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Poésie en prose
Lariviere : Fragment du Crépuscule (morceau 61)
 Publié le 13/03/11  -  13 commentaires  -  4344 caractères  -  244 lectures    Autres textes du même auteur

Fragment.


Fragment du Crépuscule (morceau 61)



À la porte de la bergerie, le crépuscule se couche sur le point agité du levant, point aréolé d’horizons graves, porteurs de tous les azimuts, de vols et fol espoir… Le quartier de lune agrandit son croissant sous les remous vermeils des poings levés et des réveils affamés de la masse, mais dehors, la neige est tombée… L’orient pousse ses pièces de son ventre animal, fauve prodigieusement stable, éveillé, éclairé… L’ogre Saturne, après un jeûne terrible, restera-t-il sobre pour la première fois ?... Les pixels des manipules encore en mottes pâles ne découvrent rien de leurs futures chaleurs, perdus étouffés sous la forme de leur glacis conservé…

À la porte de la bergerie, le crépuscule se couche sur les soupirs du dégel, le souffle exhalé du levant ventilant de son soleil véritable les liserés d’or fallacieux de l’ignoble et de ses genoux putrides. Carthage ploie sous le spectre de ses éléphants. De la Cyrénaïque à la Tripolitaine, le rivage des Syrtes dessine à nouveau sa ligne de flamme indécise, déploie sur l’horizon le miroir fantomatique de ses lumières blanches, fait sauter les serviles maillons d’une chaîne au feu longtemps contenu, désormais libéré, répandu comme traînée de poudre... Ici, les pierres du mur restent froides et les rêves trop audacieux demeurent cloués au sol. La nuit regarde allongée dans son propre cercueil. Ses meurtrières donnent sur le palier du monde. L’éclairage est blafard. La minuterie de l’ampoule est instable, encore vacillante, épuisée, vidée, imprévisible… Prairies des herbes rases, éveinées, essorées, dégluties de l’automne. Le sang glacé des vallons répand ses clameurs sourdes, ses odeurs grises, dissout les ivresses funestes précipitées aux crédits hardis du printemps, absorbe les caillots de silex émoussés, fauchés sur les rocs éclatés du sublime, ramassés, déclinés, abattus sur la partie austère du jour… C’est le col des monts rouges jadis aux abois, devenus aujourd’hui réfractaires aux sirènes dévergondées des rayons... La boussole haletante, silicone anesthésié sur la langue polaire des chiens, se retrouve anémiée. Les sentiers montrent la croix du sud montante, citerne scintillante remplie d’avenirs, arches et sources fraîches, possible direction du futur sur le foie gelé des instances cardinales. Au centre de quelques pierres plates, un feu de camp à moitié englouti exhibe ses restes noirs. La brume dévore de ses dents blanches la laine garance, les amarres rouges des visions à venir… L’air se charge des murmures du vent. Le givre déploie sa lente tectonique, fouillant ses chances dans des puits d’argent et d’oliviers aux prodiges complexes. Hier, des charognards sans retenue se seraient déjà élancés pour la curée merveilleuse, mais aujourd’hui ?... La louve de Janvier promène son museau sur l’air du temps, glisse avec calme ses yeux ardents sur les fureurs possibles, avance et relève délicatement ses pattes de feutre ensanglanté, fouille les multiples du miel net de l’effroi, laissant traîner riper balancer ses mamelles bleutées parcourues d’avens amers, d’œufs de crocodiles… Accouchera-t-elle à l’heure du versoir obligé, d’un poisson, d’une tarasque, d’un être fabuleux ?...

