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Poésie classique
GiL : Rêverie nocturne
 Publié le 09/05/21  -  19 commentaires  -  741 caractères  -  294 lectures    Autres textes du même auteur

Anadiploses et anaplodiplose.


Rêverie nocturne



Les vents ont dispersé
La feuille jaune ou brune,
Que l’automne a laissé
Se faner sous la lune,

La lune, défroissant
Le satin de ses voiles,
Qui s’en va, décroissant
Sur la mer des étoiles…

Les étoiles des mers
Limpides de l’espace,
Telle une arche à l’envers,
Voient la lune qui passe,

Qui passe sur leurs eaux
Vers l’aurore et ses grèves,
Pareille aux grands oiseaux
Qui traversent les rêves.

Mon rêve est traversé
D’une ombre qui frissonne…
Les vents froids ont froissé
La robe de l’automne

Que l’hiver a laissé
Se flétrir, jaune et brune,
Sous les pas du passé
Qui s’en va sous la lune.


 
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   Ligs   
19/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

Waouh...

Ce poème est d'une élégance et d'une beauté rares...

Le choix de l'hexasyllabe permet d'évoquer cette rêverie avec légèreté.

L'anadiplose lie judicieusement les strophes les unes aux autres, rendant bien l'évolution de la rêverie.
L'anaplodiplose boucle le poème pour le rendre parfait.

Chaque mot est à sa place. Si je devais citer mes vers préférés :
Les vents froids ont froissé
La robe de l'automne

Et la strophe 3...

Je ne troquerais pas ces vers contre les poèmes saturniens...

Merci pour ce partage,

Ligs

   inconnu1   
22/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Ouaf, J'AIME et puis c'est tout. J'aime l'intelligence de la construction, les transitions entre chaque strophe et la reprise des éléments des premières strophes dans la dernière, qui donne l'impression d'un cycle perpétuel. J'aime le rythme lié aux hexasyllabes. On a presque l'impression d'alexandrins en rimes suivies avec des hémistiches qui riment entre eux. Une aberration pour le classique mais je trouve que cela rejoute de la musicalité. Je sais je me répète. J'aime le choix des mots, les images poétiques… J'aime l'ambiance un peu mélancolique mais feutrée. En fait, je n'aime pas, j'adore.

Quelques interrogations : Y a t-il eu certaines facilités ? par exemple les grands oiseaux qui traversent les rêves. Moi personnellement, mes rêves ne sont pas traversés par de grands oiseaux, mais en fait je m'en fiche tant la mélodie est belle. J'aurais peut être d'ailleurs préféré "Pareille aux grands vaisseaux" plutôt que "pareille aux grands oiseaux". Et pour la transition entre la deuxième et la 3eme strophe, Sur la mer des étoiles… Les étoiles de mer (plutôt que les étoiles des mers), et puis , à vous de trouver la suite de la strophe, je vous fais confiance pour trouver un truc génial à partir des étoiles de mer

Bien à vous

   pieralun   
23/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Splendide, j’ai adoré vraiment.
Quelle musique !!
Tout est fluide poétique et finit par la nostalgie du temps qui est passé.
Ce pourrait être du Verlaine, ces mots si simple pour susciter des émotions si complexes.
Pour moi, un modèle de poésie
Bravo au poète

   socque   
26/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Rien à faire, j'ai du mal avec le rythme d'hexasyllabes, et en plus je le trouve vraiment mal adapté à un ton lyrique : selon moi il apporte un côté saccadé, impatient, qui ne convient pas au sujet.

Cela dit, je trouve aussi de vraies beautés à votre poème, l'image portée par les vers
Les étoiles des mers
Limpides de l’espace,
m'apparaît tout simplement superbe ! Je ressens beaucoup de douceur et apprécie la manière dont vous "bouclez" la fin en rappel du début.
Bravo aussi pour
Les vents froids ont froissé
La robe de l’automne

Les rimes en revanche ne m'ont guère plu ; elles me semblent souvent banales, surtout voiles/étoiles.

Au final, j'ai le sentiment d'une belle sensibilité dans l'écriture poétique, un peu abîmée à mes yeux par les éléments que j'ai indiqués.

   Donaldo75   
26/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai trouvé ce poème excellent. Les vers courts impriment le rythme qui rend la lecture si prenante, les images développent l’évocation et m’emmènent loin, au-delà même de ce que mon conscient perçoit. La musique poétique s’insinue dans chaque recoin de ma lecture et la magnifie. La rêverie est bien présente et continue à bercer mon cerveau.

Bravo !

