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Poésie contemporaine
herman : Poésie sa muse
 Publié le 24/03/20  -  3 commentaires  -  666 caractères  -  120 lectures    Autres textes du même auteur

Quelques mots sur ma rencontre avec la poésie. C'est un début pour moi, une amorce.


Poésie sa muse



Entre, jeune éclairée,
ici un commencement se laisse entrevoir.
L'aquilon archaïque vient faire frissonner ton assemblage,
je suis le nerf optique intérieur qui prend du galon...
Un frais murmure court le long de tes vertèbres, n’aie pas peur...
Sache une chose, enfant, sache que le bas te leurre...
Les globes rivés sur le sillon piqueté de tes pas, tu bigles.
Cherche au-delà du sommet du Valhalla, plus loin que l'azur, suis les oiseaux.
Monte dans l'arbre des Séphirot, avive la braise de l'athanor et laisse-toi ondoyer sur le chant des
lettres.
Avec moi tout s'esquisse et démarre.
Faites vos Je...


 
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   Lirian   
24/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour herman,

Des glissements sémantiques sympathiques, de la recherche poétique évidente, des consignes non impératives et voilà un très beau poème. Pourtant itératif, le thème est ici 'modernisé' tout en gardant une espèce d'intemporalité. Je trouve l'équilibre audacieux comme judicieux d'autant plus que la thématique que vous proposez n'est d'ordinaire pas ma tasse de thé.
Une belle entrée en matière dépoussiérée!
Merci.

   Provencao   
24/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Cherche au-delà du sommet du Valhalla, plus loin que l'azur, suis les oiseaux.
Monte dans l'arbre des Séphirot, avive la braise de l'athanor et laisse-toi ondoyer sur le chant des
lettres."

J'aime beaucoup cette pensée que vous nous offrez qui se trouve scellée dans un art poétique à souhait.

Belle atteinte en vos vers d'un commencement qui se doit de tourner son regard vers le vrai...



Par ces mots" laisse-toi ondoyer sur le chant des lettres" les lettres sont nimbées de musique empruntant le je.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Vincente   
25/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une proposition pleine d'audace(s) s'invite dans ces quelques vers. Des audaces bien sympathiques qui ne sont pas sans quelques débordements. J'y reviendrai, mais je voulais d'abord saluer l'envie, la belle envie de se lancer, de "s'élancer en "Quelques mots", sur ce "début", cette "amorce" de poétique. Car ce qui s'écrit en convocations multiples parle de l'intention d'embrasser la "muse", qui se devine pourtant immense, et dont le titre "s'amuse" avant même de commencer de l'évoquer.

Ce qui est troublant à la lecture, ce sont les registres spécifiques qui s'enchaînent, s'entremêlent, sans vraiment s'éparpiller, mais tout de même, le lecteur est en limite de surcharge cognitive. Voyez une "poésie" qui "s'amuse", triviale donc, mais qui s'adresse avec lyrisme et sérieux à l'univers et à ses hautes valeurs tout en composant l'expression de son regard depuis son intériorité la plus sensible, mais aussi la plus physiologique ; comme s'enquérant des possibilités mécaniques de sa machine humaine (cf. "nerf optique", le "intérieur" à son sujet étant dispensable – les "globes rivés " – "tu bigles"). Et puis vient ce clin d'œil du vers final, "Faites vos Je…" dont j'hésite encore à apprécier sa profondeur implicite, le "jeu" de la vie, le "Je est un autre" du poète, le "je raconte ce que je vois ce que je sens"… ou à regretter de terminer l'envolée sur ce "Je" de "mots" tout de même un peu facile, pour ne pas dire un peu lourdaud, donc paradoxalement assez léger… Désolé, mais je me perds dans les antagonismes de la formulation ; d'ailleurs, j'avais oublié de noter l'emploi de l'impératif présent qui donne de la vigueur au propos, une sorte de réalisme très impliquant, le poète en herbe y croit, ça c'est sûr et c'est tant mieux, mais peut-être faudra-t-il une écriture un peu moins erratique pour emporter plus largement.


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