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Poésie libre
Goelette : En ailleurs
 Publié le 17/11/17  -  30 commentaires  -  814 caractères  -  441 lectures    Autres textes du même auteur

Un pays inoublié.


En ailleurs



Il fait si loin de toi
ma terre aux paumes douces
aux saveurs mariant
l’amande et les épices
Ma si belle rebelle
dont les figues barbares
désaltérant l’été
nous déchiraient les doigts

Ma sèche luxuriante
où le roux du henné
avivait nos cheveux
nos mains et nos regards

Ma brune aux pluies rétives
aux nuages absents
Ma tendre au sang-mêlé
d’épines et de miel
qui étirais tes plages
à l’infini du blanc,
qui abrégeas nos rêves
à la folie du rouge

Il fait trop loin de toi
ma terre aux paumes vides
au passé mariant
le bonheur et l’exil.



https://www.aht.li/3144854/En_ailleurs_02.mp3


 
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   Vincendix   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Malgré une certaine réserve envers la poésie libre, ce texte me plait. Il exprime avec sincérité et pudeur l’amour pour une terre que l’auteur a quittée. Un pays que le lecteur peut imaginer, un endroit où il pleut rarement avec des plages de sable blanc à l’infini…
J’oublie les quelques fautes d’étourderie pour ne juger que le fond du texte.
NB J'ai retrouvé bien des souvenirs dans ce texte, la figue de barbarie qu'il fallait arracher du cactus sans se piquer, les plages de sable fin entre Bône (Annaba) et La Calle (El Kala)...Ce n'était pas mon pays mais je l'ai aimé.

   Brume   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Comment parler d'un pays d'une manière si romantique ? Il faut lire vos vers plein d'exotisme.
Une déclaration d'amour de toute beauté.
Un romantisme loin du mielleux, un parfum dramatique, un air de nostalgie.
Ce beau passage résume bien l'essence de votre poème :

" - Ma tendre au sang-mêlé
d'épines et de miel"

Mais qu'il est beau votre pays dans votre regard! Pays malheureusement souillé par "la folie du rouge"

   Arielle   
6/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte superbe qui dit avec pudeur et simplicité la douleur de l'exil. Le rappel des quatre premiers vers légèrement modifiés en conclusion n'est qu'une des images remarquables de ce texte que j'ai passionnément aimé

   Mokhtar   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que c'est beau...
Les nostalgies de l'Algérie ont souvent été thèmes de textes poétiques tristes et amers. Et pour cause.
Ici, le tableau est complet
Les luxuriances du nord, la sécheresse et les aridités du sud,le henné, les plages, le métissage et ses crises, la fin dans le sang...

Les "paumes vides" Allusion politique ? Évocation de la gabegie actuelle ?

Du style, du sens.
Du concis, du parlant.
Du très haut niveau d'écriture.

   socque   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je regrette le rythme uniforme d'hexasyllabe à chaque vers, qui apporte selon moi une espèce de raideur, de monotonie à cette évocation.
La première strophe me paraît peut-être facile, avec
Ma si belle rebelle
les figues barbares
désaltérant l’été

Mais une impression se dégage de l'ensemble que je trouve expressif. Je ressens une terre du Moyen-Orient, je pense au Liban que je ne connais en rien. Si c'est ce pays que vous avez voulu évoquer, vous êtes parvenu à bien "taper" dans l'imaginaire collectif. Si je me trompe (en parcourant les commentaires, je vois parler de l'Algérie), l'erreur vient de moi, par méconnaissance de la région.

   fried   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est une belle nostalgie que ce poème écrit avec des mots simples
et cette expression inhabituelle "il fait si loin de toi"
on imagine loin en géographie ou dans le temps
mais ce vécu innéfaçable revient vous hanter.
on peut retrouver cette description de terre du soleil, de la mer, du henné, de folie du rouge depuis l'Afrique du nord jusqu'au indes.

   kreivi   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Tellement belle votre terre-mère
Votre terre aux paumes douces, on voudrait que ce soit la nôtre.
juste pour une caresse, un moment
et votre écriture berceuse....
tellement bon de commencer la journée avec une telle douceur...
MErci... je vais relire
et relire

   luciole   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème musical, imagé, très évocateur. Il m'a beaucoup plu.

   Fowltus   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
'les figues barbares'
'Ma brune aux pluies rétives'
'ma terre aux paumes vides'

Les mots ne bataillent pas entre eux pour exprimer avec force. Jaime beaucoup.
Merci.

   Francois   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème plein de nostalgie, où la terre natale est évoquée avec pudeur et tendresse.
Etant moi-même né en Afrique, où j'ai vécu pas mal d'années, ce texte me touche particulièrement.

"Il fait trop loin de toi
ma terre aux paumes vides
au passé mariant
le bonheur et l’exil."

