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Poésie néo-classique
gorgonzola : Mon cœur est poète
 Publié le 20/04/08  -  5 commentaires  -  2988 caractères  -  20 lectures    Autres textes du même auteur

Ce n'est pas moi, c'est lui ! Lui qui chante, lui qui écrit ! Lui danse et lui et luit.
Écoutez-le...


Mon cœur est poète



Mon cœur est un poète ; étourdi et rêveur.
Infini chimérique aux pensées aériennes,
Dont les folles lubies induisent en erreur
Ma plume qui est sienne.

Elle transcrit ses mots, faits d’or et d’affection,
Avec fidélité. Et rapporte ses songes,
Monologue en discours, divine élocution,
Sans jamais de mensonges.

Parfois il me fait choir à mille et un prurits,
Que je n’ose écarter de peur qu’il ne se froisse.
Et souvent, je me tais, soumis à son débit
Dont il laisse les traces.

Des traces que j’écris à l’encre de mon corps
Et puis que je transcris en pages d’existence,
Qui demeurent ainsi à l’abri de l’essor.
De bien des ignorances.

Mon cœur est un poète ; excessif, passionné
Par les galbes, les yeux des jeunes demoiselles,
Auxquelles il succombe et ne veut résister
Car il n’est point fidèle.

De joie, incandescent, crépitant d’émotion.
Merveilleux solitaire, excité par nature.
Robuste mais sensible aux vives sensations
Des cuisses : la fêlure.

Il se trouve parfois, tout en sublimation,
Enivré par l’entrain d’une vie de vertiges,
Où les sens sont sultans dans la disproportion
De maints et maints prestiges.

Il n’est aucune honte à pareils procédés
Puisque son engouement lui vaut quelques tendresses
Et autres gâteries. Il ne peut refuser
De si belles maîtresses !

Mon cœur est un poète ; éternel ténébreux.
Les moments de bonheur qui jalonnent la vie,
Il les voit à son dos, toujours en songes creux,
Perdus sans préavis.

Le voilà rembruni, austère et larmoyant,
Sitôt qu’une âme part en une lourde perte.
Ou bien encore sinistre, éploré, désolant,
Lorsqu’un amour s’écarte.

Mieux que quiconque, il sait ce qu’est d’être tout seul.
Il mesure l’ampleur de tout ce temps qui passe.
L’aigreur des mauvais jours, comme un drap, un linceul,
Le couvre et il trépasse.

Il sait la solitude atroce et sans pitié.
Messagère du mal, terrible ambassadrice.
Souvent il désespère et se sait condamné
À cette prédatrice.

Mon cœur est un poète ; exalté malgré tout.
Lumineux troubadour, affichant un sourire
Que nul ne peut plagier : le sourire d’un fou,
Plongé dans ses délires.

Sempiternellement, en battements violents,
Qui résonnaient en moi en supplications vaines,
Il a connu l’amour, ses appels incessants.
Il a connu la haine.

Ni à l’un ni même à l’autre, il n’a jamais cédé,
Arpentant toujours droit les sentiers de ce monde.
Grand seigneur par tous temps, incombant le respect
À tous ceux qu’il sonde.

Mon cœur est un poète ; endormi cette nuit
Au fond de vos pensées. Sur le bout de vos langues
Tout du moins ! Je l’espère. Et il se réjouit
De livrer son harangue.


 
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   David   
21/4/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Gorgonzola,

Je ne l'ai pas murmuré, mais je l'ai lu deux fois en laissant reposer, il a un charme ce poeme, j'aime bien la construction des strophes avec le dernier vers plus court.

   clementine   
22/4/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai vraiment apprécié ce poème que je trouve très beau, dans le fond et la forme.

   Anonyme   
23/4/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Sincère, bien dit.

Ton coeur fait un bon poème.

   Couette   
25/4/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un peu long à mon goût mais j'en salue d'autant plus la bonne alternance des rimes masculines et féminines (sauf vie et préavis) mais je me doute que tu le sais!! car ce poème est bien construit..

   Anonyme   
15/12/2016
 a aimé ce texte 
Pas
C'est un texte bien trop long, dans ces mots j'ai plus senti l'homme et pas tout à fait ce "cœur poète", vous vous êtes trop éparpillez tout au long de ce dialogue, il y manque de la teneur, de la profondeur.

Quelques mots m'ont fait sourciller "des cuisses, gâteries".

Je trouve comme précédemment ce côté "présomptueux" au sein de cette strophe :

" Mon cœur est un poète ; endormi cette nuit
Au fond de vos pensées. Sur le bout de vos langues
Tout du moins ! Je l’espère. Et il se réjouit
De livrer son harangue. "

J'aurais aimé trouver dans ce "cœur poète" plus de simplicité, de générosité, je l'aurais aimé plus attentif, moins centré sur lui-même.


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