Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
GraddyChristine :  Le doute
 Publié le 24/08/20  -  10 commentaires  -  714 caractères  -  203 lectures    Autres textes du même auteur

Quand le doute commence à s'implanter.


Le doute



Entre figures du jour et lignes de la nuit
Sillage à l'envers de la vitre
Requiem des abysses
Dans mes boyaux
Dans ma tête de rêveur inachevé

Avec quelques convulsions
Parfois je te hais je t'aime
Je t'aime avec mes yeux en feu
La lune dans son apogée
Je te hais imperceptiblement
Comme lorsqu'on charrie la mort

Car tu fais trembler la terre
Avec tes cliquetis hypnotiques qui tombent
Sans le vouloir de tes pores du corps
Avec dans tes mains la lumière
Qui me fait douter d'une chose

Mon physique ne fait pas trébucher
Ce que tu es
Ce que les hommes envient
Tout en croquant leurs lèvres ?


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   sauvage   
12/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'écriture est ici sensuel à souhait, sachant doucement exprimer le doute s’immisçant dans le corps et dans l'esprit. Sans vouloir entrer dans les détails, cette poésie est bien au service d'un message, aucunement artificiel comme trop souvent, seulement un choix juste de mots nous faisant passer de l'autre côté, des phonèmes à l'émotion. Je dis bravo !

sauvage en E.L.

   Anonyme   
24/8/2020
Bonjour,

Ce poème me donne à penser qu'il est écrit d'une main dont le français ne serait pas la langue originelle.
Il y a là un emploi de la langue souvent sur la ligne de crête et dont on se demande de quel côté cela pourrait chuter. C'est délicieux et agaçant tout à la fois ; le doute n'est pas que dans le titre car il se transmet par capillarité au lecteur qui vient à douter lui aussi de ce qu'il croit lire. Il m'arrive parfois de lire des textes étrangers dont je connais parfaitement la prononciation de la langue sans toutefois bien saisir le sens de ceux-ci et bizarrement j'ai cette même impression avec cette fois ma langue maternelle ; c'est un effet de curiosité tel que je ne sais que penser du tout !

J'hésite vraiment à mettre une appréciation dont je ne sais sur quoi elle serait fondée. J'aurais l'impression de me mentir et de "faire comme si" j'étais bien en mesure de déposer un avis sur ce poème qui mérite peut-être mieux qu'une sentence définitive.

Merci de ce partage.

   papipoete   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour GraddyChristine
Le doute est dans votre poème, tout comme dans votre pseudo...on vous croit femme, et non vous seriez monsieur ?
Je lis qu'en vous s'installe le doute, quant aux intentions de votre moitié ; on aime toujours du moment que point l'on se quitte
on hait aussi dès lors que le doute nous habite...
NB il faut lire " façon Champolion," pour se faire une image de votre dessein, et je dois dire que vos vers m'ont empli d'un énorme...doute !

   Corto   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un poème qui doute et entraîne le lecteur dans son propre doute.

Mais chacun doute-t-il de la même chose, de la même inquiétude ?

L'auteur ne se dévoile guère. On peut lire un sens et la ligne suivante se mettre à en douter.

Merci pour ce partage.

   Vincente   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
L'exergue parle d'un commencement de doute, le poème exprime un doute achevé. Ce ne sera pas la seule contradiction qui embrassera "narquoisement" ce texte assez terrifiant.

L'atmosphère bleu nuit que les mots décident comme à leur insu, presque en acte manqué, avec leurs constructions stylistiques tourmentées, est une "réussite" de l'écriture épanchée ici. Si l'intention était de mettre mal à l'aise, il faut reconnaître là une pertinence à cette façon d'écrire.

Par contre, si l'intention est également de créer une ouverture pour aider le narrateur à se sortir du mauvais pas dans lequel il se trouve engoncé, alors ce n'est pas gagné !
J'ai eu beaucoup de mal à me sentir attrapé, et même concerné, par ce poème, tant l'expression y est déchirée… dans sa forme comme dans son fond. L'on sent la difficulté de comprendre du narrateur comme celle de dire ce qui lui arrive, ce que l'on sent ce n'est même pas du "doute" – le doute exige une définition minimale de deux états, deux options, deux croyances, antagonistes ou a minima spécifiques –. J'ai plus ressenti une difficulté à s'emparer d'un trouble que l'hésitation devant un choix binaire.
Il me semble que la difficulté du lecteur pour saisir le pourquoi de ce texte vient du fait que celui qui met le "doute" est un "être" insaississable, vraisemblablement un dieu ou "Dieu" lui-même, qui est le fauteur de trouble, celui qui est nommé par défaut dans ce poème. Mais ce peut-être aussi le narrateur lui-même qui dans un dualisme "bouleversant" de sa personnalité se bute aux deux pans de lui-même s'opposant.
Ce qui rend à mes yeux difficile l'empathie envers ce qui est évoqué est cette incertitude.
C'est un poème qui traite de façon forte un sujet et pourtant semble le fuir, voire l'éviter, en ne le nommant pas, en le laissant dans le flou. À ce stade d'expressivité, le doute même n'est plus permis…