Pas un mot de trop... Bravo !

   troupi   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je crois bien qu'une jolie plume vient de s'échouer sur Oniris et j'en suis ravi. Quelle belle écriture toute en douceur et en expressions originales.
"Il fait si loin de toi" "Il fait trop loin de toi" j'adore.
Si je voulais isoler une image je serais bien en peine, c'est tout le poème qu'il me faudrait recopier.
Merci pour cette lecture.

   PIZZICATO   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Il fait si loin de toi " une tournure originale qui exprime bien cette nostalgie de l'homme déraciné.
Sans pathos, avec de fort belles images, douces.

" à l’infini du blanc,
qui abrégeas nos rêves
à la folie du rouge " superbe passage qui en dit long sur la cause de cet exil...

   papipoete   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Goelette,
Madame ou Monsieur ? je ne me souviens plus .
Qu'il est loin votre pays, et en même temps, qu'il est près puisqu'il est toujours dans votre coeur !
NB " il fait si loin " m'étonne mais dans le bon sens pour mesurer les pas qui vont ont éloigné de lui !
Et cette oasis qui se colore d'ocre et se fait craindre par ses " pluies rétives ", ses figuiers de barbarie ", n'est plus qu'un souvenir au " passé mariant le bonheur et l'exil " .
Dans l'avant-dernière strophe, j'aurais rappelé le sujet ( toi ) pour justifier la 2e personne du singulier de " étirais, abrégeas " ; mais ce n'est que mon avis ! et l'on m'arguera qu'il suffit de lire attentivement ...
Un premier texte qui annonce, favorablement, la couleur de vos futures écritures !
( ma " douce " native de Sidi-Bel-Abbes, vient de faire un petit tour là-bas, le temps de vous lire )

   Pouet   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Je me joins aux autres commentateurs pour saluer la première publication d'un auteur ma foi fort prometteur.

Rien à dire de particulier sur le poème si ce n'est que j'ai fort apprécié.

Les images, la retenue, l'émotion.

Tout y est.

Bravo.

   Ramana   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour une "Goélette", vous n'avez de cesse que de mettre les voiles !
Cet exil ne serait pas volontaire :
"qui abrégeas nos rêves
à la folie du rouge"
J'aime bien le parallèle des deuxième et vingt-deuxième vers :
"ma terre aux paumes douces"
"ma terre aux paumes vides"
Une description chatoyante du pays regretté, qui met en exergue la nostalgie de l'exil. Le mélange en définitive douloureux des sentiments (bonheur et nostalgie) se renforçant l'un l'autre est bien traduit par une description imagée (amandes, épices, Énée, sable blanc...), l'utilisation d'adjectifs possessifs tout le long du poème renforce le lien affectif avec "ma terre".
C'est un joli texte qui coule de manière limpide et qui exploite bien la thème du paradis perdu.

   Damy   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Ma terre aux paumes douces"... comme des mains ouvertes et tendues pour l'accueil.
"Ma terre aux paumes vides"... mais peut-être à remplir à nouveau (?)
Ta terre aux paumes pleines d'une infinie délicatesse pour l'évoquer dans ses plus tendres atours et de la dure réalité de "la folie du rouge" et de l'exil... des mains déchirées mais gantées d'un poème dont la pudeur fend l'âme.

   jfmoods   
18/11/2017
Ce poème en hexasyllabes, de forme libre, est composé d'un huitain, d'un quatrain, d'un second huitain et d'un second quatrain.

Quelques éléments disséminés (amande, épices, figues, henné, plages) laissent à penser que le pays évoqué ici se trouve au Maghreb. On pense, par exemple, à l'Algérie.

L'évocation, écrite en partie à l'imparfait de l'habitude, est empreinte de sensualité (toucher : "paumes douces", "déchiraient les doigts", "épines", goût : "saveurs", "désaltérant", "miel", vue : "le roux... / avivait nos cheveux/nos mains et nos regards", "l'infini du blanc").

L'attachement au lieu est perceptible au travers de plusieurs procédés (entête avec préfixation : "pays inoublié", rime interne : "belle rebelle", oxymore : "sèche luxuriante", portrait métaphorique d'une mère à la fois ingrate et généreuse : " Ma brune aux pluies rétives / aux nuages absents" / "Ma tendre au sang-mêlé").

Le passé simple ("abrégeas") marque la soudaine cassure temporelle causée par une situation assimilable à un état de guerre, sans doute une guerre civile ("la folie du rouge").

Un jeu de gradations s'opère entre les 4 premiers et les 4 derniers vers du poème ("si loin" / "trop loin", "paumes douces" / "paumes vides"), mettant en évidence une perte qui n'a pas pu être comblée. Le passage du temps n'a fait qu'accentuer ce manque (jeu antithétique : "mariant / le bonheur et l'exil") que le souvenir alimente sans cesse (titre : 'En ailleurs").

