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Poésie classique
Robot : Au mal gré des vagues
 Publié le 02/05/20  -  24 commentaires  -  721 caractères  -  367 lectures    Autres textes du même auteur

L’amour, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. (Lacan)


Au mal gré des vagues



Les mots sont égarés au bord d’une mer morte.
Manquaient-ils à ce point d’une certaine ampleur ?
D’un peu plus d’éloquence ou d’un peu de couleur
Juste avant qu’une vague au large les emporte ?

J’aurais voulu t’offrir mes souvenirs perdus,
Le tissage fripé du reste de mes rêves ;
Et t’apporter un peu du gravier de ces grèves
Où sont évanouis mes élans éperdus.

La marée a battu depuis longtemps le sable.
Le ressac nous a fait rencontrer à nouveau ;
Hélas, il est trop tard pour nouer l’écheveau,
On a laissé passer l’heure du raisonnable.

Sur la plage il demeure un peu de mes regrets
Que l’eau de l’océan berce entre les galets.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
4/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Le titre de ce poème est excellent. Le mal gré, c'est très beau.
Le point d'interrogation du premier vers est-il bien utile ? Ce vers n'est-il pas affirmatif ? Quant au second, ne coupe-t-il pas la suite de l'énumération ?
"Certaine" au deuxième vers demanderait peut-être à disparaître. Le mot est un peu bancal dans sa signification. Il peut être ressenti comme une cheville.
La rime perdus/éperdus est à éviter. Les deux mots sont de même origine, ce qui en fait une rime dite facile.
La conclusion de ce poème est très belle et je la relis encore. Un peu de mes regrets que l'eau de l'océan berce entre les galets.
Merci du partage et bravo.
Anje en EL

   Curwwod   
11/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème classique d'une très belle écriture qui évoque avec mélancolie, sans pathos excessif, comme avec détachement puisque le ton est apaisé une de ces rencontres, de ces rendez-vous manqués qui laissent au coeur le souvenir et le regret de n'avoir pas su réaliser la communion de deux êtres.
"Les mots sont égarés au bord d’une mer morte ?
Manquaient-ils à ce point d’une certaine ampleur ?"
Amour d'été, amour éternel, qu'importe, le regret est prégnant et tout dans le paysage nous rappelle un geste, un regard et des yeux qu'on aurait à un moment donné souhaité garder avec soi pour de vrai.
Il est trop tard désormais et nous avons vieilli, laissé passer notre chance, heureusement nous reste l'image intacte mais douloureuse de celui ou de celle qui nous a ravis autrefois et qu'on n'a pas oublié(e).
Très beau texte, bravo.

   Corto   
12/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On sent ici les sentiments à fleur de peau.
Le moment où tout était possible est passé.
Extrême, furtif, il s'est enfui alors que "J’aurais voulu t’offrir mes souvenirs perdus, Le tissage fripé du reste de mes rêves".

Cette description de l'amour non abouti et pourtant continuant secrètement à vivre est d'une belle délicatesse.

Les mots sont précis et subliment la relation, celle qui aurait pu exister, si...mais...
Mais..."Sur la plage il demeure un peu de mes regrets".

Bravo à l'auteur.

   eskisse   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

La lecture de ce poème vous enveloppe de douceur.
L'entame " Les mots sont égarés au bord d'une mer morte" est magnifique.
Le croisement du lexique maritime avec celui du fil perdu/ " égaré" ( "tissage" , " écheveau" ) rend bien l'idée du temps passé et de la perte .

Une très belle et douce lecture offerte ce matin.
Merci

   Hananke   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

La mer sans arrêt roulait ses galets.
Même si le thème de la chanson de Ferrat n'est pas tout à fait le même je n'ai pu m'empêcher de penser à elle en lisant ce poème.
La mer qui emporte les regrets d'amours insaisissables qui, pourtant,
ont eu une seconde chance mais sans succès.
C'est dans l'ensemble bien écrit même si je regrette un peu
ce "raisonnable", il n'y a pas de raisons dans l'amour, justement.

Deux beau vers clôturent ce joli poème.

   Stephane   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Le titre en soi est déjà une belle poésie et j'aurais aimé l'inventer. On y sent déjà toute la volupté, comme un prémisse à ce qui va suivre. Et l'on est pas déçu avec ce poème qui parle d'amour à sens unique, avec de très belles images.

