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Poésie contemporaine
Ioledane : Brasier des vanités
 Publié le 06/02/14  -  10 commentaires  -  646 caractères  -  265 lectures    Autres textes du même auteur

Ultime excuse.


Brasier des vanités



Une aube en fragments de quasar
Traits blafards qui ferment la porte
Aux pétillements du hasard

Mille étoiles à la peau morte
Cèdent leurs auras de bazar
Au petit feu qui les emporte

Cent silences ressuscités
Deviennent perles pathétiques
Dans le brasier des vanités

Quelques sagesses emphatiques
Crépitent de leurs vérités
Aux ciels de traîne emblématiques

Toute une vie en entonnoir
Vers ces matins de peine obtuse
Pâle réveil dans un trou noir

Toute une humanité confuse
Vouée au fatal éteignoir
Dans l’éclat d’une ultime excuse


 
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   socque   
20/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'aime beaucoup d'une part l'astucieux régime des rimes dans ce poème, d'autre part son profond désabusement, à chaque tercet. Mon préféré est l'avant-dernier, qui ramasse le propos et, je trouve, éclaircit l'ensemble.

Le rythme aussi me plaît, il se déroule serein, comme indifférent à ce qui est dit ; cela, pour moi, ajoute de l'allure au poème. Les sonorités me semblent bien pensées.
Un bémol sur le propos trop vague à mes yeux, malgré l'ambiance expressive.

   troupi   
10/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai dans l'idée en lisant ce poème que la recherche de belles rimes l'a emporté sur le sens, ce qui me laisse une impression mitigée.

Je ne saisis pas grand-chose de l'histoire tout en lisant une poésie qui me plait par son rythme et sa musicalité.
Je suis d'ailleurs surpris de voir ces beaux octosyllabes en catégorie contemporain.

Ce doit être moi qui ne suis pas perméable aujourd'hui car j'ai l'intuition d'être devant un texte empreint de qualités.

   Robot   
6/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chaque tercet est une petit joyau. De belles rimes, un texte agréable à lire et à dire. C'est très beau et très travaillé.

   Anonyme   
6/2/2014
Bonjour Iolédane

Avant même de lire ces tercets, j'ai flashé sur "quasar".
Plus loin on retrouve son compagnon "le trou noir".
Pas d'erreur, on est bien en poésie contemporaine.

J'aime qu'elle emprunte une forme classique. Ici des tercets aux rimes alternées (certaines très chouettes comme azar)

Dans le « bûcher des vanités » les fanatiques religieux brûlaient les œuvres impies. Dans votre brasier du même métal, se consomment des silences, des sagesses emphatiques, des vérités...

La métaphore est subtile. Les images astrophysiques souligne le caractère dérisoire de cette humanité confuse.

J'ai apprécié l'irruption des ciels de traîne, notion météorologique, dans ce référentiel stellaire.

Bref j'ai beaucoup aimé ce poème contemporain dans le meilleur sens du terme
Outre l'émotion esthétique qu'il procure au lecteur, il pousse celui-ci à la réflexion.
Merci Iolédane et bravissimo.

   senglar   
6/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Ioledane,


Le néant absolu, le macrocosme réduit à un microcosme ; mais je me suis dit que l'univers ne sait rien de tout cela. Il aura manqué sa miss quelque part. C'est pourquoi je ne suis pas tout à fait d'accord avec votre thèse, l'homme n'est pas si vain que cela qui la lui aura donnée, du moins un temps.

Et il s'en est fallu d'un cheveu d'étoile filante qu'elle ne fût française.

Alors pour avoir oublié cela : (-)
Na !
Votre brasier est trop froid !

Lol

brabant

   Anonyme   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ioledane... Tout d'abord il y a ici un joli travail de mise en forme, chaque paire de tercets étant bâtie sur uniquement deux rimes et de plus l'alternance masculines / féminines est parfaitement respectée... contrainte qui n'est pas courante en Contemporaine.
De forts jolis vers du début à la conclusion mais qui restaient pour moi quelque peu brumeux ...avant les deux tercets finaux qui ont ma préférence car ils éclairent enfin ceux qui précèdent.
En conclusion je retiens la forme très originale sans dédaigner le fond et je vous remercie pour l'ensemble.

   leni   
6/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ioledane
Je viens d'entendre Arlety qui répétait"atmosphère"à l'Hôtel du Nord.
Après plusieurs lectures, j'ai choisi cette piste d'interprétation.Votre poème dégage une nostalgie voire une tristesse au regard de la vie.
Et vous procédez par touches successives. J'aime beaucoup ...le brasier des vanités...les sagesse emphatiques....les ciels ..le réveil...
Par contre je ne comprends pas votre dernier vers!
Je vous confirme que je ne connais rien aux règles de la prosodie.
Merci de m'avoir amené à réfléchir à la condition humaine !
Salut cordial à vous!
Leni

   Edgard   
6/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Ioledane
C’est vraiment superbement travaillé, très musicale orfèvrerie.
Le seul reproche n’en est pas un…pas le moindre petit espoir ?
C’est beau tout de même ce spleen…et ces petites flammes qui crament tout...
J'ai beaucoup aimé le parallèle filé durant tout le poème.

   Ioledane   
10/2/2014

   Anonyme   
13/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je commente ce poème sans lire vos explications qui risqueraient de fausser mon jugement. J'aime beaucoup l'entame ("Une aube en fragments de quasar"), grandiose, qui donne envie de poursuivre. Le reste est du même niveau, presque cérémonial, qui loue les péripéties de l'existence. J'achoppe néanmoins sur deux termes ("bazar", "entonnoir") qui aurait tendance à vulgariser un propos qui flirte avec les sphères.
Je ne suis pas un expert mais la structure me semble impeccablement travaillée.


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