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Chansons et Slams
Kodiak : La prière du naufragé
 Publié le 17/03/20  -  9 commentaires  -  2145 caractères  -  155 lectures    Autres textes du même auteur

Dans la peau d'un homme à la dérive au beau milieu d'une mer dont il attendait tout.


La prière du naufragé



https://soundcloud.com/francois-dufays/la-priere-du-naufrage-1
Écrit, composé et interprété par François Dufays
(à écouter avec un casque de préférence)


Ce radeau instable
Bientôt coulera
C'est inévitable
Il ne restera

Rien de ce naufrage
Et demain on lira
Drame épouvantable
Dans tous les médias

Par là où les vagues abondent je rêvais
De gagner un autre monde où je verrais
Enfin sourire la Joconde pour de vrai
Hier encore j'y pensais

Sauve-moi, la Mer
Aide-moi, le Vent
Porte-moi à terre
Donne-moi l'élan

Saoule-moi, la Houle
Aile-moi, l'Oiseau
Envole-moi, je coule
Montre-toi, l'Îlot

Accueille-moi, la Plage
Éclaire-moi, la Lune
Rince-moi, l'Orage
Du sel et de l'écume

Prête-moi, l'Aurore
Ton plus beau soleil
Et donne, toi l'Éveil
Une dernière fois encore

Un sursaut
Au bateau
Qui prend l'eau

Hé, l'Au-delà
Sors-moi de là
Sors-moi de l'eau


Après le désert
Les camps du Sahara
Méditerranée
J'attendais tant de toi

Les courants marins
Se sont moqués de moi
Le passeur avait dit
C'est toujours tout droit

Les anciens m'avaient déconseillé l'hiver
Ils avaient raison mais je n'en ai que faire
À la dérive où je suis pourquoi la taire
Ma chanson, ma prière

Souffle-moi, le Vent
Roule-moi, la Mer
Lave-moi du sang
De tant et tant de guerres

Guide-moi, le Squale
Sillonne un chemin
Retends-toi, ma Voile
Calme-toi, ma Faim

Forge-moi, l'Éclair
Un moral de feu
Lâche-moi, l'Enfer
Pour une heure ou deux

Offre-moi, l'Aurore
Ton plus haut soleil
Et deviens, toi l'Éveil
Une dernière fois encore

Le sursaut
Du bateau
Qui prend l'eau

Hé, l'Au-delà
Sors-moi de là
Sors-moi de l'eau


 
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   papipoete   
6/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
chansons et slams
On prend la mer, on boit l'amer avec ce navigateur qui bien vite devient naufragé ! Et ça tangue, ça tangue dans les vagues et dans le coeur de ce pauvre condamné, qui n'a de cesse de supplier les éléments, et même la plage qui pourrait lui sauver la vie...
NB les couplets où le merveilleux du rêve en France, fait place à la réalité de la prédiction des anciens " ne prends pas la mer en hiver...puis les petits tercets implorants glacent le sang, et on crie avec le malheureux " au secours " !
Belle interprétation et des phrases " prête-moi l'aurore, ton plus beau soleil ! " comme écrites à l'encre de larmes !
l'ensemble est magnifique !
papipoète

   Zeste   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour,

Mon Dieu ! Quel rythme ! Lisez et écoutez plutôt la chevauchée des Walkyries. Sublime !!!
Dès les premiers vers, je me suis plongé dans l’univers Wagnérien, la fougue, la répétition .J’ai aimé; ce serait peu dire !
Le thème c'est la révolte contre les éléments et en même temps le rapprochement avec ceux-ci, à la lecture du poème cela m'est venu tout de suite à l’esprit, c'est la recherche ou le souhait d'une confrontation "clémente" de l’homme avec la nature froide et neutre mais qui augure peut-être d'une fin tragique qui est mise en exergue et dont le motif musical est à mon sens parfait pour illustrer le message que je crois percevoir dans ce poème.

   plumette   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un grand plaisir d'écoute, l'interprétation est très convaincante, j'ai vraiment aimé la voix.

Quelle bonne idée ces incantations à la mer, au vent à la terre, à la houle
" sors-moi de là, sors moi de l'eau" c'est tout simple et tellement puissant.

Evidemment, on ne peut que saluer le sujet, mais l'intention ne suffit pas à faire une bonne chanson.

J'en veux encore!

Plumette conquise

   Hiraeth   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est très beau. Des images puissantes et un rythme simple, maîtrisé, plein de vie, de rage et d'espoir. On se sent porté tout du long. Je pense même que l'interprète aurait pu s'emballer encore plus vers la fin, même si c'est déjà très bien comme ça.

J'aime beaucoup le jeu de mot "les vagues abondent" / les vagabondes.

   Robot   
17/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte de chanson qui évoque bien le sujet de ceux qui prennent tous les risques pour s'échapper de lieux hostiles et rejoindre ce qui peut leur apparaître comme un el dorado.

La mélodie et le texte nous font participer à cette odyssée, mélange à la fois de crainte, de doute et d'a peine d'espoir.

"je rêvais
De gagner un autre monde où je verrais
Enfin sourire la Joconde pour de vrai"

Ce passage résume bien ce fol espoir qui pousse à braver le danger même en sachant que la mer peut vous engloutir.

Un rythme musical qui accompagne bien le texte de cette odyssée.