Un détail d'importance, quand le mot "boyaux" apparaît au quatrième vers au cœur d'un lyrisme déjà bien installé, il fait l'effet au moins d'un cheveu sur la soupe, au plus d'une bombe dans le champ lexical. J'avoue avoir ensuite eu un peu de mal à me refondre dans le lyrisme noir revenu.

   Gouelan   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
À chaque relecture je découvre un chemin, je doute, je perds pied, alors je recommence.
J'aime et je hais ces poèmes où les mots nous perdent, nous illuminent, nous illusionnent peut-être.
Aime et haine, mourir, nourrir, la vie début de la fin...

J'ai sans doute compris à l'envers, de l'autre côté de la vitre, mais la vie a-t-elle un sens, un endroit ?

Merci pour ce partage étrange et fascinant. Les mots sont équilibrés, funambules, noctambules. Des mots qui vont plus loin que ce qu'ils disent.

   Jocelyn   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je comprends donc parfaitement que le doute évoqué est celui d'une personne qui est plutôt certaine de ses sentiments... doute-t-elle peut-être tout simplement de son doute ? Ou bien doute-t-elle peut-être de l'évidence de l'autre ? ce fameux personnage haï et aimé à la fois. Ce fameux personnage qui fait "trembler la terre"... Comment savoir ? Parce que sans nul doute le langage n'a pas tout dit, peut-être par faiblesse de fond, peut-être de forme peut-être pour aucune raison des deux... Mais en parlant de la forme, j'ai beaucoup aimé les deux premières strophes. Elles avaient l'air de dire quelque chose en accord avec la langue employée par le "rêveur inachevé". A partir de la strophe trois j'ai trouvé les accords un peu forcés mais c'est que mon point de vue...

   Atom   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Il y a dans ce poème une certaine imagerie, une certaine emphase plutôt gothique qui m'agace un peu.
Le doute, dont il est question ici concerne t-il la foi en Dieu ?
C'est ce que laisse entrevoir à mon sens, ces vers. Même si je trouve ce poème plutôt confus. Aussi bien sur le fond que sur la forme. (Les majuscules à chaque début de vers et l'absence de ponctuation... mais pourquoi pas ?)
Il y a des tournures assez mal venues du style : "de tes pores du corps" ou encore "cliquetis hypnotiques qui tombent" (malgré l'effort d'allitération)...
Et puis ce vers sur lequel j'ai vraiment buté : "Dans mes boyaux"...
"Entrailles" par ex aurait quelque part mieux sonné.
Donc au final, très peu emballé en ce qui me concerne par cette lecture.

   Romuald   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J´aime le mystère dans cette poésie
J´aime les cliquetis qui tombent (je ne sais pas pourquoi)
J´aime les contraires qui se trouvent, la nuit et le jour; je te hais, je t´
aime...
...

   Arsinor   
28/8/2020
Les quatre premiers vers, prometteurs par leur originalité de vocabulaire, recherché, débouchent sur une évocation de l'amour physique parfaitement compatible avec un chef-d'œuvre en poésie moderne ; sans doute vous perdez-vous en cours de route, du moins est-ce mon opinion personnelle, quand vous accumulez les allusions et les proposition trop peu claires pour faire sens. Notamment, on ne saurait convoquer le concept de mort sans le développer ; c'est trop et trop peu de l'écrire, à vide, même si vous avez l'impression d'avoir dit beaucoup en osant l'écrire. Il faut ajouter que votre titre sauve en partie le poème, dont l'intrication interne suggère effectivement un doute, qui finit par s'incarner. Vous retombez sur vos pattes en consacrant toute la dernière strophe à la définition de ce doute aussi je ne dirais pas que le poème est raté ; cependant c'est un peu tard et ce qu'on peut faire dans une nouvelle (bien commencer et bien finir pour ficeler le tout), peut-on le faire en poésie ?

Exemples :
on ne sait pas pourquoi rêveur n'est pas au féminin
la lune aurait plutôt sa place dans la première strophe
le "je" est haïssable disait Pascal, en tout cas, vous l'utilisez beaucoup
cliquetis ? pores ? pourquoi ?
ce que tu es = ce que les hommes envient ?? je ne comprends pas

Voilà, j'espère ne pas vous blesser et que vous pourrez tirer quelque chose de ce commentaire. Bien cordialement, A.


Oniris Copyright © 2007-2020