Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
HND : Lucile
 Publié le 07/04/18  -  9 commentaires  -  628 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

Le narrateur – ou est-ce une narratrice ? – évoque la présence ou l'apparition d'une jeune fille, presque encore une enfant, qui semble le – ou la ? – poursuivre tout au long de sa vie, jusqu'au jour où...


Lucile



Elle avait cet air doux des enfants d'autrefois
Sur les photos sépia des albums de famille
Et dans mes rêves, exquise, elle venait parfois
Danser dans la lumière ou l'ombre des charmilles

Le songe s'éteignait lorsque venait le jour
Je reprenais alors le rythme de ma vie
Mais sans cesse et sans bruit elle revenait toujours
Hanter de son sourire le havre de mes nuits

Plus d'une fois je crus l'avoir entr'aperçue
Sur un pont, dans un train, en abordant une île
Jusqu'au jour où j'appris qu'elle n'avait pas vécu
Qu'elle était morte à quatorze ans, Lucile.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
22/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
j'ai tellement rêvé d'elle, qu'à mon réveil j'étais navré de la perdre !
Je crus même l'apercevoir là, et sur ce pont, dans ce train ... Mon rêve prit fin un jour, quand on m'apprit qu'elle était morte depuis longtemps, elle avait quatorze ans .
NB Lucile dut faire battre le coeur de l'auteur, il y a longtemps, puis disparaître de sa vie ; mais elle resta gravée en lui ...
Je ne puis que partager ce songe, car l'ayant moi-même vécu, à la différence que mon héroïne vit toujours !
Des vers tout simples mais si délicats
Dommage qu'au 3e vers, la métrique atteigne 13 pieds et les suivants peut-être aussi ?
papipoète

   Lulu   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour HND,

J'ai vraiment beaucoup aimé lire ce poème que j'ai trouvé très musical. Je l'ai pourtant lu silencieusement. Tout, dans vos choix, semble pertinent : celui de rédiger sous forme d'alexandrins, de quatrains, et la discrète ponctuation.

On aurait pu n'avoir qu'un portrait de Lucile au travers de ses "apparitions", mais ce qui est intéressant dans ce poème, c'est cette interaction entre le fantôme et le narrateur (ou la narratrice).

Peut-être suis-je d'autant plus sensible au thème, par ailleurs, que j'ai longtemps aussi été "hantée" par une personne que j'avais aimée ? Cela, en tout cas, fait que j'ai le sentiment de lire un poème tout à fait réaliste... Il me rapproche de mon propre souvenir.

Enfin, j'aime beaucoup le style lié au vocabulaire employé et au choix des temps verbaux.

J'ai songé relever un exemple de vers qui me plaît particulièrement, mais je n'ai su choisir. En définitive, je les apprécie tous...

Bravo, et bonne continuation.

   Hananke   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'aime bien ce poème qui raconte comme une histoire de fantôme
qui hante le narrateur.
Quelques beaux vers simples mais attachants :

Elle avait cet air doux des enfants d'autrefois
Danser dans la lumière ou l'ombre des charmilles

Entre autres.

J'aime la poésie qui semble tutoyer le fantastique et ce qui ne gâte
rien, c'est joliment écrit.

   eskisse   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour HND,

Vous faites revivre un passé qui s'étire, se répète dans une sorte de doux flou : tout est fluide dans vos quatrains. Un poème qui touche le lecteur par son thème, dans la mesure où l'on a tous nos fantômes mais aussi par sa musique.
Merci pour ce partage.

   Alexandre   
7/4/2018
Bonjour... Juste une remarque concernant la métrique de vos vers qui se veulent do décasyllabiques mais malheureusement ne le sont pas dans bien des cas. (Ex: vers 3, 7, 11 et 12 ).

Dommage car ça ne facilite pas la lecture et de ce fait pour celles et ceux qui, comme moi, se mettent automatiquement en "mode classique" pour découvrir ce texte, la qualité du poème s'en ressent... même en catégorie Contemporaine.

Au plaisir...

   PIZZICATO   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des " photos sépia " qui engendrent des rêves et fabriquent une vie qui n'a pas existé , l'idée est plaisante et le texte bien conduit.

Un peu dommage que la métrique de certains vers vienne perturber la musicalité de l'ensemble.
Ma préférence est donnée au premier quatrain.

   Marie-Ange   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Pour la forme, pourquoi une ponctuation en pointillé, celle-ci est présente de façon irrégulière dans la dernière strophe et complètement absente dans les deux premières.

Pour le fond, j'ai fait plusieurs lectures de votre écrit, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est troublant. Il est curieux de voir à quel point une photo peut vous avoir marqué avec autant d'insistance, de manière à s'imposer de façon obsédante. Il vous faudra cette révélation pour vous sentir comme "libéré" de cette emprise.

C'est un poème qui ne laisse pas indifférent, mais je ne saurais en donner une raison bien précise. Vous avez su apporter un petit côté original à cette relation particulière créée avec "Lucile", de part le fait qu'elle sort vraiment du commun. Elle perturbe un peu l'entendement.

   Francois   
7/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème un peu mystérieux, troublant, on aimerait en savoir plus sur cette Lucile, et pourquoi elle obsède à ce point l'auteur...
On dirait du Modiano, en poésie...

Je regrette juste le côté irrégulier de la métrique (vers de 12 et 13 pieds) et des rimes un peu faibles..

   Ioledane   
10/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’adore ces vieilles photos sépia, au charme suranné qui souvent interroge.
Ici, le narrateur (ou trice) a fixé son imaginaire sur une toute jeune fille, au point de rêver d’une rencontre (à quel âge ? sûrement hors du temps …).
Lorsqu’il apprend qu’elle est morte très jeune, on le devine affecté, mais cette émotion-là n’est pas racontée, elle se devine.
Pour autant, cessera-t-il de la voir apparaître dans ses rêves ou son imagination ? …

Le vers final, cet octosyllabe au bout des alexandrins, comme le couperet d’une vie achevée trop tôt, tombe avec à-propos.

Bon, cet écrit n’est pas exempt de clichés (la danse dans les rêves, l’ombre des charmilles, reprendre le rythme de sa vie, le havre des nuits …) et les rimes sont parfois maladroites (autrefois / parfois, jour / toujours) ou particulièrement pauvres (vie / nuits, aperçue / vécu). Néanmoins dans l’ensemble, j’ai bien aimé.


Oniris Copyright © 2007-2018