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Poésie contemporaine
inconnu1 : À la recherche d'une identité poétique
 Publié le 20/12/17  -  10 commentaires  -  1058 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

Merci aux poètes qui m'ont inspiré.


À la recherche d'une identité poétique



Je suis du vérolé l'indigne sous-traitant.
Gouttant dans mon cerveau par des veines fécondes,
Coule un maigre ruisseau que, malicieux, Satan
Alimente d'idées obscures et profondes.

Je suis le vieux barbu aux vers entortillés.
Je cultive, à plaisir, le rythme et l'anaphore.
Mais que la douleur vienne et ma plume endeuillée
Laisse échapper un pleur, mélancolique et fort.

Je suis le ténébreux, je suis l'enfant prodige.
J’accorde aux mots grossiers de séduisants parfums.
Je suis le débauché, et l'automne m'afflige
Du poids lourd à porter d'une langueur sans fin.

Chacun, à sa façon, tour à tour me tourmente.
Je suis un purgatoire où des âmes damnées,
En quête de pardon, sans cesse se lamentent,
Et versent à grands flots des sanglots surannés.

Né un instant trop tard, discipliné dépôt,
Je suis un doux hospice, où des vieillards malades,
Accoudés à mon front comme dans un tripot
Se plaisent à brailler leurs sombres jérémiades.


 
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   BeL13ver   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le titre me semble sonner bien contemporain, même si le texte est plutôt néo-classique, en effet, dans la forme.

L'auteur se plaint ici d'un manque d'inspiration, du fait qu'il ne se pense pas reconnu par ses modèles. Une plainte un peu plate à mon goût, qui paraît autant une jérémiade que celle des "vieillards malades".
J'aime beaucoup la quatrième strophe qui ne manque pas d'inspiration, mais qui paraît mal amenée par ce texte un peu insipide. L'auteur pourrait donner plus de saveur à ses textes que cela en changerait ses états d'âmes...
Qui plus est, le néo-classique reste du classique, un peu retravaillé, certes, mais du classique malgré tout. Ici le vocabulaire et le style tendent plus au contemporain. Quoique la forme soit néo-classique (ainsi que dit plus haut).

BeL13ver, en Espace Lecture

   solo974   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime beaucoup votre poème néo-classique, au rythme régulier et à la technique maîtrisée concernant la métrique.
J'ai particulièrement apprécié la reprise de "Je suis" (le vieux barbu/le ténébreux/l'enfant prodige/le débauché/un purgatoire/un doux hospice) qui illustre très bien - selon moi - la thématique même de votre poésie : la quête d'une identité littéraire.
A cet égard, la métaphore filée de l'écriture (vers/rythme/anaphore/plume/mots) est évidemment un plus.
Je suis un peu plus réservée quant au choix du titre - mais ce n'est que mon point de vue.

   Queribus   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai été , dès la première lecture, frappé par la qualité de votre poème "néo-classique" quoique,classée dans la catégorie poésie contemporaine; j'ai trouvé , par ailleurs, à, votre écrit, un côté baudelairien qui le rapproche de la modernité. Le dernier quatrain donne par ailleurs un côté inattendu et bienvenu à votre écrit.

En résumé de la belle ouvrage, une prosodie bien maitrisée, de l'originalité, en un mot un bon moment passé à vous lire.

Bien à vous.

   papipoete   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour inconnu
ça fait drôle tout de même de vous parler ... inconnu !
Votre poème est à votre recherche, et ne semble pas durant les 4 premières strophes avoir mis une identité sur votre personne . Peut-être l'ultime quatrain vous révèle-t-il enfin qui vous êtes ?
NB les images savamment posées, agrémentent votre texte comme au vers 3 et 4 par exemple ! " j'accorde aux mots grossiers de séduisants parfums " me plaît aussi .
Dommage que " anaphore/fort "..." entortillés/endeuillée " ..." damnées/surannés " ne riment pas ensembles, la forme " néo-classique " put s'appliquer à vos dodécasyllabes !

   PIZZICATO   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette " recherche d'une identité poétique " est bien exprimée avec ces allusions successives " vérolé, le vieux barbu, le ténébreux ...".

" Chacun, à sa façon, tour à tour me tourmente.
Je suis un purgatoire où des âmes damnées,
En quête de pardon, sans cesse se lamentent,
Et versent à grands flots des sanglots surannés." c'est le passage que je préfère.

   Marie-Ange   
20/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Le titre m'a un peu mis la puce à l'oreille "A la recherche d'une identité poétique" ... encore un

C'est ce à quoi je m'attendais, pas de surprise, vient irrité un
peu mon humeur taquine de ce jour, ce tonitruant "Je suis"
répété 7 fois quand même, dont 3 à la suite l'un de l'autre,
dans la troisième strophe. Cela fait franchement beaucoup ...

Ravi de voir que sous tout ces aspects variés et divers,
il y a un "je suis", qui est très présent et consistant.
Mais il ne m'a pas touché, et quelque part un peu agacé.

Le poème en sa forme est bien mené.

   sourdes   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Inconnu1
sans vouloir faire de rapprochement trop rapide, je n'ai pu m'empêcher de penser à "El desdichado" de Gérard de Nerval.
"Je suis le ténébreux...
Laisse échapper un pleur, mélancolique et fort"
Mais votre identité poétique n'est sans doute pas là car vous ne recherchez pas "le Pausilippe et la mer d'Italie, la fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé", vous suivez votre penchant initial, sans concession pour vous-même et les autres, en affichant votre identité, l'anaphore est là, dans un entourage que vous considérez comme déliquescent.
Votre métrique est maîtrisée et vous ne manquez pas d'humour, d'ironie...de réalisme pittoresque, de fantaisie acerbe, disait on jadis.

   Gemini   
21/12/2017
Petit exercice pour deviner les auteurs annoncés dans l'exergue.
Peut-être Baudelaire en premier, Hugo en second, Nerval sans aucun doute ensuite, j'ai pensé à Dante pour le quatriième, et je donne ma langue au chat pour le dernier (le "discipliné dépôt" m'échappe et "accoudés à mon front" me laisse coi).
Dans l'attente des résultats, veuillez agréer...

   inconnu1   
21/12/2017

   Bidis   
18/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poète parle de ses maîtres, et il en parle tellement bien qu'à mon ressenti, il en vient à les égaler.
Ainsi, la première fois que j'ai lu ces vers, ils m'ont interpellée. A les relire encore, je les ai vraiment trouvés très beaux.
Chacun qui écrit s'est sans doute mis peu ou prou dans la peau des écrivains qu'il admire et aime passionnément. En tout cas, j'ai ressenti fortement ce mouvement et cela aussi m'a plu.


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