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Poésie néo-classique
karminator : Cornichons
 Publié le 13/11/07  -  4 commentaires  -  913 caractères  -  133 lectures    Autres textes du même auteur

Poème écrit durant un cours de math. Il représente la haine de quelques instants envers le monde kitsch et irréfléchi...


Cornichons



Tu ne peux pas comprendre mes tourments ;
Mes hauts, mes bas, mes tournants.
Ma dérive vous fait croire que je monte
Mais je m'enfonce, creux, de honte.

Honte de mes cheveux, trop courts, trop longs,
Peur de mes rires, trop forts, trop bons,
Vertige de mes hélices, répugnantes de bonheur,
Tellement elles tournent vite, bien, à l'heure.

Heure de gloire, heure de mort.
La mort, oui, pas celle du corps
Celle de mon rire, de ma joie,
Celle des heures de bonheur roi.

Soldats sans pitié, sans cœur,
Qui, mon rire, avez meurtri sans peur,
Je vous jette ma malédiction ;
Celle de ne plus me voir bon.

Je resterai drôle et amusant,
Je resterai sain et revivifiant,
Mais plus pour vous, tueurs,
Qui m'avez vidé de bonheur.

Rien à dire, rien à faire...
Que des cornichons.


 
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   Absolue   
14/11/2007
C'est pas mal du tout Karminator (original comme pseudo:-)) mais je ne comprends pas bien: qui sont ces cornichons?

   Anonyme   
18/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je pense que Karminator essaye de rapprocher l'image du cornichon, une forme grosso modo demi circulaire, à celle d'une bouche qui sourit, qui est la sienne. Si je ne me trompe pas, Céline, dans son Voyage au bout de la nuit, a écrit : "...nous avons ri comme des cornichons." Je pense que représenter le bonheur par un cornichon est très juste : le simple fait de le comparer à un tel légume est très loufoque. Cela nous fait sourire et, quelque part, nous inspire un état d'âme plutôt agréable, celui de l'insouciance, car lorsque nous sommes amusés, plus rien n'a d'importance ; les soucis disparaissent momentanément et nous devenons "heureux". Je crois que Karminator se moque bien de ceux qui l'ont "meurtri", et pour leur prouver qu'ils ne sont que des minables, il les nargue avec ses "cornichons", c'est-à-dire avec ses sourires insolents.

   jensairien   
2/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Pas mal je trouve le commentaire de Cosmine
et j'ajouterai à son propos sur la cornichonade
la célèbre chanson de Nino Ferrer "les cornichons"qui, question de
loufoquerie et d'insouciance, semblait à son affaire.
donc Celine, Ferrer, Kerminator, même combat ?

   Anonyme   
14/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Le mot qui me vient, est surprenant, surtout par le mot de la fin, que je ne vois pas bien la relation avec le reste du texte, qui oscille entre le calme intérieur et la violence intérieure. Je ne sais pas vraiment comment comprendre le sens profond de cet écrit.

En effet j'ai bien du mal "Tu ne peux pas comprendre mes tourments", c'est toujours difficile car on ne peut pas se mettre à la place de l'autre, de ce qu'il éprouve et ressent profondément.

Bien sûr, j'ai lu et relu, mais une certaine distance s'est installée, je n'ai pas eu de ressenti. Même si je pressens un certain mal être.


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