Les deux derniers vers sont mes préférés.

Cordialement,

Stéphane

   ANIMAL   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Un poème superbe, qui m'a enchantée du début à la fin. La nostalgie des amours enfuies, qu'aucun mot n'a su retenir, et des retrouvailles sans émoi car le passé mort ne revient pas.

Je serais bien en peine de citer un vers favori car je les aime tous. Très équilibré, il se lit, se murmure comme la chanson du ressac et laisse une sensation de regret douce-amère.

La poésie qui se dégage de ce texte est pour moi de toute beauté.

Une belle réussite.

   Donaldo75   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Robot,

Rien à dire, c'est du beau travail !

Non seulement ce poème est ciselé avec application et sérieux, mais en plus il possède une réelle tonalité.

"J’aurais voulu t’offrir mes souvenirs perdus,
Le tissage fripé du reste de mes rêves ;
Et t’apporter un peu du gravier de ces grèves
Où sont évanouis mes élans éperdus."

Ce quatrain me plait parce qu'il aurait pu être composé avec des images faciles, issues du catalogue de poèmes en kit, mais que tu as choisi de ne pas tomber dans la facilité tout en donnant aux vers une puissance évocatrice à travers même la sonorité (gravier, grèves).

Le classique - je n'arrête pas de le dire, scrongnougnou - ce n'est pas uniquement de la métrique et de la prosodie, de la poésie mise sous cloche ou enluminée dans des églises fermées. Elle doit nous transporter ailleurs. Et son véhicule, c'est le style. Là, je ne doute pas du véhicule et le poème me transporte. Je peux le relire à l'infini.

Merci pour le moment de poésie.

Donaldo

   papipoete   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Robot
Si la plage pouvait parler, elle te dirait tous les mots qu'à elle je confiais, alors que tu ne m'écoutais plus ; notre passion usée comme les galets s'est évaporée, jusqu'à ce qu'une vague à nouveau nous fasse rencontrer, mais le fil est rompu, nous ne nous aimerons plus !
NB le ciel, la nature pourrait en écrire des confidences, d'avoir été témoin involontaire des chagrins d'amour, quand les larmes se mêlent aux nues, se mélangent aux vents ou se fondent au flot de l'océan !
Quand l'amour est mort, même la meilleures des " petites mains " ne saura recoudre la pièce déchirée...
L'auteur parle au nom de bien des coeurs meurtris, masculin ou féminin, et de beaux vers transcendent cette prière sans retour ( la 2e strophe avec en particulier : j'aurais voulu t'offrir mes souvenirs perdus/le tissage fripé du reste de mes rêves )
la mer peut témoigner entre ses sacs et ressacs de bien sanglots...
un infime bémol pour la dernière rime " grets/lets "
mais la forme classique ici, semble encore une fois, si facile !

   pieralun   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème fait d’une très belle musique, c’est ce qui m’a retenu sur l’instant
Les 2 premiers quatrains ont un rythme, les notes jouées par les mots, qui plaisent sans même en comprendre le sens.
seul : « un peu du gravier de » ne me parait pas à la hauteur du reste.
J’aime mois le 3ème quatrain: les vers 10-11-12 me semblent moins harmonieux et les images qu’ils véhiculent un peu pataudes.
Un grand bravo pour les 2 derniers vers, je les adore, j’aurais aimé les écrire......

   Lebarde   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour Robot

Contrairement à la mer, ses marées et ses ressacs, les "choses " de l'amour ne sont pas éternelles et il est impossible de les resservir, intactes après que la vie les ait présentées une première fois et laissées partir. Seuls les souvenirs et les regrets subsisteront.
"Juste avant qu’une vague au large les emporte ?"

Tous les retours fortuits ou provoqués n'auront jamais que le goût du réchauffé:
"Hélas, il est trop tard pour nouer l’écheveau,
On a laissé passer l’heure du raisonnable."

Les deux derniers vers ont le superbe touchant d'une nostalgie criante de vérité.

Magnifique poésie. Bravo. et merci pour la lecture.

Lebarde

   Annick   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La mer est évoquée tout au long du poème comme un lieu où le narrateur a déposé toute son affectivité. Témoin des élans amoureux, ici, elle n'a pourtant rien gardé, elle a tout emporté :
"Les mots sont égarés au bord d’une mer morte.
Manquaient-ils à ce point d’une certaine ampleur ?
D’un peu plus d’éloquence ou d’un peu de couleur
Juste avant qu’une vague au large les emporte ?"

