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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du crépuscule (morceau 20)
 Publié le 30/08/07  -  6 commentaires  -  979 caractères  -  85 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment


Fragment du crépuscule (morceau 20)



L’homme,

Mandragore de ses propres racines.

Caverne de chairs de nos galaxies.

Véhicule de sang siphonné sur les trajets stellaires.

Combustible des pulsions inépuisables.
Mémorium garant de l’absurde et vacataire de l’espoir.

S’étend de toute part sa flamme glacée, s’éteint par mégarde le magot de ses illuminations dans la glaise, trompeuses et trempées des réalités.

Illusion d’être portion du divin.
Croyance féroce qui se perd pourtant sur le chemin post-partum plein de garance quand l’astre est en équilibre naïf lors de son remplissage forcené.

Esprit volatile égare de ses vapeurs et ses condensations embuées, l’essentiel de la raison. Perdure malgré tout le goût de l’extralucide que l’on cherche jusque dans la boue.

Le tâtonnement sardonique de nos doigts brûlés de gelures est une occupation millénaire qui ne trouvera pas de sitôt ses chimères.



 
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   Pat   
19/12/2007

   strega   
20/1/2008
Pourquoi une idée germait-elle dans mon petit lobe occipital, une idée de ce Fragment jusqu'à ceci : "Perdure malgré tout le goût de l’extralucide que l’on cherche jusque dans la boue. "

Et là, j'ai tout renversé, j'ai vu la perte d'Auréole, j'ai vu Baudelaire et le couronnement des Antiques.

J'ai vu aussi la très ancienne notion d'artiste : celle de l'artisant. Le poète laborieux qui n'est en rien supérieur du forgeron.

J'ai vu aussi la quète incessante pour atteindre les espoirs, une fois atteind, s'en créer d'autres sans cesse, pour toujours avoir un but.

J'ai cependant l'impression d'avoir raté quelque chose... Je ne noterai pas donc.

   Pattie   
12/5/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est beau, c'est du Larivière, ça a du souffle. Difficile de tout comprendre, parce qu'il y a plein de choses à comprendre.

J'aime ça :
"S’étend de toute part sa flamme glacée, s’éteint par mégarde le magot de ses illuminations dans la glaise, trompeuses et trempées des réalités."

magot au lieu de mégot, glaise au lieu de braise. Le cerveau projette des mots avec le contexte, s'aperçoit qu'on l'a dupé, et s'épate.

   ANCELLY   
10/7/2008
"Esprit volatile égare de ses vapeurs et ses condensations embuées, l’essentiel de la raison."
En collège, le professeur mettrait dans la marge de cette phrase : "pas Français... égarer est un verbe transitif ! une condensation embuée est un affreux pléonasme ...
Je ne comprends pas que l'on puisse s'extasier devant de tels textes ! J'aimerais que l'on m'explique ce "n'importe quoi"...
J'aurais noté 4/20
Ancelly

   jaimme   
10/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"Mandragore de ses propres racines": oui!

Certains passages sont cosmogoniques (oui ma pauvre dame!).

"Le tâtonnement sardonique..." est une bonne occupation; enfin selon la direction choisie.

Et tant mieux si nos rêves sont bien plus grands que nous!

   Anonyme   
2/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
12/4/2009

Oh que j'aime te commenter après Ancelly... donc, petite leçon de choses... comme Ancelly demande une explication et que je pense avoir compris, je m'y colle.
égare étant suivi de l’essentiel de la raison... il donne à la phrase le sens suivant (je suppose que la compréhension des mots est plus facile quand on lit à la place des autres) L'essentiel de la raison est égaré par les vapeurs et les condensations embuées de l'esprit volatile... faut finir laphrase après la virgule, c'est tout...

Bon, fin de la leçon de choses...

J'aime la touche colorée... garance... ponctuée où on ne l'attend pas (la lune rouge, Cherry Moon...).
J'aime mandragore de ces propres racines, qui si je ne m'abuse est aussi une forme de pléonasme puisque la mandragore est une racine... (ça avait échappé à l'oeil pointu du renard)
J'aime l'illusion d'être une portion du divin.

et comme toujours ça continue à tourner, comme un cercle...

Merci
Estelle2L


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