
On est de suite stupéfait, transi peut-être, par les funestes augures de ce Corbeau, qui porte une majuscule, quand même !
On fuit, d'accord, mais c'est bien inutile, l'Oracle suit.
Je suis autant impressionné par cet oiseau qui me (nous) hèle sans mots -mais que nous ne comprenons que trop bien- que par le très bel agencement des mots et par les images tout à fait parlantes que l'auteur nous fait vivre.
Merci pour cet excellent moment, hé oui, j'aime avoir peur !!

Cyrill

   Cristale   
20/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau texte qui ferait froid dans le dos.
Vous semblez passer de "drôles" de nuit GiL à cause de ce pourtant bel et intelligent oiseau.

Mais je suppose que ce Corbeau, de par sa majuscule, est ici la métaphore d'une entité par vraiment sympathique.

Un sonnet soigné, riche en vocabulaire, dommage pour le hiatus mais cela ne nuit pas à la qualité de l'ensemble.

Bravo et merci pour ce plaisir de lecture.
Cristale

   GiL   
20/4/2021


Oniris Copyright © 2007-2022