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Poésie libre
irisdenuit : Comment retrouver le chemin des vacances ?
 Publié le 21/11/09  -  10 commentaires  -  654 caractères  -  295 lectures    Autres textes du même auteur

Lavis bleutés sur ciel turquoise, paupière orangée
le chant du soleil qui se brise
fresque harmonieuse cernée...


Comment retrouver le chemin des vacances ?



Murmure des vagues dentellières
contre la coque des voiliers
clapotis de chaleur tropicale
sur ma peau

soleil, paupière orangée
plage bondée
la joie des touristes qui s’égrène
dans le sable oublié

tout près
hôtels, boutiques
restaurants
et le chant du soleil qui se brise
sur les lèvres d'un enfant
au sourire maquillé de bleu

sur le trottoir brillant
un petit garçon
enroulé dans la peau flasque
d’un vieillard

il marchande son corps
pour un ailleurs meilleur


à l’endos de ses yeux
tombe la pluie


 
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   jaimme   
21/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des vacances au pays de l'enfance brisée. Thaïlande par exemple. Un début d'une niaiserie assumée et retour à la réalité, avec du bleu et de l'argent infect.
L'idée est excellente. Le traitement, une fois le fond intégré, me semble un peu inégal.
Allez, je chipote: le "contre" du deuxième vers, le sable "oublié" (pourquoi oublié? Parce qu'ils ne sont pas là pour ça?), "au sourire maquillé de" je pense qu'on peut améliorer la formule. Voila, sinon la fin est très bonne.
Merci irisdenuit: pour le thème et le traitement global

jaimme

   pieralun   
21/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Iris,

J'aime tes poèmes qui font toujours appel à la sensitivité, voire la sensualité.
Celui-ci serait presque parfait si, au milieu d'une ambiance très poétique, ne se promenaient les mots, touristes, hotels, boutiques et restaurant qui m'ont arraché à ce bord de mer sous le soleil (peut-être est-ce une volonté).
La chute des 8 derniers vers me plaît énormément.

   Anonyme   
21/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un poème assez inégal, la première partie est tellement plan plan que ça serait presque une pub pour le Club M*
Et puis les 8 derniers vers...

Je ne suis pas fan.
Je trouve que le sujet, malgré les jolies tournures dans certains vers (j'aime le chant du soleil sur lequel se brise...), n'est pas assez exploité. Ou pas exploité pour en faire ressortir le meilleur.
La chute est abrupte, mais pas assez à mon gout.
J'ai pas de crescendo.
Un constat.
Froid.

Le titre me semble du coup aussi presque absurde... mais pas dans le bon sens du mot.

Je suis pas sure que le perv (je me souviens des images de ce porc de Fritz à la plage en Thaïlande, bronzant en mini slip de bain un sourire répugnant aux lèvres) il profite pas du soleil. Même si en général il profite plus de l'ombre.

Il me manque les sentiments qui devraient m'animer à l'approche de ce thème : le dégoût. La révolte. Le choc.
Là, c'est presque une pub pour le tourisme sexuel, ou contre le tourisme sexuel, où on aurait mis la chanson de "Princesse Sara" en fond musical.

Désolée Iris, c'est fluide, ça se tient, c'est très publicitaire comme approche, mais pour moi il manque quelque chose au niveau de l'âme du poème.
ça ne me perturbe pas outre mesure.

Désolée, merci cependant, et bonne continuation.
(le plus c'est pour la fin)

   Garance   
22/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Côté recto, côté verso...faut-il savourer des vacances méritées ou laisser la conscience capter ces regards, cette réalité cotoyée ?
Admirer le paysage et oublier l'homme ?
Regarder l'enfant-homme et lui dédier un poème ?
La sensibilité relie les êtres par delà les miroirs déformant la condition humaine...certains vivent cette vie comme un cauchemar, d'autres comme un rêve... où est le réel ?

Merci pour ce beau poème Irisdenuit.

   Anonyme   
22/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Malgré un titre peu accrocheur, qui ne m'a vraiment pas mis l'eau à la bouche, j'ai entamé ma lecture.

Bien m'en a pris, parce que je l'ai reçue, ma baffe... je n'ai compris qu'en relisant une seconde fois la quatrième strophe, tellement je m'étais embarquée, de loin et prudente, dans une histoire un peu convenue de vacances au bord de la mer Sympa, nonchalante, avec quelques jolies tournures ("les vagues dentellières"), mais pas transcendante.
Une seconde strophe où déjà se profile quelque chose d'un peu moins languide et idyllique, la plage bondée, la carte postale qui jaunit un peu.

