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Poésie libre
Jacapy : Déraciné sans elle [Sélection GL]
 Publié le 01/08/22  -  8 commentaires  -  2312 caractères  -  93 lectures    Autres textes du même auteur

Une rencontre insolite dans une chambre d'hôpital avec un homme qui se débat pour vivre… retourner dans son pays natal. Des mots en français, d'autres en marocain… et des cris… Je me sens impuissant, j'écris…


Déraciné sans elle [Sélection GL]



Voie sans issueaaune impasse
Vieil homme marocainaaaépris
Sa libertéa aalitéaavoix lasse
« Maison là-bas »aades cris

Poids de la vieaaades paupières
Minuitaaaclair-obscur entre deux
Pas baisser le rideauaaaprières
Les yeux ouvertsaaapour eux

Refuseaales bras de Morphée
La mort fait peuraaaenvie
Toujoursaales bras de sa fée
CombataaMorsuresaaLa vie

Déracinéaaasans elle
Debouta ane pas tanguer
Refuser les angesa arêve d'elle
Voleraaaau-dessus de Tanger

Se débataaatrop fatigué
Des sages femmesaasans rageaaTenter d'apaiseraaaux aguets Toujours làaadélicats passages

Soudain un criaades hurlements
« Maison loinaaelle là-bas »aatrêve
Hallucinationsa asouriant
Les yeux se fermenta aun rêve

Sur un tapis volantaaaavec elle
L'autre côtéaaaaprès Gibraltar
Au loina aleur maison pastel
Envol
aaa aS'aimer
aaaaaaaaaaJamais
aaaaaaaaaaaaaaaaTrop tard


 
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   Anonyme   
18/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve bien rendu le chaos de perceptions, entre refus du réel désespérant et quête du havre du foyer, où se débat le vieil homme, et je me dis que je le ressentirais mieux encore si votre poème s'affranchissait de la majuscule systématique en début de vers, ce réflexe typographique dans l'écriture versifiée qui en l'occurrence, selon moi, a pour effet de ramener un semblant d'ordre, de rigueur, dans un propos sciemment désorganisé. Cela m'est particulièrement sensible dans la dernière strophe, c'est comme, me dis-je, si l'envol dans le rêve, dans l'essor, était à chaque ligne empêché. Simple avis de lectrice bien sûr, vous en faites ce que vous voulez.

   papipoete   
20/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
libre
Ni phrases ni belles envolées de la part de ce pauvre exilé, à qui sa maison manque cruellement, et son pays, sa famille...
NB comme des S.O.S. lancés sur des bouts de papier, alors que l'envie d'abandonner hante les airs du jour et de la nuit, de celui que l'on pourrait devenir un jour...
la 3e strophe a ma préférence : mais la " rédaction " risque de rebuter le lecteur !
papipoète

   Miguel   
20/7/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Cet espèce d'ET marocain est étrangement mis en scène. La syntaxe torturée veut-elle traduire la confusion de l'instant, les difficultés d'expression du malade, les difficultés de compréhension des personnes présentes ? Une langue, ce n'est pas un alignement de mots, c'est un ensemble construit et clair. Je ne vois pas quelle empathie peut naître de ce fouillis de mots.

Miguel, en EL

   Vilmon   
21/7/2022
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Oui, j’ai bien apprécié ces vers courts qui ont presque tous cette petite charnière qui en double le sens en regroupant les mots. Le tout en respectant une certaine structure de pas avec des rimes suffisantes et riches. Il y a du beau travail et le message passe bien, les images et les sentiments sont bien communiqués malgré ces courts vers. J’aime bien la final avec un mot par ligne pour en souligner l’importance.

   Lebarde   
23/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On sent parfaitement le désarroi, la peur de partir sans elle qui est
là-bas, dans cette écriture hachée, déstructurée, en miette, avec si peu de verbes et sans ponctuation….
Bluffant quand même, j’ai du mal à suivre. Heureusement que les mots en arabe ont été gommés!
La panique physique et morale.
Oui c’est sûr, le lecteur est emporté dans la tempête vécue par ce Marocain, en fin de vie qui ne veut pas mourir loin de sa terre natale et des siens.
Je ne suis pas très amateur de ce type d’écriture et pourtant je veux bien admettre qu’il traduit parfaitement le situation, alors je m’incline et je reconnais la performance sans trouver toujours la poesie.
En EL
Lebarde cueilli par l’atmosphère

   Donaldo75   
25/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
A ma première lecture, la phrase qui m’est venue en tête pour résumer mon impression de lecture a été la suivante : « de la poésie presque télégraphique mais puissante. » Je ne suis d’ordinaire pas fan de l’écriture en instantanés, à l’instar de ce que les deux premiers quatrains proposent, mais dans le cas présent ça a fonctionné et j’ai ressenti la force de la poésie. Couper les séquences d’instantanés par des vers différemment découpés est une bonne idée qui je crois permet au lecteur de ne pas subir ce style télégraphique et d’adoucir le narratif. Et les vers de fin donnent à la forme libre toute la dimension poétique que le découpage expose. C'est un beau final.

   Provencao   
1/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jacapy,


"Soudain un criaades hurlements
« Maison loinaaelle là-bas »aatrêve
Hallucinationsa asouriant
Les yeux se fermenta aun rêve"

Un poème où dans ma lecture je me suis sentie dégagée de tout: comme un ecorchement, une détresse avec ce versant très impacté de mélancolie , de misère, d'isolement et d'abandon,. Comme une mise à nu de cet homme véritable.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
1/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Jacapy,


« Envol
S'aimer
Jamais
Trop tard »
Mais l'escalier descend dans la crypte et la dernière marche s'appelle « Trop tard ».

C'est très curieux mais j'ai retenu en fin de compte l'humanité de ce poème : Les sages femmes doivent se lire à l'envers : femmes sages. Elles tentent d'apaiser, elles guettent jusqu'aux « délicats passages ».
Il y a une présence dont celle du visiteur, même passagère, elle est conscience ; cette agonie ne se déroule pas dans une totale indifférence.

Maintenant ce « Vieil homme » pourquoi est-il encore là ? Pourquoi n'a-t-il pas encore accompli son voyage de retour sur son sol natal qu'il a quitté pour construire sa maison ? Pourquoi n'a-t-il pas encore rejoint sa femme qui lui est vitale ?
Même déraciné, sa femme reste sa réalité, le roc absent auquel il s'accroche .
Pourquoi l'a-t-il laissée là-bas aussi longtemps ?
Il est évident qu'il ne la reverra plus.
Sinon dans la crypte.

Je tire de ce poème la leçon que la mort elle-même ne peut se passer de racines.


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