Dans la deuxième strophe, le conditionnel passé marque un regret. Je pense que cet amour avait peu de chance d'aboutir puisque le narrateur n'avait à offrir que "mes souvenirs perdus/Le tissage fripé du reste de mes rêves/Et t’apporter un peu du gravier de ces grèves;" comme un passé douloureux. L'amour semble être une consolation, tout comme la mer.

Cette dernière représente aussi le temps qui passe, irrémédiablement. L'infini. L'éternité. Le narrateur n'a pas su s'approprier ce petit bout d'éternité que peut offrir un amour épanouissant :
"Les mots sont égarés au bord d’une mer morte.
Manquaient-ils à ce point d’une certaine ampleur ?"

La troisième strophe offre une lueur d'espoir aussitôt éteinte :
"La marée a battu depuis longtemps le sable.
Le ressac nous a fait rencontrer à nouveau ;
Hélas, il est trop tard pour nouer l’écheveau,
On a laissé passer l’heure du raisonnable."

Détail : j'écrirais plutôt : Le ressac nous a fait "nous" rencontrer à nouveau ;

Le distique de la fin du poème est un bilan où la mer devient consolation :
"Sur la plage il demeure un peu de mes regrets
Que l’eau de l’océan berce entre les galets."

Beau poème nostalgique où la mer joue un rôle central, à la fois espace privilégié qui recueille puis retire, mais aussi temps qui passe irrémédiablement perdu. Et puis la mer,(mère) qui réconforte, apaise :
"...Que l’eau de l’océan berce entre les galets."

Joli poème nostalgique, mélancolique.

   Michel64   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hélas la vie ne repasse pas les plats et quand, exceptionnellement, elle les repasse ils ont eu le temps de refroidir, de s'altérer.

Ceci est très bien rendu dans votre belle poésie.

J'avoue avoir tiquer un peu sur le titre n'étant pas fan des jeux de mots en poésie mais l'ensemble comporte de beaux passages :

"La marée a battu depuis longtemps le sable.
Le ressac nous a fait rencontrer à nouveau ;
Hélas, il est trop tard pour nouer l’écheveau,
On a laissé passer l’heure du raisonnable."

Merci pour ce partage

   Ascar   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Robot,

Souvent, j'ai des difficultés avec la poésie classique actuelle quand certains auteurs renouent avec un Zéphyr chargé de poussières ou sollicite une Muse aux doigts bien usés par des siècles de pratique de la lyre.
A mon sens, la poésie doit être accessible au plus grand nombre pour en faire un art démocratisé. Cela passe par l"emploi d'un vocabulaire et d'une syntaxe modernes.
Votre texte en est un parfait exemple. Avec des mots de "tous les jours", des images parlantes et une logique syntaxique, vous installez, la sémantique de votre propos dans un écrin de cristal.

Faire simple n'est jamais simple et je vous dis Bravo

Quant au sens, vous mettez en exergue qu'il ne suffit pas de s'aimer fort pour vivre une belle histoire, il faut d'abord s'aimer en même temps, ressentir la même chose et au même instant. Avant il est trop tôt et après il est souvent trop tard puisque l'un a fait son deuil d'un amour mort-né.
C'est un concours perdu de circonstances, une absence d'hasards heureux que votre titre image parfaitement.

Merci pour ce beau moment de lecture

   Provencao   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" La marée a battu depuis longtemps le sable.
Le ressac nous a fait rencontrer à nouveau ;
Hélas, il est trop tard pour nouer l’écheveau,
On a laissé passer l’heure du raisonnable. "

J'ai beaucoup aimé lire une confidence, presque non personnaliste du « mots égarés » tirée d’une mise en situation "Au mal gré des vagues".
Sublime repli sur soi sur le " s’ouvrir. "

S’ouvrir aux labyrinthes de la vie , non à l’unique inénarrable ...." Sur la plage il demeure un peu de mes regrets
Que l’eau de l’océan berce entre les galets."

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hiraeth   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau texte, qui coule en bouche et me parle en plus personnellement. Les images, le rythme, tout est réussi. Sauf peut-être la syntaxe du vers 10, où il semble manquer un "nous".

Loué soit l'océan du destin ; puissent ses vagues d'oubli emporter nos regrets. Et s'il doit par quelque hasard nous faire revoir des êtres familiers autrefois éloignés, puisse-t-il apporter avec lui réconfort ou pardon.