Et puis arrive ce contraste violent, cette douche froide, l'envers du décor et des paillettes, l'autre réalité. Juste quelques mots pour nous permettre de la toucher du doigt, sans danger, cette réalité-là.
"enroulé dans la peau flasque d'un vieillard"... ça percute, y a pas à dire.

Un poème en forme de claque, ça fouette, bref et sans fioritures. Efficace.
J'aime beaucoup "à l'endos de ses yeux tombe la pluie".

   Lylah   
23/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Deux univers dans un même décor, la jolie carte postale de vacances tourne perd ses couleurs et le touriste ravi a comme un goût de honte dans au fond du coeur.

C'est bien écrit, en peu de mots qui percutent juste là où il faut.
Le dernier vers est particulièrement réussi.
J'ai aimé cette lecture.

   Lariviere   
23/11/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Salut Iris !

Je trouve ce poème un peu moins réussi que les précédents. Le thème imposé est en même temps un frein supplémentaire. Car le thème en lui même ne me captive guère si on le laisse à la surface des choses. Ceci dit, celui ci pose un vrai problème et un vrai questionnement moral, un questionnement en phase avec les contradictions de la mondialisation contemporaine.

Je retrouve par moment, le style Iris.... Les couleurs, les images... J'aime aussi le rythme et les vers déstructurés, comme une vague aux couleurs bigarrées...

La fin percute, mais elle pourrait percuté mieux, il me semble. "la pluie" me gène. J'aurais bien vu "cyclone", "bourrasque", "tempête" ou un truc de ce genre. A toi...

En l'état, je dirais que ce texte est trop court.

Au plaisir de te lire !

   AR-A   
23/11/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai apprécié dans ton poème le contraste entre l'image publicitaire et la vision du bord des trottoirs, ainsi que le développement progressif du malaise suscité chez le lecteur, enfin la lectrice.
Le vocabulaire utilisé rend bien les différentes étapes de la réflexion : d'abord, ce qui se voit : la douceur "carte postale" avec les mots "vagues dentellières", "clapotis de la chaleur tropicale".
Puis, la foule des touristes et la chaleur commencent à peser : "plage bondée", "touristes", "le sable oublié".
Cette dernière expression nous conduit directement dans la "zone du commerce" encore familial : "hôtels", "boutiques". Et là, en plein milieu de la strophe, la vision "carton pâte" est cassée : "le chant du soleil se brise" en plein milieu des vacances !
Et c'est alors que tu nous fais regarder la misère, celle de l'enfance qui "marchande son corps", celle que ne peut pas protéger "la peau flasque" d'un vieillard.
Les deux derniers vers "à l'endos de ses yeux / tombe la pluie" : c'est par une belle formulation que se clôt le poème ; sa force est de laisser dans la mémoire du lecteur à la fois l'élégance des mots des mots et le malaise d'un questionnement, car si le mot "endos" est agréable a prononcer, c'est quand même la signature au dos du chèque !


Je livre ma vision très personnelle de ce poème qui m'a touchée par sa simplicité apparente.
Cependant, le titre à mon avis mériterait d'être revu : il prend son sens après la lecture bien sûr, mais sa formulation gagnerait à être plus explicite pour instiller immédiatement un doute chez le lecteur, dans la mesure où il serait déstabilisé dès le début de sa lecture.

   David   
26/11/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Irisdenuit,

Beaucoup trop peu, je n'aime pas trop lire des histoires de pédophilie sans but, je veux dire que le phénomène tient lieu de chute. Le poème joue sur les contrastes : le paysage idyllique d'un pays tropical, près des flots et puis à la fin un trottoir, unne scène pathétique, avec un "petit garçon" et un "vieillard"...

C'est peut-être pas volontaire, mais ça utilise l'homosexualité pour alourdir la perversité de la situation, un homme riche de 25 ans avec une fille pauvre de 16 en situation de prostitution, c'est également "pervers" il me semble, le poème s'enmèle un peu les pinceaux à mon avis.

   domi   
26/11/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
je trouve que la concision donne plus de force au thème "il marchande son corps.... pour un avenir meilleur (l'espoir)
la fin est magnifique de concision et de tristesse : cette pluie, douce - silencieuse - qui pleure "derrière" les yeux de l'enfant...
un poème "constat", apparente résignation (au delà de la révolte, je pense), infinie compassion, sorte "d'acceptation" d'où l'immense regard de tendresse que l'on sent dans les mots et la forme du poème...(difficile à expliquer!)


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