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Poésie libre
Ioledane : Éclats d'hiver
 Publié le 26/01/18  -  8 commentaires  -  644 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

Hiver 2013.


Éclats d'hiver



L'hiver
Ne m'ennuie pas.

Il peut s'étirer jusqu'à l'obtuse
Infinité des conversations :
Il ne parlera qu'à moi.

La nuit m'enraye
Crûment
Dans les entrelacs de nos rires ;
Je m'ensommeille
Sciemment
Dans les éclats d'un devenir.

L'hiver
Ne m'ennuie pas ;

Il laisse froufrouter jusqu'à l'infime
Pas de danse intense éperdue
Ces heures blanches valsantes
Qui me retiennent
Vers toi.

Le printemps me traque,
M'attaque,
Enroule autour de moi ses bras fleuris menteurs ;

Et le silence
Me frappe
Ici.


 
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   Fowltus   
27/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Poème sibyllin.
D'emblée j'aime votre vérité du début:
'L'hiver
Ne m'ennuie pas.'
Il y a quelque chose d'opaque mais qui n 'empêche pas de s'infiltrer quelque lumière.

'Le printemps me traque,
M'attaque,
Enroule autour de moi ses bras fleuris menteurs ;'
J'ai un faible pour cette strophe, parlante (à mes oreilles de lecteur).
Merci de partager ainsi.
Bonne continuation.

   Marie-Ange   
26/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai fait plusieurs lectures de ce texte, car ces "Éclats d'hiver",
n'arrivent pas complètement à me faire ressentir une émotion,
ils l'effleurent simplement.

"L'hiver" pour vous a un attrait certain, mais je ne parviens pas
à partager, ce qui m'apparait comme une réflexion poétique
intime, de peur de la bousculer par maladresse avec mes mots.

Votre présence s'impose de beaucoup par ces "m' (5) - qu'à moi - me (3) - de moi - je ", c'est sans doute ce qui me freine. Je me suis senti un peu exclus, vous insistez à mon goût un peu trop.

Toutefois la lecture n'est pas désagréable.

   PIZZICATO   
26/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ioledane,n'en soyez pas froissée, mais je dois avouer que je préfère votre plume en classique ou néo.

Ici, l'hiver et ses " éclats ", dont je ne suis pas parvenu à saisir le sens profond, ne m'ont pas séduit.
" Il peut s'étirer jusqu'à l'obtuse
Infinité des conversations "

" Il laisse froufrouter jusqu'à l'infime
Pas de danse intense éperdue
Ces heures blanches valsantes " ...

Par contre, j'ai trouvé ce passage intéressant :
"Le printemps me traque,
M'attaque,
Enroule autour de moi ses bras fleuris menteurs "

   Ioledane   
30/1/2018

   Brume   
31/1/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Ioledane

L'hiver ne vous ennuie pas. En revanche moi, je me suis ennuyée à la lecture de votre poème. La faute au choix du vocabulaire. La douceur ne rime pas avec soporifique:

1) phrases trop longues. À la seconde strophe par exemple il aurait été bien d'être plus direct.

2) les adverbes Crûment et Sciemment, n'apportent rien d'extraordinaire émotionnellement parlant. C'est un peu trop chichi si je peux me permettre. Sans ces adverbes cette strophe gagnerai en vitalité, enfin selon moi.

3) le rythme. Qu'il soit lent n'est pas un problème. Mais il faut que cela soit en accord avec le fond. Exemple la 5eme strophe. "Le pas de danse intense éperdue, les heures blanches valsantes" -ok vous le dîtes mais je n'ai pas dansé.
Dans la même strophe je trouve que ce passage cloche :

"(Qui) me retiennent
Vers toi"
Soit "me retiennent À toi", soit "me poussent Vers toi"

Je ne vais pas m'eterniser sur la flopée de "je" car la remarque vous a déjà été faite. Mais avant qu'on dise "mais dis donc Brume, toi aussi tu mets que des "je" dans tes poèmes". Je précise que là c'est vraiment égocentrique.

