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Chansons et Slams
Kodiak : Le dernier arbre
 Publié le 20/05/16  -  11 commentaires  -  1275 caractères  -  220 lectures    Autres textes du même auteur

Voici une chanson dont le texte peut se lire au premier degré… ou pas.
Écrit et composé en décembre 2006.


Le dernier arbre





Le dernier arbre est mort
Sous le soleil de plomb
Qui étouffe la terre

Sa sève était encore
Plus sèche que les larmes
Que tu versais hier

Plus rare que les flaques
Au fond de l'ancien lac
Où se baignaient nos filles

Même les chercheurs d'or
Ont quitté leurs baraques
Et leur source tarie

C'est le désert
Qui a pris le dessus
Sur le monde vert
On était prévenus


Tu grimpais dans mes branches
Je te faisais confiance
Tu ne pouvais me nuire

Ton toucher sensuel
Tes lèvres au goût de sel
Me faisaient frémir

Mais c'était un piège
Quel naïf étais-je
Arrosé de mensonges

De ma dernière feuille
Tu ne portas le deuil
Que quelques secondes

Dans le désert
Où tout se meurt
Pour un peu d'ombre
Maintenant tu pleures

Des champs brûlés à perte de vue
Plus le moindre brin d'herbe
Plus le moindre sourire


 
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   Ananas   
8/5/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,

A ma décharge, pardon à l'auteur, mais on est assez loin de mes goûts musicaux.

Le texte par contre est assez sympa, et engagé... mais pas non plus des plus originaux.
Alors, certes, il a été écrit il y a longtemps, et on doit certainement en tenir compte.

L'ensemble (musique + texte) me laisse un goût inachevé, ça manque de rythme, de recherche (dans le sens originalité du terme), et si je dois comparer avec mes standards de l'engagé chanté, je me retrouve à mettre en face de Brel, Noir Désir ou de Goldman (voir de Zazie) et je reste un peu en plan.

Je réitère mes excuses donc, bravo pour l'exercice que je trouve personnellement ardu (pour m'y être souvent frottée) et plus complexe qu'il n'y parait.
Une autre fois, j'espère !

Bonne soirée !
Bonne continuation !

   Anonyme   
10/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
La composition est très plaisante à écouter, et à réécouter, je ne m'en suis pas privée, elle est légère, fluide, elle se glisse en nous sans anicroche, belle harmonie teintée d'une petite pointe de tristesse "élégante", qui donne à cet ensemble cette fragilité touchante. Superbe interprétation aisée et brillante qui est "séduisante".

Tous vos mots les uns après les autres sont venus cueillir mon émotion au plus profond de moi, mon ressenti c'est fait grandissant imposant, le désert s'installe quand la vie s'échappe, quand on lui enlève toute raison d'être. Vous m'avez beaucoup troublé au travers de ce "Dernier arbre", il signifie tant et tant ...

Fond et forme m'ont complètement convaincu.

   leni   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Kodiak
un texte sobre bien écrit nostalgique Avec des sonorités qui jouet en echos

ces trois vers sonores me plaisent beaucoup

Sa sève était encore
Plus sèche que les larmes
Que tu versais hier


Mais je ne vais pas tout citer la musique et le chant sont cool

l'ensemble est une belle oeuvre Bravo Salut amical leni

   Vincendix   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Des paroles significatives, un accompagnement musical très agréable, par contre je ne suis pas emballé par la voix qui, je trouve n’est pas dans l’intonation adéquate.
Curieusement lors une seconde écoute, je n’ai plus entendu les paroles, mes oreilles ont privilégié la musique et j’ai beaucoup aimé. Mon appréciation découle de ce dédoublement.

   papipoete   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Kodiac ;
j'ai toujours un faible pour ces récits, où la faune, la flore raconte elle-même son histoire .
Ici, c'est un arbre dont la ramure squelettique pleure ses joies d'antan, regrette sa pauvre mort .
Le désert, aidé par la main avide de l'homme, a repris sa place de roi du néant, là où s'égayait la verdure autour d'une onde limpide .
Plus le moindre sourire, l'horizon porte le deuil ...
Le second tercet est fort bien écrit .
NB " on était prévenus " du premier quatrain, ne put-il pas trouver meilleure formule ?

   Anonyme   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir,

Contrairement à "Si lointain", cette chanson est un véritable coup de coeur, comme quoi la tendance peut s'inverser du tout au tout d'une chanson à l'autre.