   Robot   
26/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle composition pour exprimer cette rêverie. Cependant certaines des reprises ne m'ont pas parue opportunes, notamment celle-ci:

Qui traversent les rêves.
Mon rêve est traversé

Deux mots repris c'est un peu lourd, surtout à l'oral ça s'entrechoque.

Voient la lune qui passe,
Qui passe

Ce kipasskipass me dérange, ce n'est pas trés élégant à l'oral aussi. Peut être aurait-il fallu une suspension (...) aprés le 1er qui passe pour exprimer une pause, une sorte de béatitude.

Mais c'est un texte globalement agréable dont j'aime beaucoup les deux quatrains de fin.

   papipoete   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Gil
Un rêve que l'on traverse, sur la mer, sous les étoiles, avec comme maestro la Lune qui orchestre ce voyage ; ça tangue gentiment et si de grands oiseaux survolent ce film en technicolor, ils ne sont point inquiétants juste de mon rêve de majestueux figurants...
NB je m'instruis à nouveau de " anadiplose et épanadiplose ", qui font ce de poème un exercice de maçonnerie, d'où aucune pierre ne doit manquer l'aplomb... un genre comme ( sonnet, maillet, gérardine ) que j'affectionne !
Les deux premières strophes, s'écoulent paisiblement à mon oreille, quand les suivantes hoquètent parfois sous des sonorités moins harmonieuses telle ( limpides/de... )
métrique peu courante que celle des hexasyllabes, ici sans faute classique

   Hananke   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

Une bien jolie composition que ce poème qui tourne en rond
un peu comme un disque vinyle sur une platine.
Mais, souvent, ce genre de texte butte inévitablement toujours
au même endroit : la rime. Elles me sont un peu trop prévisibles.
Lune/brune voiles/étoiles, grèves/rêves, entre autres.
Surtout que les phonèmes choisis ne font pas preuve d'originalité
et ne sont pas très répandus dans la langue française.
Donc, automatiquement, on retrouve très souvent les mêmes.

Mais, malgré ce reproche, l'ensemble reste divertissant avec ce sillon
qui s'en va pour revenir à son point de départ.

   Lebarde   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Gil

Un poème classique, forcément je m'intéresse.
Ben oui et puis ben non: des hexasyllabes bien originaux, à priori bien ficelés mais un propos et des images que je trouve trop souvent alambiqués. La poésie y gagne t-elle? J’en doute un peu, mais bon c’est ma perception de l’instant.
Vous me donnez par ailleurs l’occasion dans l’exergue, de me remémorer et même d’apprendre de nouvelles figures littéraires (que je vais vite oublier moi qui suis incapable de retenir mon numéro de téléphone!) et qui, mises en application dans le poème, ont tendance à alourdir le texte.
Enfin c’est mon sentiment.
Je vous le disais et j’en suis désolé, je suis d’humeur « chafouine ».

Merci quand même pour cette poésie en hexasyllabes qui ne manque pas d’élégance.

Lebarde

   Anonyme   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Gil,

Je viens d'apprendre 2 nouvelles figures de styles: " anadiplose et anaplodiplose" que je ne connaissais pas et que j'ai plaisir à découvrir.

Outre ceci, j'ai beaucoup aimé lire ces hexasyllabes beaux, poétiques, élégants et d'une agréable musicalité .

J'aime l'ensemble mais je mettrai juste un petit bémol sur la répétition (obligée) mais moins jolie à l'oreille de "qui passe".

Mais c'est bien peu de choses, sachant que j'ai été conquise par la beauté de cette poésie.

   Damy   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je suis charmé par les images qui déroulent la saison de l’automne et qu’accompagne la lune, astre de la nostalgie, dans les 3 premiers quatrains, et qui revient, nécessaire, conclure le dernier vers.

Des images très tendres m’ont beaucoup touché comme, par exemple, les 2 premières strophes et :
« Les vents froids ont froissé
La robe de l’automne »,
1° vers pour lequel les adeptes de l’écriture euphonique auraient sûrement à redire...
Mais je ne voudrais pas tronquer le poème où chaque vers a sa place dans un déroulement limpide et gracieux.
Je trouve l’anadiplose particulièrement judicieuse pour enchaîner les strophes comme dans des refrains évitant la rengaine.
J’apprécie les allitérations en v et f de l’avant dernier quatrain qui donne force aux vents.
Les hexasyllabes sont un rythme soutenu, un peu comme si le poète était pressé de nous faire partager ses émotions. J’y vois là une délicatesse.

Nostalgique, délicat, gracieux, ainsi je qualifie ce poème dont je vous remercie, GiL.

