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Poésie néo-classique
gorgonzola : Carthage est dans le doute
 Publié le 22/07/08  -  3 commentaires  -  2103 caractères  -  20 lectures    Autres textes du même auteur

À ceux qui comprendront...


Carthage est dans le doute



Carthage est dans le doute
Ce soir dans cette brume, étourdissant mensonge.
Ce n’est pas la chaleur, ni même une déroute,
Mais un mal bien plus grave, incessant, qui la ronge.

Une rumeur lui vient,
Écho de toutes parts. Des entrailles du sud.
Là où l’homme est vaillant, intraitable gardien.
Là où le sable est roi vous pare et vous dénude

À son gré de seigneur.
Puis s’élève une voix des terres montagneuses,
De l’ouest grand sauvage, enfant du dur labeur
Fils de mère Nature, arable mais hargneuse

Et souvent dévouée.
Alors, un bruit accourt de l’île au Lotophages
Et traverse Syphax puis Hadrim, empressé.
Enflant jusqu’à l’excès, il vient clamer l’adage :

« La nation se réveille ! »
Foudroyant soubresaut d’un peuple anesthésié
À l’artifice traître et illusoire éveil.
Que de leurres ainsi, vêtus de liberté :

Nul droit n’est point macache !
Toutes les médinas s’agitent d’impatience,
S’organisant ensemble, excluant les plus lâches.
Au diable la survie. Ainsi et sans outrance,

Tous s’armaient de courage.
Cela suffirait-il à vaincre le démon
Qui leur promet argent et bonheur par ouvrage,
Qu’il volait aussitôt sans aucune raison

Que celle du plus fort ?
La nation d’Hannibal souffrait de soumission.
Symptômes : pauvreté, vague errance à son sort,
Désespoir, décadence et puis indécision.

Fallait-il s’indigner ?
Ou se taire peut-être. Ou faire la vaisselle.
Oui, un peu de ménage ! Inoffensif ! Laver
Les ordures. Douleurs ; voilà maintes séquelles.

Un décrassage en règle :
(Prenez n’importe quoi puis procédez ainsi)
Soulèvement rapide et si possible espiègle,
Rinçage en profondeur, renversement de nuit,

Ainsi rien ne paraît.
« Mes filles et mes fils sont-ils prêts ? » disait-elle.
On ne sait seulement que lorsque l’on essaie.
Carthage est dans le doute. Espoirs conflictuels.


Gorgonzola©


 
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   Anonyme   
22/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau poème.
Un "fond politique" bien maîtrisé, un rythme agréable.
On ressent la nécessité de l'auteur à écrire ces lignes,
on perçoit fortement son engagement et cela j'aime beaucoup.
Pour moi une des plus belles réussites de cet auteur.

   David   
24/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Gorgonzola,

Un air de code secret, de complot déguisé, une drôle d'impression et une charge poetique, je n'ai pas tout compris, mais j'ai bien aimé.

   Anonyme   
12/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je vous ai relu plusieurs, mais je n'arrive pas à accrocher au propos de ce texte, il m'est bien trop hermétique, l'émotion n'est pas au rendez-vous.

Ici, l'écriture semble sans faille. Ce poème est fluide, dommage que le fond soit si complexe.

L'incipit dit " à ceux qui comprendront", tant pis pour moi, je n'en fais pas partie. Pour percevoir le sens d'un écrit, il faut un peu être guidé par son auteur.


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