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Poésie néo-classique
Jeser : La pension... Vas-y Alexandre, hein !
 Publié le 15/08/07  -  5 commentaires  -  2438 caractères  -  367 lectures    Autres textes du même auteur

État d'âme d'un pensionné confirmé cherchant à convaincre tout Alexandre pui possède... 12 pieds !


La pension... Vas-y Alexandre, hein !



Vision des autres...

La pension, c’est déjà… un pied au paradis.
Puisque gaillard encore, même pas défraîchi,
Le barbu de trois jours, le pied dans la savate,
Ignore le réveil, et le jour et la date.
Fini de travailler, il se la coule douce,
À tout moment du jour, il se tourne les pouces.
Il peut sans se presser, prendre son déjeuner,
Lire tout son journal, finir les mots croisés.
Ses loisirs sont nombreux, il peut quand il le veut
Choisir l’occupation qui lui convient le mieux
Le repos ou le sport… celui de la télé,
La sortie au bistro, au resto, au ciné.
Le voyage au long cours sans limite de temps,
Pour visiter les îles par-delà l’océan.
Payé pour ne rien faire, il peut tout se permettre
Il l’a bien mérité, aux autres de l’admettre.
Sans nul doute c’est là, pour l’ancien travailleur,
L’invariable portrait dont on lui fait l’honneur.

Réalité...

Il existe pourtant, un tout autre portrait
Beaucoup plus ressemblant, bien plus qu’il n’y paraît.
Essayons de le voir, tel qu’il est plus souvent
Dans sa réalité, un peu moins performant.
Car il se positionne, assure son confort,
Recale son coussin, ferme les yeux et dort !
Devenu pantouflard, il prend quelques kilos
Estimant justement qu’on en fait... toujours trop.
Son souffle devient court, l’escalier l’époumone,
Quand pour gagner le lit, tant de mal il se donne.
Le travail attendra qu’il y mette la main,
Pourquoi se dépêcher il fera jour demain.
Son budget, rétréci, limite ses dépenses
Assagit ses envies, éteint ses appétences.
À chaque jour de plus, son revenu s’épuise,
Le maintient au logis, n'ayant plus trois chemises.
Quant aux pays lointains qu’il devait visiter
C’est la télévision qui va les lui montrer.

Conclusion

Pleurez, pleurez sur nous qui ne sommes en somme...
Que pauvres pensionnés, des retraités sans somme !
Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain,
Buvez à votre soif, mangez à votre faim.
Car de ce que j'écris, j'espère faire un plat,
C'est ma seule ressource. Eh bien oui, J’en Suis là !

Le pensionné J.S.


 
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   Anonyme   
16/8/2007
dure réalité très bien décrite ici. des choses simples, de la vie de tous les jours, racontées, pour nous montrer que la vie n'est souvent pas rose...

   Anonyme   
17/8/2007
Excellent ! J'aime beaucoup

   Athanor   
17/8/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voici un poème original qui présente un thème très rarement vu, bien qu'il soit à la base de la société. LA RETRAITE.
J'aime beaucoup le côté "léger" de ce texte qui évoque une réalité inéluctable et difficile à supporter pour nombre d'entre les humains.
On ne tombe pas dans le cliché des maladies et handicaps lourds liés à la vieillesse, d'où ce côté positif.
La juxtaposition "visions des autres et réalité" montre toutefois combien il est difficile d'appréhender le phénomène.
La résignation est là quand même mais ne se montre pas.

   Anonyme   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a des retraités de toute sorte, certains fortunés sont comme vous le dites "Vision des autres", pouvant se permettre de réaliser leur envie, une réalité aussi et puis il y a d'autres moins aisés qui vivent leur retraite comme leur vie, hélas petitement, peut-être un peu étriquée, autre réalité.

A tout âge je pense qu'il est bon de vivre pleinement. Chaque âge, a ces plaisirs, ne soyons pas en vieillissant "aigri", la vie n'est pas plus simple pour les jeunes.

Ecrit intéressant, qui appelle à la réflexion, deux premières parties entre davantage dans ce schéma, elle porte un certain discernement, je ne suis pas convaincu par la conclusion.

   Anonyme   
13/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Jeser... Je découvre ce poème grâce à Marie-Ange, qui l'a sorti de l'oubli, mais aussi attiré par le titre, évidemment !
C'est super sympa, bien écrit avec quelques vers de grande classe, une thèse, une antithèse et une synthèse...
Si je m'y retrouve, moi l'Alexandre de service ? Non, pas vraiment ! Ni dans la Vision des autres, ni dans la Réalité et encore moins dans la Conclusion mais il y a tout de même dans ce texte quelques vérités que je ne peux nier... et j'adore l'humour qui saupoudre ce texte.

Un bon moment de lecture que j'aurais mis huit ans à découvrir !
Merci Jeser... et merci Marie-Ange


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