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Poésie néo-classique
Jefka : Le blues du viel anar
 Publié le 05/01/08  -  3 commentaires  -  1080 caractères  -  43 lectures    Autres textes du même auteur

La mélancolie d'un homme fatigué par ses combats.


Le blues du viel anar



Nous faut-il un supplément d’art
Pour échapper au dieu lézard
Le tout se maquille sous le fard
Pour quelques pièces et sans histoire

Léo Ferré dans le placard
Son quartier latin, un boulevard
Avons-nous perdu la mémoire
Quand tombe le rideau du grand soir

Dixit les mots d’un vieil anar
Las sur un chemin de traverse
Souffre de maux un viel anar
Séduit par une vague de tristesse

Sa jeunesse trahie par les ans
Fume de plaisirs incandescents
Les barricades se sont éteintes
L’automne comme une dernière étreinte

Mai se complaît dans ses bouquets
Quelques millions à l’imparfait
Bouts de ficelle et simagrées
L’urne jour deux tours, se satisfait

À servir sa vie de combats
On en oublie d’aimer les siens
Son amour, comme des miettes de pain
À la volée, du bout des doigts

La mer du Nord telle un chapelet
Il ressasse sans cesse ses regrets
Sa vieille ombre complice se lasse
La mort se plaît en première classe


 
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   clementine   
7/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah, le printemps 68!
Quelle année,
Les Beatles chantaient,
les barricades se dressaient,
les étudiants se révoltaient,
les ouvriers contestaient,
l'essence manquait,
mon fils s'annoncait.
Merci d'avoir fort bien évoqué cette période en fait un peu obsolète et rejeté parfois par ses propres protagonistes.

   james   
7/1/2008
Commémoration d'un temps jadis. Ici le ton est récitatif, loin des effervescences de ce temps complètement fou. On est à la nostalgie, une jeunesse avec ses rêves et le grand soir passé à la trappe. On est en plein blues et l'auteur par ses mots arrive à nous faire partager ce sentiment simplement sobrement. C'est bien

   Anonyme   
7/2/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup parce que Léo Ferré est cité et qu'il est à mon sens un des plus grands poètes du 20ème, pour l'ambiance et pour les deux derniers vers (qui ne font pas la publicité de la SNCF...) Poilade en coin, c'est un beau moment de nostalgie.


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