Ce dernier arbre qui meurt a su me toucher si bien que j'en ai presque eu les larmes aux yeux. Pour moi, la trahison est pire que tout. Ici, c'est l'homme qui trahit la nature, laissant mourir ce dernier arbre sans bouger. Autrefois les enfants - et peut-être même les hommes - y grimpaient. L'arbre leur avait donné ses branches en toute confiance. La mort comme remerciement à cette offrande, alors que cet arbre ne leur avait rien fait. C'est trop triste...

Non seulement le texte m'a ému - comme je le soulignais plus haut - mais la musique se marie admirablement bien. L'air est nostalgique et le tout est poignant.

Bravo !

Wall-E

   funambule   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'adore les guitares, le son et le style musical, trop rare à mon goût. La chanson est bien construite, texte et musique, le refrain excellent, les couplets me semblent un peu moins bien (mélodiquement) tout en servant bien (donc) le refrain. Au niveau des mots, l'idée est bonne, même si sans réelle originalité et la narration bien menée, touchante. Je pense que le texte est améliorable d'un point de vue sonore sans toucher grand chose.

   Charivari   
20/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup aimé la musique, un côté "San Francisco" folk-hippie sobre et à la fois très harmonieux, les ajoûts -nappes de synthé, flûte, etc- tombent très bien sans gêner le tout, ça offre même une jolie progression musicale, donc j'aime vraiment bien la chanson (il manque peut-être un peu de "feeling" dans le jeu, mais c'est souvent le problème des enregistrements). Pour ce qui est du texte, il fonctionne très bien, c'est le principal, simple et évocateur, ce n'est pas des masses original, mais pourquoi devrait-il l'être? Je trouve tout de même que le refrain n'est pas tout à fait au niveau du reste (le monde vert, je pense qu'on pouvait trouver mieux). Mais bravo quand même

   Anonyme   
21/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Bravo pour ce texte fluide. Dommage que la deuxième partie après "on était prévenus" vous décidez de faire parler cet arbre et d'une drôle de manière. J'ai presque eu l'impression d'un souvenir amoureux entre deux humains. J'ai bien aimé les baraques des chercheurs d'or, cela donnait un décor original à ce début, le lac séché,le désert, les images étaient fortes et montraient bien le soleil de plomb, la terre étouffée, la mort de l'arbre, de la nature. Je trouve la fin moins intéressante que le début, vous n'êtes pas assez dévastateur dans les mots, dans la forme. Cet arbre qui parle alors qu'il devrait être mort, mouais bof...
La musique est belle, malgré qu'elle semble par moment hésitante, brouillonne. Désolé.
La voix, sans l'accent québécois, m'a fait penser un instant à Michel Rivard, le principal chanteur d'un groupe montréalais que j'ai adoré, que j'adore encore d'ailleurs quand j'y pense, le créateur du célèbre "phoque en Alaska", BEAU DOMMAGE. C'est pour moi une référence.
A vous réécouter bien sûr.

   Pouet   
24/5/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Je ne peux pas écouter la chanson de là où je me trouve, vais donc me contenter de vous donner mon avis sur le texte.

D'entrée je regrette "soleil de plomb", je suis sûr qu'on peut trouver mieux et éviter cette expression toute faite. C'est d'autant plus dommage que le premier vers est très fort dans sa simplicité.

D'autant plus dommage que l'ensemble m'a vraiment bien parlé.

Bon pas forcément fan non plus de "source tarie", "qui a pris le dessus" "toucher sensuel", "à perte de vue" par exemple. Je pense qu'on peut trouver plus évocateur et moins "classique". Mais vous aurez compris que j'aime bien chipoter surtout quand je trouve un texte intéressant tant sur le fond que sur la forme.

J'ai passé un bon moment à vous lire. Un texte de qualité bien que perfectible assez facilement à mon avis.

   dom1   
23/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Hésitation entre chaleur humaine et chaleur de l'air. Parralelle non assumé jusqu'au bout, le désert est un endroit qui se visite et s'admire comme les deux pôles gelés. Et avant que le sable prenne une forme majestueuse, il y avait arbres et vie. Ce n'est pas une fin, c'est autre chose. Pour ce qui est de la relation humaine, c'est souvent un deuil qui découle d'une séparation. Preuve que la " nature " nous survivra, dans une forme qui ne sera pas forcément idyllique, avec les critères humains qui ne sont que relatifs...

Dominique


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