   Kytsuh   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir,
Je me suis laissé emporter par ce rythme chaloupé, c'est très réussi.
Tout s'enchaîne naturellement, et vous nous livrez en plus de ça de jolies images. Je ne vois pas grand chose à demander de plus..!

Si je peux me permettre une unique petite remarque le vers "Ils avaient raison mais je n'en ai que faire" dénote un peu vis à vis du reste pour moi. Cela vient peut-être du fait que sa conclusion plutôt positive tranche avec tout ce qui l'entoure, ou du temps employé... j'ai du mal à mettre le doigt dessus. Rien de bien terrifiant en somme, cela n'entache en rien le reste.
Les "vagues abondent" c'est joliment formulé, typiquement le genre de trouvailles qui me font retenir une oeuvre.

Merci pour ce moment !

   Vincente   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'ensemble offre une proposition à la fois touchante et singulière, dans une écriture assez ingénieuse. Donc d'une écoute agréable, aussi bien dans ce qui se dit dans le texte que dans la façon de sa mise en musique. Pour nuancer cette bonne impression d'ensemble, je citerais les trouvailles les plus inspirées, mais aussi ce qui a pu, comme des contretemps, les contrebalancer, des réserves donc.

Parmi les réjouissances, ce refrain à la fois guilleret et profond :
" Hé, l'Au-delà
Sors-moi de là
Sors-moi de l'eau
"
Et ce ton, dans les paroles surtout, et dans le chant mais dans une moindre mesure, tout au long du texte où oscillent espérance, légèreté et malheur, le déroulé arrive à un équilibre assez improbable mais très réussi.
La voix du chanteur sonne d'ailleurs de façon très accordée à cet état d'esprit de l'évocation ; beau timbre clair, chaleureux et portant à l'optimisme. La mélodie épouse le propos. Dans l'accompagnement, j'ai beaucoup aimé les notes doucement cristallines au début de chaque partie, très jolies.

Avant ce qui serait des bémols à mon sens, je note quelques sympathiques inflexions. Par exemple, ce clin d'œil du vers "Par où les vagues abondent je rêvais", ou l'amusant "Saoule-moi, la Houle / Aile-moi, l'Oiseau" (la houle saoule… et hèle-moi, l'Oiseau…), et puis ce très inspiré "Á la dérive où je suis pourquoi la taire" ("pourquoi la taire"… un très judicieux emploi de l'homophonie "taire/terre", terre à "la dérive").

Mes réserves sont formelles. Je trouve que la multiplicité des impératifs est plutôt lassante, ils perdent à cause de cela de leur impériosité ; d'autant que les strophes sont nombreuses et donnent l'impression que l'auteur en rajoute pour s'amuser de ces rebonds, comme des vagues…, oui mais ça "saoule"un peu ces trop. J'aurais par exemple évité cette strophe avec "Saoule-moi,…" qui tient à l'exercice de style, en jeux de sons et de mots qui sortent du champ tout-de même assez dramatique.
Mon autre bémol mais concernant l'accompagnement. Quand la guitare colore la voix dans les débuts sous forme d'arpèges, c'est beau et sobre, parfait, mais quand le ton s'enflamme et que l'on accède à une sorte d'excitation, à partir de "Sauve-moi, la mer" et dans toutes strophes impératives, la rythmique et le côté un peu abrupte des accords claqués sont à mon sens un peu brouillons. Plus de force dans ces passages, oui bien sûr, mais ils devraient prolonger le "suave" du reste de l'expression. Enfin, je n'ai pas de solution à proposer, je signale juste l'effet que cela a produit sur moi.

Mais le retour au calme dans chaque partie "balladée", est savoureux.

Un deuxième niveau de lecture serait possible, et souligne la profondeur potentielle de ce texte, celui d'un mer comme une vie, et d'un bonhomme qu'elle brimbale...

Un petit PS : je m'aperçois que je n'ai pas signalé ce qui me paraissait évident à la première lecture. L'homme a ma dérive sera d'abord un migrant qui tente une traversée (dont le vers signalant le "passeur" nous l'indique sans doute), dont ce côté dramatique avec le tragique en embuscade.

   Donaldo75   
20/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Kodiak,

J’ai bien aimé le côté démo de l’enregistrement parce qu’il sent l’authentique et ne s’embarrasse pas d’effets qui plomberaient la perception du texte. Du coup, j’ai écouté la chanson comme un texte mis en musique mais avant tout un texte dont la musicalité est bien présente et ne dépend pas de l’interprétation ou de l’orchestration. J’en aime la fluidité, les vers courts qui permettent de projeter des images au lieu de poser des arguments dont le cerveau n’a que faire quand il écoute une chanson. Je ne vais pas composer une analyse de l’ensemble parce que je pense qu’il y a assez de commentateurs capables de le faire et je leur laisse le plaisir d’expliquer ce qu’ils ont compris de cette chanson. Ce texte raconte une histoire et la raconte bien, de manière à laisser à l’auditeur sa marge d’interprétation, sa vision des scènes, son libre-arbitre en termes d’orientation. Et c’est ça ma magie de la chanson.

Bravo !

   Ascar   
6/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
très joli texte cousu d'images gorgées de poésie.Avec sa façon originale d'appeler la Nature à son secours, ce message me parle. Quand tout semble perdu, on peut toujours puiser un ultime et solide espoir à la source du vivant.
la chanson est réussie et la voix bien posée. J'aurais sans doute préférée une interprétation plus "désespérée" et plus "rageuse" pour coller davantage à la force incantatoire du texte.

Bravo


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