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Poésie libre
gilbertb : Comme jadis l'Indien
 Publié le 09/03/10  -  15 commentaires  -  1012 caractères  -  217 lectures    Autres textes du même auteur

Comme jadis l’Indien des Plaines...


Comme jadis l'Indien



Comme jadis l’Indien des Plaines
je colle mon oreille à la peau rêche du monde

Je gratte d’un doigt pur les palimpsestes d’une multitude d’échos
métairies opaques
vents d’autan tête-bêche dans la fournaise des maïs
granges sommeilleuses où couvent les orages

Je voue mes pâles remembrances à des soirées navrantes
à des matins de ramassage où l’on emporte très loin
des enfants sans mémoire que le futur déjà condamne

J’attends encore la relève
le passage promis
des chariots de la fête.


 
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   bulle   
2/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai eu des frissons dès la première lecture.

Je découvre une écriture fluide, des images très évocatrices, et une atmosphère dense qui diffuse une émotion intense.

"je colle mon oreille à la peau rêche du monde"

"des enfants sans mémoire que le futur déjà condamne"

Je trouve le final très fort.

Un beau moment, pour moi. J'ai beaucoup apprécié.

   ristretto   
2/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bien délicat de commenter .... un coup de coeur !

un poème court mais très dense,
à chaque phrase – une émotion intense
une ambiance palpable comme ces soirs d'été trop lourds, trop chauds où le temps semble arrêté, où tout vibre en excès - un trop qui éveille nos sens --

«je colle mon oreille à la peau rêche du monde »

merci beaucoup

   LeopoldPartisan   
3/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Magnifique thème que celui d'être en phase avec son environnement,

le premier quatrain est surprenant et mérite vraiment que l'on y revienne pour bien le comprendre et sublimer mentalement les images qu'il évoque. Très fin les palimpsestes d'une multitude d'écho. presque aussi magique que tellurique les vers:

"vents d’autan tête-bêche dans la fournaise des maïs
granges sommeilleuses où couvent les orages"

Il en va de même pour le tercet suivant qui exprime avec une justesse et une précision d'orfèvre la pensée de l'auteur.

Mon seul bémol, mais hélas de taille pour l'ensemble du poème: ce sont les 3 derniers vers, non pour ce qu'ils expriment réellement, idée que je partage tout à fait avec l'auteur, mais plutôt avec le titre et le début du poème. A savoir que l'indien était un nomade qui arpentait les plaines en suivant les troupeaux de bisons. Le bruit des chariots que lui écouta, sera l'annonce de sa fin et de son génocide. Dès lors je suis un peu ennuyé par cette contradiction. Car pour lui les chariots ne furent jamais ceux de la fête. Dommage, ma note en aurait été bien meilleure.

   irisdenuit   
4/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh ! que j'aime cette courte poésie si riche en images.

J'adore le début très invitant. Je trouve la deuxième strophe un peu moins musicale, bien qu'elle soit appropriée dans le contexte de votre poème, je trouve le "opaque" superflu, mais c'est perso.

La troisième strophe me parle beaucoup beaucoup... pleine de sensibilité et de réalisme.

Que dire de plus si ce n'est que j'ai beaucoup aimé.

Merci et bonne continuation,

Iris

   Anonyme   
5/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pas des plus convaincu pour ma part. Le titre est attrayant mais le poème me laisse dubitatif.
Pas vraiment compris mais cela ne m'importe guère, je suis plus "ennuyé" par l'expression, des mots un peu trop "recherchés", trop "durs" à l'oreille parfois, cela nuit à la simplicité, à l'évocation, à la "poésie", mais ce n'est que mon avis bien sûr.

Une belle intention mais le traitement ne me parle pas, désolé.

   Leo   
6/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli texte, très fort, qui démontre de belle façon ce qu'on doit entendre par "ponctuation par l'espace" : pas un changement de vers, pas un changement de strophe qui ne matérialise une virgule ou un point.

On a donc une texte très fluide, dont la lecture se fait naturellement. Le découpage accompagne le sens et l'absence de symboles typographiques reconstitue un espace infini – celui des plaines indiennes, sans doute – mais néanmoins structuré et contrôlé.

Lorsque la construction est aussi précise, colle d'une manière aussi parfaite au sens voulu et sert aussi bien l'intention poétique, je ne peux qu'applaudir. Vous démontrez que la ponctuation existe toujours, qu'elle est indispensable à la lecture, ais qu'elle peut prendre d'autres formes que le pur symbolisme typographique. Soyez-en remercié.