   Cristale   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Et l'anaplodiplose a bouclé la boucle comme il se doit après ce déroulé d'anadiploses en hexasyllabes.
De jolies figures qui ne manquent pas de style, un régal, pour moi :)
On y voit l'arbre baisser les bras sous le vent d'automne qui lui ravit ses feuilles, la lune qui soigne ses atours pour s'en aller danser sur la mer d'étoiles, les astéries qui profitent du spectacle, et l'aurore qui s'étire comme des ailes d'oiseaux que l'on voit dans les rêves, mais le rêve du narrateur frissonne, la bise a froissé la tenue de l'automne. L'hiver agrippe la robe de l'automne que voici jaune et brune apâlie par le passé "qui s'en va sous la lune".

Des souvenirs comme une vie, l'automne, puis l'hiver, entre rêve et réalité il n'y a qu'un parallèle poétique.

Merci GiL d'avoir réveillé ces deux formes qui se complètent parfaitement.

Un "beaucoup avec trois + "

Cristale

   Ioledane   
9/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
(Mince alors, j'étais persuadée d'avoir commenté ce poème en espace lecture !)

L'exercice, car c'en est un, est mené avec beaucoup d'élégance. L'ensemble est fluide malgré les redites, ce qui n'avait rien d'évident, et je relève de très belles images :
"La lune, défroissant
Le satin de ses voiles,
Qui s’en va, décroissant
Sur la mer des étoiles"
"Telle une arche à l’envers,
Voient la lune qui passe"
"Pareille aux grands oiseaux
Qui traversent les rêves"
"Sous les pas du passé
Qui s’en va sous la lune"

Le dernier quatrain boucle admirablement la boucle avec le premier.

J'ai relu plusieurs fois, c'est magnifique. Bravo !

Edit : Je m'en souviens maintenant, je crois que c'est l'incipit qui a dû me faire fuir, bien à tort, en espace lecture. J'avoue que ces termes, qui m'étaient inconnus, ignare que je suis, m'auraient paru plus à leur place dans un forum explicatif, que comme introduction au poème ... Mais c'est un détail qui ne gâche en rien la qualité de votre texte !

   Provencao   
10/5/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quels délicatesse, sensibilité et raffinement ce poème. Où votre rêverie relie le coeur du poète au temps qui passe.
Cette rêverie nocturne se laisse atteindre par l'essence infinie qui se farde avec caresse.
Avec ce regard de l'ombre qui frissonne, vous nous faites imaginer l'éclat de la rêverie, du miracle qui sont l'horizon de ce poème.

Merci.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eclaircie   
10/5/2021
Bonjour Gil

Un titre assez banal ou justement un peu redondant.
Un exergue que me laisse pantoise. je ne connais aucun des deux mots qui y figurent.
Bien sûr, je suis allée voir.
Alors se pose la question : pourquoi l'auteur a choisi de les placer en exergue ? Pour faire fuir la lambda que je suis ? Pour éveiller sa curiosité ? Pour attirer les plus lettrés et/ou leur titiller la curiosité ?
Passé cet écueil, je lis, j'ai lu.
Voilà donc une rêverie, très douce, qui hante et hante à nouveau ce rêveur, nuitamment.
Qui le choie, lui insuffle le bon terme au bon moment. tellement que les mots se coulent les uns des les autres, les uns après les autres avec un naturel que même la Poésie ne connait pas souvent.
De plus et c'est perso, la lune me fait craquer, les arbres et leurs feuilles aussi, l'arche m'envoûte, seules les "étoiles des mers" me laisseraient froides, mais quand elles suivent "la mer des étoiles", je m'incline.

Éclaircie
(pas envie d'évaluer, trop beau pour ces plumes)

   emilia   
10/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un exercice de style intéressant qui offre avec musicalité de belles images poétiques d’une « Rêverie nocturne », délicatement nostalgique sur le temps qui passe, exprimé avec finesse, tandis que la lune prend son temps pour traverser l’espace céleste avant de décroître, avec l’harmonie des assonances « fr/ss » qui donne à ressentir le frisson évoqué par le narrateur à la pensée de ce passé qui n’est plus, en opposition avec le cycle court de la vie humaine comparé à la feuille flétrie, sous le regard permanent des éléments célestes qui perdurent depuis la nuit des temps, dans une boucle sans fin…

   Myo   
11/5/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une jolie prouesse technique qui réussit à sublimer la poésie dans
une succession de petits quatrains reliés avec subtilité les uns aux autres.

C'est doux et léger.

Bravo!

   GiL   
12/5/2021

   Jahel   
18/6/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème doux et charmant, aussi frais qu'une buée sur un verre d'eau de source.
Si je peux me permettre de dire "à la manière de": Je pense à Charles d'Orléans pour la musicalité, l'enchaînement des quatrains et la fluidité de l'ensemble.
Merci à vous GIL.


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