Cette lecture m'a fait penser à deux autres poèmes, un de Marceline Desbordes-Valmore intitulé "Les roses de Saadi" ( https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/marceline_desbordes_valmore/les_roses_de_saadi ) et un autre de Yeats en anglais, les deux derniers vers en particulier : http://calculus.wolf.ox.ac.uk/~ben/writings/TheClothsofHeaven.html

Et aussi, maintenant que j'y pense, la dernière strophe de ce poème de Verlaine : https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/paul_verlaine/o_mon_dieu_vous_mavez_blesse_damour

   emilia   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Derrière l’illusion de la complétude, l’inadéquation de l’offrande d’amour, qui expriment la souffrance à travers « ces mots égarés au bord d’une mer morte » et qui semblent arriver « trop tard », le poème s’achève sur une jolie métaphore si bien choisie quand il ne reste plus » qu’un peu de mes regrets que l’eau de l’océan berce entre les galets… », avec le souvenir nostalgique d’une quête impossible soulevant un élan d’empathie…

   sympa   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonsoir Robot,

Quand une poésie aussi belle et émouvante fait remonter en moi des souvenirs , l'émotion me ramène à 30 ans (déjà) en arrière ,
Votre poésie me parle, c'est vrai, on pourrait en rester là, mais quand en plus les vers et les images sont beaux, je suis aux anges.
Comme le chante zazie, "ça fait mal et ça fait rien" , votre poésie est de toute beauté.

Merci.

   Robertus   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La fluidité de lecture m'a le plus étonné et conquis dans ce poème.

Il y a quelque chose de spécial avec les " R "

Ils sont comme des rouages subtils ou peut-être est-ce le bruit des graviers que les vagues font s'entrechoquer doucement.

J'ai pris plaisir à prononcer ces deux " r " tout naturellement à mon grand étonnement : " ...Et t’apporteR un peu du gravier de ces grèves.." et " Le ressac nous a fait rencontreR à nouveau "

" le gravier de ces grèves " prépare aussi le terrain pour la dernière strophe.

Bravo pour la fluidité et le bon dosage de nostalgie. Ni trop ni trop peu.

   Anonyme   
2/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie qui aborde le thème de l'amour, devrait rentrer dans l'anthologie universelle de la poésie traitant ce thème, et devrait être traduite dans toutes les langues, celles des terriens et celles des étoiles. Cinq plumes méritées !!!

   Pouet   
3/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

un bien joli poème que voici.

Particulièrement apprécié ce vers:

"Le tissage fripé du reste de mes rêves ;"

Un amour manqué, un ricochet du souvenir.

J'ai trouvé dans ce poème un très bon équilibre entre ce qui est dit et ce qui ne l'est pas, entre l'explicite et l'énigmatique.

   Myo   
3/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Robot,

Je ressens ces regrets tout en pudeur et en retenue qui caressent l'auteur comme ces vagues qui sans cesse reviennent avec leur lot de souvenirs lourds.

La révolte est inutile contre les affres du temps , il ne reste que cette grande lassitude qui ronge...doucement.

C'est très beau, merci.

   Cristale   
4/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un excellent poème où la poésie se laisse embrasser par les yeux du lecteur, comme pour consoler la plume qui lui donne ses couleurs, le bleu de sa douleur, le rose de la nostalgie, les nuances de gris de ses regrets, l'arc-en-ciel des souvenirs...

Technique ? Juste un petit surdosage des auxiliaires être et avoir, l'emploi de synonymes s’avérerait enrichissant.

Le deuxième quatrain me plaît beaucoup et le summum de mon plaisir se trouve ici :

"Sur la plage il demeure un peu de mes regrets
Que l’eau de l’océan berce entre les galets."

Bravo et merci Robot !
Cristale

   Miguel   
7/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Et la mer efface sur le sable / Les pas des amants désunis..." Mais à Prévert je préfère Robot. Cette élégie mélodieuse est l'exemple même de ce qui me plaît en poésie ; de belles images, neuves et non rebattues, des vers admirablement rythmés et fluides, une forme en parfait accord avec le contenu. Que la forme crée le sens, comme le soutient la critique moderne, ou que le sens inspire la forme, ça m'est égal. C'est un moment privilégié que la lecture de ce poème.


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