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Poésie néo-classique
gorgonzola : L'assaut des nuits d'ébène
 Publié le 31/08/08  -  6 commentaires  -  1706 caractères  -  48 lectures    Autres textes du même auteur

Le poète face à l'ombre...


L'assaut des nuits d'ébène



              I


Le poète seigneur des amours oubliés,
Laissant vaquer, parfois, son esprit en tourmente,
Éveille bien souvent des souvenirs passés,
Qui martèlent son âme et que le soir enfante.

Lorsque l’obscurité que libère la nuit
Déroule sur le monde, avalant les lumières,
Il est là regardant son courage qui fuit
Et n’ose même pas à ce fléau s’extraire.

Et quand l’ombre répand en tout coin ses relents,
C’est la peur qui l’assaille et lui creuse une tombe :
Le voilà submergé, il se laisse mourant
Sur la rive et se noie, écrasé sous les trombes.

Et quand de la pénombre un long râle survient,
Enserrant son esprit et torturant son âme,
Le poète soumis agonise et devient
Martyr des émotions, insensible à tout blâme.


              II


Mais l’artiste n’est pas du commun des mortels,
Et lorsque ce commun court et rejoint sa perte,
Le poète éternel refuse son autel
Il se lève et combat les ombres découvertes.

Sa passion, son courage et sa plume, ses mots
Sont ses armes et nul ne sait en faire usage
Avec cette ferveur, ces discours de héros
Il apporte lumière et défait les présages.

Ainsi qu’un Prométhée, au loin parmi les cieux,
Le poète divin éclaire ses semblables,
Il se fait la parole, auprès de tous les dieux,
De la raison humaine, infinie, inviolable.

Et quand cette lumière, avec le jour venant,
Dissipe le brouillard du malheur et des peines,
Le poète insoumis n’omet pas que devant
Arrive de nouveau, l’assaut des nuits d’ébène.


 
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   Anonyme   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un seul bémol qui concerne ce qui est dit : "et nul ne sait en faire usage", je trouve cela trop tranché, trop affirmé, l'auteur pense avoir raison et le dit sans détour, il élimine par sa manière de, la possibilité de contester. Or je conteste, mais c'est un autre débat.

Pour le reste, à savoir l'essentiel, la plume est belle, le rythme mélodieux, le chant du poète est doux à entendre, les deux dernières strophes sont des bijoux d'écriture.

Bravo pour "l'assaut des nuits d'ébène".

   David   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Gorgonzola,

Pas trés séduit par ce morceau, un manque d'intensité, une impression d'étalement.

"souvenirs passés"

Mon premier accroc trés tôt en lecture, j'ai oublié le nom, c'est une formule surchargée.

"Lorsque l’obscurité que libère la nuit
Déroule sur le monde, avalant les lumières,
Il est là regardant son courage qui fuit
Et n’ose même pas à ce fléau s’extraire.

Et quand l’ombre répand en tout coin ses relents,
C’est la peur qui l’assaille et lui creuse une tombe :
Le voilà submergé, il se laisse mourant
Sur la rive et se noie, écrasé sous les trombes."

Là aussi une impression de doublon dans ces deux strophes, "l'ombre" reprend "l'obscurité".

"Et n’ose même pas à ce fléau s’extraire."

Ce vers est mon second accroc, il se dit - s'extraire de - je ne connaissais pas - s'extraire à - ça ne passe pas pour moi dans ce contexte.

"Il se fait la parole, auprès de tous les dieux,
De la raison humaine, infinie, inviolable."

Le poème parle plutôt de passion que de "raison"


Un bon fond mais les accrocs me semblent un manque de rigueur. "faible" juste pour la confusion que je repproche au poème entre "raison" et passion, + pour le titre prometteur.

   Anonyme   
31/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai vu ce texte avant les autres en correction et j'ai fait un commentaire pour mes collègues correcteurs: "enfin de l'alexandrin, du vrai, qui coule de source..." Très beau dans la forme et le traitement du thème. Cela rappelle des textes de Leconte de Lisle ou Blaise Cendrars. Un petit côté romantisme parnassien que j'ai adoré.

   Doumia   
27/9/2008
Enfin je lis un vrai poème classique - tellement font leur petite tambouille avec le classique- et quel poème !
Je n'ai rien d'autre à dire que bravo et merci

   Anonyme   
7/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ainsi certains contemporains croient encore au Poète-Mage, au Guide des Peuples, au prophète cher aux romantiques ?

J'ai un problème avec le vers huit : il me semble qu'on s'extraie de, et non à. D'ailleurs, "pas à", ça gène l'oreille ; ça sonne comme un hiatus.

Quoiqu'il en soit, et même si les rimes riches sont rares, cette lecture m'a ravi.

   Anonyme   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Par rapport au précédent écrit que je viens de lire "Les plaintes", ce poème-ci est de moins bonne facture, il y a une abondance de "et" 5 dans le premier écrit, 5 dans le deuxième, dont deux successifs
" Et lorsque ce commun court et rejoint sa perte "

Pas très plaisant à lire c'est aussi trop nombreux "qu' - qui - que - lorsque - quand "
- " Qui martèlent son âme et que le soir enfante. "
- " Lorsque l’obscurité que libère la nuit "
- " Et quand l’ombre répand en tout coin ses relents, "
- " Et quand de la pénombre un long râle survient, "
- " Et quand cette lumière, avec le jour venant, "

Il y a un effet voulu qui nuit beaucoup à l'écrit, un peu de simplicité aurait permis de mieux mettre en valeur, l'inspiration de ce poète, être sensible, qu'un rien rend créatif, vous l'avez rendu inabordable " Mais l’artiste n’est pas du commun des mortels, " - "Le poète éternel" - "Le poète divin".

Il est difficile de se reconnaître dans ce poète-là, surfait.


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