Merci pour ce partage !

   inconnu1   
18/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
je ne peux que suivre l'avis général. Très beau poème où la rythmicité des vers apporte une touche supplémentaire à la nostalgie ambiante. Le choix des adjectifs, comme souvent y fait pour beaucoup

   emilia   
18/11/2017
Un pays tant aimé, inoubliable et « inoublié », esquissé avec amour par quelques traits caractéristiques qui permettent au lecteur de visualiser les éléments signifiants et suggestifs donnés par le narrateur comme faisant partie de lui-même en évoquant l’union possessive d’un « sang-mêlé » : « ma terre », à la fois sèche et luxuriante, « ma si belle », « ma tendre », comme s’il rendait hommage à sa douce compagne tristement éloignée de lui par l’exil, suite au drame que laisse supposer « la folie du rouge »… ; une lecture captivante et troublante tant l’émotion contenue est palpable, jusqu’à ces « paumes vides » qui traduisent bien la dégradation de la relation douce et accueillante au début du poème en soulignant efficacement la perte et le manque ressentis… ; merci à vous pour cette agréable lecture prometteuse…

   Marite   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pour apprécier pleinement la délicatesse de ces vers il a fallu que je fasse abstraction de ces deux vers :
" Il fait si loin de toi " et " Il fait trop loin de toi "
Leur formulation n'évoque rien pour moi et ils m'ont arrêté instinctivement dans la lecture comme s'il s'agissait d'une erreur dans la transcription. C'est dommage.

   corbivan   
20/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Que de tendresse pour cette terre… et quelle belle façon de l’exprimer…ayant écrit un jour un poème sur ma région, je suis un peu jaloux de vous, j’avoue…et de votre terre, à cause du soleil et des figues surtout, et puis la mer.
Pour le reste on a eu aussi notre rouge…enfin surtout notre orange.

Un grand bravo.

Cordialement

   aldenor   
20/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
En ailleurs. Beau titre signalant l’exil, qu’« Il fait loin » formule joliment.
Une terre belle, sèche, brune, tendre... si vivante.
Les quatrains en rappel « paumes douces/ vides », structurent le poème autours de l’opposition « bonheur/ exil » ; « infini du blanc / folie du rouge ».
Des associations inattendues, une économie des clichés, le ton juste de la nostalgie.
« ...les figues barbares
désaltérant l’été
nous déchiraient les doigts » : Magnifique.
Pas trop aimé « ma si belle rebelle ». Peut-être parce que je ne comprends pas bien la notion de terre en rébellion...

   Gouelan   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai aimé lire ces mots pour une Terre si loin mais si présente.
D'épine et de miel, de blanc et de rouge, sèche et luxuriante.
Un beau mariage d'impressions pour donner la couleur à cette Terre.

   AUDEVAL   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Votre poème est très visuel. J'ai immédiatement imaginé cette terre lointaine que vous avez quittée et que vous aimez tant.

"Va-t'en va-t'en mon arc-en-ciel
Allez-vous-en couleurs charmantes"

nous dit Apollinaire.

Je vous souhaite de retrouver votre arc-en-ciel et les couleurs charmantes du beau pays qui est le vôtre.

   Alcyon   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

d'entrée de belles émotions à la lecture
un poème à lire et relire
je verrai bien un accompagnement musical

beau partage
merci

   Cat   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Goelette,

Que l'on sache me parler d'exil avec autant d'émotion et de nostalgie dans les mots, et je fonds, littéralement.

Une douceur de miel et d'épines, de figues barbares et de paumes douces... Tout me ramène à des souvenirs qui ne cessent d'éblouir ma nuit.

La sincérité des tiens donne le ton parfait à tes vers. Celui que tu nous offres avec un grand savoir-faire et beaucoup de talent.

Merci pour ce premier partage.
A te relire.

Cat

   robyaime   
2/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce texte est une pure merveille de poésie qui parle directement au coeur. J'ai déjà lu des textes de Goëlette et surtout apprécier fortement sa voix en lecture audio.

Je viens d'écouter...c'est magique...encore...encore...ta voix et surtout tes textes.

   Papillon26   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un chant d'amour pour une terre dont vous êtes issue... c'est beau !

   evadne   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique évocation d'une terre perdue mais retrouvée par les mots.
J'aime : "qui étirais tes plages à l'infini du blanc"
"qui abrégeas nos rêves à la folie du rouge", tout est dans la suggestion et dans les sensations.
J'aime : " dont les figues barbares désaltérant l'été nous déchiraient les doigts.
Bravo pour l'élégie aussi grace à la personnification.

   Lylah   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai été conquise dès les deux premiers vers et j'ai pris un grand plaisir à dérouler cet hymne à votre terre natale si joliment personnifiée. De très belles images, comme :
"Ma tendre au sang-mêlé
d’épines et de miel
qui étirais tes plages
à l’infini du blanc"

et une dernière strophe qui fait écho à la première avec ce "trop" qui en est la belle conclusion.
Bravo


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