Mais point positif j'aime beaucoup ces beaux vers :
"L'hiver
Ne m'ennuie pas"
Ainsi que l'avant dernière strophe.
Car ils me surprennent, ils sont en totale opposition avec mes propres ressentis sur ces deux saisons.

   Arielle   
31/1/2018
Comme je le fais souvent quand un poème m'échappe, je suis allée voir la liste de vos autres oeuvres et je suis tombée sur ce très bel "hiver au bout des doigts" traitant de la nostalgie qu'éveille la saison sous les doigts d'un peintre. Les volutes de l'hiver sont bien les mêmes mais ici c'est plutôt la peur de l'avenir qui me semble évoquée. Je suis cependant d'accord avec la plupart des remarques de Brume et je me demande si la forme libre ne vous a pas, curieusement, coupé les ailes. Ce qui glisse harmonieusement dans vos textes classiques, accroche ici et pèse, manquant du rythme qui ajoute habituellement de la saveur à vos images. Vous dites en forum qu'il s'agit d'un texte plus ancien ... Pourquoi ne pas reprendre le même thème en utilisant celui-ci comme base mais sous une forme qui me semble plus à votre image ?

   jfmoods   
2/2/2018
Ce poème de forme libre, à la tonalité lyrique, se cristallise sur les images anciennes d'un bonheur à deux.

L'anaphore ("L'hiver / Ne m'ennuie pas" x 2), qui structure la traversée du poème, est aussi une litote matérialisant l'enveloppement.

Le rêve ("Je m'ensommeille") nous ouvre le cocon apaisant d'une complicité (locution restrictive : "Il ne parlera qu'à moi", métaphores lumineuses : "les entrelacs de nos rires", "Ces heures blanches valsantes"). Là, malléable, le temps intérieur se dilate ("Il peut s'étirer jusqu'à l'obtuse / Infinité des conversations") ou se resserre à volonté ("Il laisse froufrouter jusqu'à l'infime / Pas de danse intense éperdue").

Cependant, ce rêve, quelque merveilleux qu'il puisse être, témoigne aussi d'une stagnation, d'un encalminage affectif (personnification : "La nuit m'enraye / Crûment"), d'une focalisation aliénante ("me retiennent / Vers toi").

Un être humain saurait-il se satisfaire de cette parenthèse enchantée de l'avant ? La question s'impose car la vie entend bien reprendre ses droits (personnification assortie de verbes agressifs à la rime : "Le printemps me traque, / M'attaque"), présentant la perspective d'une chaleur humaine à réactiver (personnification : "Enroule autour de moi ses bras fleuris").

Est-on prêt à prendre en compte ces sollicitations, à croire en l'avenir ? Non. L'adjectif qualificatif "menteurs" est sans appel.

Alors ? Placé devant le défi de l'instant à prospecter, le coeur, incapable de tenir à distance ce bonheur engrené dans le passé, demeure muet, figé, groggy (personnification : "Et le silence / Me frappe / Ici").

Le choix de la forme libre et la disposition du texte semblent avoir obéi à la volonté de marquer visuellement une déliquescence, déliquescence qui se ressent, aussi, dans les allitérations (t/d) et l'assonance (an).

Le titre du poème ("Éclats d'hiver") et une métaphore ("les éclats d'un devenir") résument la problématique : il faut se libérer du pouvoir lénifiant du souvenir pour avancer à nouveau vers la vie.

Merci pour ce partage !

   jlouisgillis   
22/2/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Superbe ! C'est ce que mon âme me dit !

je me joints à jfmoods pour le général.
Pour ce qui est de la technique de la poésie, je me tais car débutant...
Il n'y a pas que la "technique" mais aussi l'expérience qu'il me reste à acquérir... ;-)

Peu courant :
Tous mes compliments à vous deux

JLG


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