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Poésie contemporaine
Kantique : Stridences
 Publié le 01/05/20  -  5 commentaires  -  722 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Des acouphènes imbibés.


Stridences



Quelle cacophonie au creux de mon tympan !
L'orchestre fait esclandre, éclate et se disloque.
L'écho scandalise d'un cruel soliloque
Le Guide Apollinien et ses orgues pimpants.

Les cordes frappantes et les cuivres rampants
– Antiques bibelots, musicales breloques –
Composent en cris sourds l'intenable colloque
Sous l'ombre sonore du lierre grimpant.

Le Maestro convulse et de longs vers renverse ;
D'Euterpe tourmentée la partition s'inverse ;
Calliope et Érato se tordent et se cambrent.

Leurs musiciens accords – oniriques fantasmes –
Causent en l'oreille le dissonant Orgasme ;
C'est la Lyre brisée des Muses qu'ils démembrent !


 
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   papipoete   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Kantique
cela va bien avec votre poème !
la cacophonie de tous les airs de la Terre, cigales, grillons et autres cymbales jouent à guichets fermés ( comme confinés ) dans chaque oreille, dont le propriétaire n'est point le chef d'orchestre ! Et en apothéose, c'est un final orgasmique qui clôt le concert ( il est l'heure de dormir... )
NB un sujet que je voulus traiter une fois, mais je l'oubliai... alors que les acouphènes non !
En voilà des amis fidèles, qui jamais ne vous laissent tomber, comme s'ils voulaient s'assurer que leur musique point de vous déplaît ? Mais ils ne comprennent pas la réponse, et remettent ça de plus belle ! " Messieurs ! 1, 2, 1, 2 ! "
on en rigole, mais si l'on ne s'accommode pas de leurs stridences, la vie devient... énervante !
je ne saurais me prononcer sur la matière musicale, que l'érudition en ut, en lyre brisée...m'est complétement étrangère ( je n'y connais rien ! )
le 8e vers semble mesurer 11 pieds

   Lebarde   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Kantique

Joli sonnet s’il était techniquement sans reproches, d’une belle poésie mais une poésie pompeuse et un peu précieuse avec ses grandes envolées et l’invitation des muses.
Pour faire oublier sans doute les lancinantes stridences des acouphènes qui savent rarement se faire apprécier de la sorte, en imposant leur « silence sonore » permanent.

Belle écriture qui m’aide à chasser mes acouphènes, j’en conviens et vous en remercie.

Dommage pour ces rimes singulier/pluriel et ces E non élidés.

Merci

Lebarde

   Donaldo75   
1/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Kantique,

Je trouve ce poème particulièrement réussi. Sous des tonalités classiques en apparence, il laisse bien évoquer ce que l’exergue introduit, ces désagréments sonores qui peuvent nous pourrir la vie. Le champ lexical lui donne un air théâtral, à tendance grecque ou romaine et ajoute des vêtements de classicisme à l’ensemble.

Merci pour le partage.

Donaldo

   Stephane   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Kantique,

J'ai bien aimé ce sonnet en contemporain qui déroge peut-être aux règles de l'art de la versification classique, donc, mais qui n'en est pas moins délicieux à la lecture.

Une belle partition de sons et de mots, en somme.

Bravo !

Stéphane

   Davide   
2/5/2020
Bonjour Kantique,

On en parle peut-être peu, mais dans nos sociétés où le bruit se fait omniprésent, beaucoup de gens - et notamment les plus jeunes - souffrent d'acouphènes.

Dans ce sonnet, les nombreuses références à l'antique convoquées atténuent la pertinence du propos, l'enlisent sous des éclats poétiques un peu trop apparents. En fait, ce poème, avec ses beaux vers bien travaillés, m'apparaît un trop lissé, trop "parfait" ;)

Un détail : sur la forme, par convention, l'hémistiche ne doit jamais couper l'alexandrin sur un "e" muet non élidable ; c'est très disgracieux :
v3 : "L'écho scandalisE // d'un cruel soliloque"
v5 : "Les cordes frappantES // et les cuivres rampants"
etc.

J'encourage vivement le lycéen que vous êtes à continuer l'écriture poétique et le partage. Au plaisir de vous relire !


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