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Poésie néo-classique
itans : Diaporama...
 Publié le 11/03/11  -  9 commentaires  -  1002 caractères  -  148 lectures    Autres textes du même auteur

À l'enfance que l'on porte...


Diaporama...



Je te sens impatient, tu me tires la manche
Et je baisse les yeux sur ton front résolu.
Minuscule d'un âge au passé révolu,
Tu ne veux m'habiller qu'en trousseau du dimanche.
À ma coulpe battue, et ainsi qu'aux souleurs,
Tu as joint le chagrin. Tu le portes encore.
Écouter, j'ai voulu, jusqu'à rendre insonore
Une larme pour rire à l'endroit de nos cœurs.
J'ai, alors, soutenu ton insigne faiblesse,
Auprès de mes remords pour que glissent les jours
Des cahots vers l'aplomb, mais je pleure toujours
Ce qui manque à ta vie et fera ma tristesse.
Tu demeures en moi, clair-obscur indivis
Où je sombre souvent par tes joies enfantines,
Où tu geins de subir mes glorioles latines,
Opposées de plus belle en ce long vis-à-vis.
Et bientôt discernant au milieu des audaces
Un soupçon de tendresse aussi bien qu'un présent,
Avec toi, petit d'homme j'irai, Cher absent,
Occuper un oubli et ses vagues espaces...


 
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   Anonyme   
3/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très beau texte qu’on sent longuement mûri.
Quelques remarques techniques personnelles :
Le titre "Diaporama" ne me semble pas très explicite. La séance diapo des années bonheur ??
On peut le laisser ainsi, mais le poème aurait pu se découper en quatrains. Sans entamer le sens, et en offrant un meilleur confort de lecture.
Au vers 5, j’aurais mis « de même » à la place de « et ainsi » dont je trouve le hiatus bien senti .
De même au vers 9 , où « alors » semble aussi être une cheville. (J’ai soutenu plus tard ??)
Dans la phrase qui va du vers 13 au vers 16, on trouve, à la suite, deux « où » qui paraissent s’emboîter. Mais la présence de la virgule semble indiquer que le second aussi est rattaché à « l’indivis », alors qu’ « opposés » se rattache à « glorioles ». C’est un peu délicat pour le lecteur.
Ce n’était que des remarques personnelles.
Pour le fond, je trouve remarquable cette étude sur la part enfantine qui nous habite, ainsi que les liens que l’auteur a tissés avec elle. On dirait le Petit Prince ayant apprivoisé un nouveau renard «Minuscule d'un âge au passé révolu » . C’est à la fois juste et tendrement fait ; comme chez tous les vieux couples, on s’engueule en surface, mais on s’aime en dessous.

   Lunar-K   
11/3/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je ne suis pas convaincu par ce texte qui est, dans l'ensemble, trop fade. Je n'ai rien ressenti, un langage trop plat et monocorde, avec certaines inélégance :

- "A ma coulpe battue, et ainsi qu'aux souleurs," : ce "et ainsi que" sonne horriblement mal, ce qui est d'autant plus dommage qu'il y avait de l'idée dans ce vers.
- "Tu as joint le chagrin. Tu le portes encore." : cette coupure nette au milieu de ce vers m'a beaucoup dérangé, trop brutale.

Par contre, à partir de : "Tu demeures en moi, clair-obscur indivis", le niveau est plus relevé, le texte devient plus fluide, la lecture plus plaisante,... Décevant que l'ensemble du poème ne soit pas de ce même acabit.

Pour ce qui est du thème, "l'enfance que l'on porte" et qui, ici, semble être plutôt douloureuse, je n'ai pas grand chose à en dire. En lui-même, il n'est pas trop mal traité, il y a quelques images bien trouvées, mais malheureusement gâchées par une écriture au balancement trop monotone.

Pour résumer, un poème qui ne m'a pas séduit, trop de lourdeur et de monotonie selon moi. C'est dommage car la seconde moitié de ce texte relève une certaine réflexion qui ne demande qu'à être approfondie.

Bonne continuation !

   Lunastrelle   
5/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien. Cela se lit élégamment, on sent quelque chose derrière. Bien sûr, il faut aller le chercher, mais ça ne me dérange pas... Je prends. Quant au fond, je le trouve traité avec une certaine pudeur. Et j'avoue qu'il me parle pas mal, mais je ne m'étalerai pas.

"Écouter, j'ai voulu, jusqu'à rendre insonore" : par contre, l'inversion ne me semblait pas nécessaire ici.

"Où tu geins de subir mes glorioles latines," : un vers que je trouve bof, et pas assez bien inséré par rapport à l'ensemble... Est-ce le terme de "gloriole" qui me rebute?

