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Poésie contemporaine
jsmiller : Le voyageur
 Publié le 10/01/15  -  8 commentaires  -  831 caractères  -  210 lectures    Autres textes du même auteur

J'essaie dans ce texte de refléter la solitude dans laquelle se trouvent, par certains côtés, ceux contraints de se déplacer sans cesse, sans plus avoir de vraies racines, qui ne sont plus de nulle part.


Le voyageur



Nulle part une trace
À peine de vieux chemins
Qui par endroits s'effacent
Et qui se perdent au loin

Nulle part un visage
Connu ou qui me connaît
À peine des images
Des photos, des portraits

Nulle part une amarre
Où attacher mon destin
Si ce n'est ce vieux phare
Qui jour après jour s'éteint

Nulle part une cause
Où rattacher mon cœur
Ni victoires, ni roses
Ni défaites, ni pleurs

Nulle part un repère
Où cacher mes peines
Les rendre moins amères
Ou au moins plus sereines

Nulle part un endroit
Où croire en l'amour
Que des regards sans émoi
Oubliés au point du jour

Une infinie dérive
Toujours entre deux orages
Toujours entre deux esquives
Exposé à l'abordage


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Curwwod   
21/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est la complainte du commis voyageur qui n'est chez lui nulle part.
L'idée était intéressante mais la realisation me paraît manquer de musicalité et l'expression reste assez maladroite. Certaines notations ne manquent pas de pertinence, mais la répétition systématique de l'anaphore devient vite lassante et je m'interroge sur le sens du dernier vers :"Exposé à l'abordage."
C'est un texte qui mérite d'être retravaillé.

   Lulu   
27/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis particulièrement touchée par le thème étant de celles et ceux qui voyagent ou ont voyagé.
Le texte m'a fait penser, de par son rythme, à le mettre en musique. L'anaphore "Nulle part" renforce cette idée.

J'aime assez l'ensemble, parce que c'est simple et sans prétention.

   papipoete   
28/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
"nulle part" en début de paragraphe, montre la place du voyageur indésirable dont personne ne veut sur son territoire.
Ni trace sur un chemin, ni visage familier, ni cause à défendre ou soutenir, ni cocon où s'épancher, ni sourire inspirant l'amour, dériver toujours dériver plus loin!
Depuis la nuit des temps, ces gens traînant une étiquette indécollable de "voleurs de poules, sales et pouilleux, etc." ne pourront qu'aller ailleurs!
Les 4 premières strophes sont bien écrites, appliquées (hormis le manque de ponctuation)
La 5e et 6e avec ses "où y, ou au" froissent l'oreille.
La dernière strophe est un peu confuse, et mériterait d'être retravaillée.

   myndie   
10/1/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour JSmiller,

L'écriture est soignée mais le thème abordé ne m'emballe pas trop. J'ai l'impression d'entendre Cloclo gémir qu'il est le mal aimé ou Johnny lancer la (com)plainte du chanteur abandonné.
Je reconnais votre travail et l'application que vous avez mise à "écrire ces vers.
C'est peut-être ça qui me gêne le plus : que ce soit la recherche d'écriture qui ressort et pas l'émotion que vous souhaitiez, je n'en doute pas, apporter au lecteur.
Il manque quelque chose à votre texte, peut-être cet enchantement musical qui le ferait glisser de la simplicité à l'exaltation, du prosaïque à la compassion.
Vous n'en êtes pas loin et en retravaillant le poème, nul doute que vous y parviendrez.

   Pimpette   
10/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
A peine un commentaire...juste une opinion...
IL y a une petite idée par strophe sur ce sujet que j'aime assez...le spleen continuel des gens qui sont de nulle part...
MAIS
les gentils couplets rendent tout ça un peu ennuyeux!
IL aurait mieux valu une poésie libre, pas de rimes, des vers inégaux selon la force de l'idée exploitée! ..et"NULLE PART" semé irrégulièrement au hasard du texte....
J'ai tout de même une vraie sympathie pour ce texte...:-)...

   Robot   
10/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Au début, j'ai dit ce texte comme un slam car il se prête bien à l'oralité.
Mais un slam qui se voudrait romantique, trop sage dans l'expression simpliste.
Parfois un peu confus: Je pense à certaines images qui semblent plaquées et aussi à la dernière strophe et au dernier vers. Je crois que tout au long, vous avez été contraint par des rimes que l'on sent quelquefois forcées.
Reste que le fond a retenu mon attention car ce texte n'est pas dépourvu d'émotion.

   Pussicat   
11/1/2015
Bonjour jsmiller,
Je comprends l'idée, le projet, le chemin que vous avez tenté de tracer, j'écris "tenté" et je vais m'en expliquer.

Le thème du voyage est traité ici non pas comme source de découvertes, de rencontres mais de peine, d'exil, la pierre qui roule...
nulle part chez elle et ne trouve pas son trou.
Tous les thèmes ou presque sont abordés : la route, visage ou paysage, le jour qui se lève et se couche sans but, nulle cause à défendre, nul petit carré d'étoffe où mouiller ses peines, même l'amour est absent... ne reste qu'un radeau qui va à la "dérive".

L'anaphore "Nulle part" aurait pu vous offrir l'amorce d'une complainte, elle devrait le faire... pourquoi cela ne fonctionne t-il pas quand je la lis ?
Je trouve une faiblesse dans votre composition, la métrique n'est pas maîtrisée et retire toute musicalité à votre texte et c'est bien dommage.
Je me suis posée la question : est-ce voulu ?
six pieds /puis sept suivis de six / puis sept...
mais non... les strophes suivantes ne suivent pas le même chemin... chemin de traverse ;)
Les trois dernières strophes sont à retravailler, mais ce n'est qu'un avis, pour moi elles manquent de rigueur et la chute est brutale ; vous retirez l'anaphore, très bien, mais pourquoi ? pour paraphraser l'ensemble de ce que je viens de lire. Et puis elle n'est pas claire cette dernière strophe.

"Une infinie dérive
Toujours entre deux orages
Toujours entre deux esquives
Exposé à l'abordage" => c'est ce vers qui me pose problème : vous refusez la vie, l'inconnu ?

Je pense que vous tenez un bon texte mais un petit retour sur le métier ne serait pas de trop. En plus, je trouve vos rimes excellentes, cohérentes.

j'aime : "Oubliés au point du jour"

A bientôt de vous lire,

   Anonyme   
4/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Nulle part", comme leitmotive, ne vient pas me convaincre de la perte de repères, seuls les mots suivants donnent cette impression forte. Cette répétition produit un effet monotone, dérangeant qui casse le rythme à chaque fois.

Vos propos portent bien le fait d'être toujours un étranger, c'est pesant, asphyxiant au dedans, comme au dehors, d'être un individu sans existence réelle. Tout semble flou, non constructif.

C'est là, le summum de l'isolement, une solitude sans pareille.

Malgré ces petits problèmes de forme, j'ai été touché par le fond bien mené.


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