   Anonyme   
9/3/2010
Bonjour ! Remembrances ? Désolé mais je n'ai pas très bien saisi le sens de ce mot qui n'appartient pas à mon langage courant, pas plus que je ne saisis ce que veut dire l'auteur par :

Je gratte d’un doigt pur les palimpsestes d’une multitude d’échos
métairies opaques
vents d’autan tête-bêche dans la fournaise des maïs
granges sommeilleuses où couvent les orages...

Si j'en crois certains commentaires précédents, là où les commentateurs sont à deux doigts de la pâmoison, j'en conclus que ce n'est pas l'auteur qui est en cause mais mon inculture, bien plus profonde que ce que je pensais, et aussi, sans nul doute, mon insensibilité à ce genre poétique...
Bonne continuation. Alex

   Marite   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
"Comme jadis l’Indien des Plaines
je colle mon oreille à la peau rêche du monde"

J'aime beaucoup cette introduction. Hélas, je n'ai pas pu suivre la suite... pas du tout en phase je pense. Une prochaine fois peut-être.

   Arielle   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Si l'on admet que l'Indien des Plaines collait au sol son oreille, dans le simple but de faire corps avec la terre, de communier avec le monde. Je suis ce beau voyage en remembrances dans un passé rural auquel on arrache nos enfants privés de mémoire.
Mais il me semble que l'Indien écoutait le bruit des pas qui venaient à lui, l'a-venir qui se dessinait dans les vibrations du sol. Du coup je le sens amer, écartelé entre son passé, ses "granges sommeilleuses" et un futur qu'il juge condamné.
Quoi qu'il en soit l'ampleur du rythme, la puissance des images me font partager ce voyage équivoque et solennel entre nostalgie et inquiétude.

   colibam   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un parallèle intéressant entre tous ces Bleuets sacrifiés (Remembrance day) de la première guerre mondiale et le souvenir amer d'un peuple millénaire sacrifié par l'ivresse aveugle de la conquête (peut-être également un lien avec la morosité du monde actuel).

« Je gratte d’un doigt pur les palimpsestes d’une multitude d’échos » : une bien jolie formule pour décrire cette mémoire du monde inscrite dans son écorce multiple. Les images qui suivent s'entrechoquent avec beaucoup de force.

Les mots sont denses, expressifs et l'architecture du poème permet de diriger le souffle du lecteur.

   Anonyme   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quels chocs; à la première lecture, puis d'autres encore aux relectures et à la compréhension progressive de chaque idée.
Beau et infiniment subtil.
Au contraire de Léopoldpartisan, je trouve la fin parfaitement cohérente: le colonisateur ne promet-il pas toujours des jours meilleurs? Les chariots bâchés devaient bien se présenter comme ceux de la fête.

   Anonyme   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comme jadis l’Indien des Plaines
j'ai collé mon oreille à ce si beau poème,
j'ai gratté chaque strophe,
me suis fait caresser par ce vent tête-bêche,
attendu les orages,
pleuré sur les enfants.

Subtil.

   belaid63   
9/3/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
moi je reste sur ma faim. un peu court. Je trouve que l'auteur fait un effort pour trouver des mots forts, lourds de sens au détriment de la poésie, que je ne ressens pas vraiment. certaines trouvailles tout de même comme "la peau rêche du monde", "les palimpsestes d'une multitude d'échos".
le thème est des plus intéressant mais le traitement ne m'a pas transcendé.

   Anonyme   
18/3/2010
J'aime beaucoup.
Des images et des associations d'idées surgissent dans la tête à la lecture de ce poème.
Ce ne sont pas forcément celles qu'a voulu transmettre l'auteur, mais c'est sans importance. on se laisse guider par la musique des phrases.
En première lecture des mots m'ont enflammé l'imagination: indien des plaine, métairie, maïs (curieusement), chariots,
A la relecture (il y en aura plusieurs) j'ai retenu d'autres termes, d'autres expressions: palimpsestes, remembrance, soirée navrante et le poème a pris une autre signication.
Un très bel usage des vers libres.
Merci gilbert.

   Anonyme   
16/7/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Malgré plusieurs relectures, le texte ne me donne aucun ressenti, j'attentais après avoir lu les premières lignes encourageantes, des mots plus convaincants, plus propice à me faire entrer dans l'histoire que semblait vouloir me raconter le titre "Comme jadis l'Indien", mais rien de tel. Je n'ai pas accroché.

Un texte bien écrit, sans doute, il se lit bien, mais n'apporte pour ma part rien que je puisse retenir, la forme est peu originale.


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