   Pascal31   
11/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un face-à-face audacieux avec sa propre enfance.
Un poème assez sombre, ceci dit, comme si l'auteur avait du mal à concilier son "moi" actuel et son "moi" enfant. Il s'en dégage une nostalgie plutôt amère.
J'ai accroché sur certains vers ("à ma coulpe battue, et ainsi qu'aux souleurs, tu as joint le chagrin", l'utilisation de "souleurs" pour "peurs" est un peu désuète et familière, à côté de "coulpe battue", d'un niveau plus littéraire)...
Un poème qui me laisse une impression de malaise qui ne s'estompe qu'à la fin, avec ce "soupçon de tendresse" bienvenu.

   Arielle   
11/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sombre le constat de cette enfance morte (?) qu'on porte en soi. Sombre mais d'une grande beauté, pudeur et tendresse se répondant harmonieusement.
Le balancement monotone des alexandrins convient particulièrement à bercer le "cher absent" et si j'ai relevé les mêmes maladresses que les commentatateurs précédents, je me suis laissée emporter par ce "Minuscule d'un âge au passé révolu" qui me semble si familier.

   Anonyme   
11/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour itans ! A quelques hiatus près ( et ainsi, j'ai alors ) j'aime bien ce texte tant pour l'écriture que pour le fond, cette confrontation des deux ego qui se sont éloignés l'un de l'autre avec le temps qui passe. Je ne connaissais pas le terme souleur, Littré a comblé cette lacune... Merci pour cette lecture dont les quelques imperfections sont facilement corrigibles. Alex

   Nescience   
12/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai globalement apprécié cette lecture, sans qu'elle m'emporte bien loin – et pourtant le thème s'y serait bien prêté ! Ça se lit bien, presque sans heurt (un seul à l'avant dernier vers)... bref, un moment agréable. Il y a toutefois quelques détails qui m'ont gênée.

D'abord, histoire de commencer dans le désordre, cet avant dernier vers qui, contrairement à tous les autres, ne respecte pas la césure. Je trouve que ça fait un accroc dans le rythme. Et pour le rythme, d'ailleurs, j'avoue que je ne trouve pas très élégants ni naturels ces « portes encore » et « demeures en moi ».

Comme il y a des hiatus plutôt visibles (sûrement d'autres que je ne vois pas, ils ne me gênent pas), je ne comprends pas ce « Écouter, j'ai voulu ». N'aurait-il pas été plus agréable inversé ? Et... même remarque pour ce « J'ai, alors », avec l'alors mis en valeur par les virgules sans raison apparente (peut-être n'ai-je pas saisi l'intention).

Et pour finir... pourquoi une majuscule à « Cher » ? À « absent », j'aurais compris, là, vraiment, je suis perdue...

   David   
14/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Itans,

Il y a des liaisons que j'aime moins que d'autres, par exemple :

"au milieu des (z') audaces"

C'est une liaison qui m'est plus naturelle que celles-là :

"Tu le portes (z') encore"
"Tu demeures (z') en moi"
"et ses vagues (z') espaces..."

La dernière en chute est vraiment dommage, ces liaisons s'imposent pour le rythme mais ne collent plus du tout à un langage parlé, je les connais par l'écriture, ça fait bien trop "récitation" à mon goût.

J'aime bien les césures aussi et là :

"Avec toi, petit d'homme j'irai, Cher absent,"

Je crois que c'est une césure "italienne" de placer un E sonore en 7ème position, ça pourrait construire un rythme particulier mais au milieu de césures plus traditionnelles, ça fait "fausse note" je trouve.

Donc ces petits défauts musicaux dont deux se concentrent à la fin ne m'ont pas fait beaucoup apprécier le poème.

   socque   
14/3/2011
Trop nébuleux à mon goût... Difficilement compréhensible par moments, je trouve. (Je pense par exemple à
"Minuscule d'un âge au passé révolu,
Tu ne veux m'habiller qu'en trousseau du dimanche.", que je n'ai pas saisi, ou à "J'ai, alors, soutenu ton insigne faiblesse,
Auprès de mes remords pour que glissent les jours
Des cahots vers l'aplomb".)
Une inversion, à un moment, qui pour moi nuit à l'expression poétique car je la trouve affectée, inutile. Je comprends qu'on change l'ordre des mots quand ce changement fait sens, renforce ce qu'on veut dire, mais pourquoi écrire, par exemple :
"Écouter, j'ai voulu," ?
J'ai cru discerner une ou deux chevilles : "et ainsi qu'aux" (puisque "et" et "ainsi que" sont synonymes), "J'ai, alors".
Enfin, les rimes "résolu"/"révolu", "jours"/"toujours", "présent"/"absent" me paraissent trop faciles.

Mais j'ai apprécié la maîtrise du rythme de l'alexandrin.


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