Sur l’arbre sombre, aperçu à la porte de la bergerie, des rameaux meurtris, des branches compliquées tissent la toison inconnue sur l’écorce violacée des aurores, bruissent leurs nervures sur la mécanique brouillée des manœuvres de couloirs et des manigances d’acier. Leurs échéances se tressent, se posent ou se déposent sur les algèbres béantes des félicités disponibles… À la porte de la bergerie, les vues sont incertaines, les arbres étant pris et noyés dans la cécité meuble des bêlements de l’hiver… Rien ne permet encore de reconnaître le formidable calfeutré dans les ombrages obscurs… Nous pouvons seulement distinguer dans l’orchestre infernal des palpitations engourdies, de grands oiseaux aux ailes démesurées, houppes relevées, rémiges en ébullition, plumes débarrassées des dictats débonnaires, qui s’épouillent et s’agitent, traçant leurs chasses au crépuscule sans qu’il soit possible dès à présent de prévoir le tracé de leur vol dans le ciel dégagé des tenailles glacées de l’hiver, ciel peut-être œdématié de nuages imprévus, ciel inévitablement rosi rougi pigmenté par les premières bouffées de chaleurs du printemps…


 
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   Lunastrelle   
23/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un instant délicieux...

Plusieurs lectures sont nécessaire pour avoir une belle vue d'ensemble, puis plus approfondie. J'aime bien les différentes références historiques, ou les clins d'œil. Je ne m'attarderai pas plus sur le fond, qui est propre à l'auteur, et qui m'imprègne déjà bien grâce à ces multiples voyages au fil des lectures.

Quelques couacs cependant, j'ai relevé entre autres:

"L’orient pousse ses pièces de son ventre animal, fauve prodigieusement stable, éveillé, éclairé…" : un peu "terne" comme phrase, pas assez exploitée à mon goût. Est-ce le "ventre animal" qui me gêne, ou bien l'accumulation de participes passés?

"Les [...] leurs futures chaleurs, perdus étouffés sous la forme de leur glacis conservé…" : là, c'est le "perdus étouffés", c'est au niveau du rythme que je ne saisis pas, par rapport au reste...

"La nuit regarde allongée dans son propre cercueil": joli phrase, mais pas assez mise en valeur au niveau de la ponctuation, et du souffle.

Ce sont les choses qui m'ont le plus saisie l'œil...

   Lunar-K   
28/2/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Haletant ! Une suite de mots torrentielle : mots qui semblent avoir été posé là comme par un heureux (mais violent) hasard, mots dont l'association (dirait-on automatique) semble parfois totalement dépourvue de signification ; et pourtant...
Pourtant ressort de ce texte une inexplicable cohérence, une incroyable précision, comme si l'auteur était parvenu à s(c)eller le hasard pour que, par instant, se cristallisent des fragments de sens et que, au final, cet éclatement originel du sens se réunisse en une impression homogène et intuitive.
C'est là un mérite assez bizarre qu'il me faut reconnaître à ce poème : il ne s'en dégage rien de vraiment rationnel, sinon par éclats fugitifs...
Mais ça fonctionne ! Et drôlement bien !

   jamesbebeart   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Etat des lieux ou comment rendre compte en temps réel ? Texte où se profilent les avènements des possibles, en forme d'épiphanie. Les jours nouveaux vont-ils naître dans la bergerie ?
On sent toujours chez vous souffler le vent de l'histoire où s'invitent les éléments... Je relève en particulier : "La nuit regarde dans son proppre cercueil. Ses meurtrières donnent sur le palier du monde...La minuterie de l'ampoule est instable..."
Le champ lexical impressionne, au service de l'indicible.

   Anonyme   
13/3/2011
 a aimé ce texte 
Passionnément
Les fragments c'est parfois une souffrance à lire parce que trop hermétique, quelque fois un peu trop convenu et de temps en temps grandiose. Et là je dois dire que ce fragment 61 et sublime, peut être le meilleur que j'ai jamais lu.

il y a une quantité telle d'images géniales, de sens excellents que je ne saurais les citer tous.

peut ^tre: "Hier, des charognards sans retenue se seraient déjà élancés pour la curée merveilleuse, mais aujourd’hui ?."

ou

"Rien ne permet encore de reconnaître le formidable calfeutré dans les ombrages obscurs…"

un bémol (très petit!) : "ciel inévitablement rosi rougi pigmenté par les premières bouffées de chaleurs du printemps…"

l'adverbe me gêne même si je vois son utilité...Peut être "invariablement" ? Ou évidemment?

Ce n'est pas l'adverbe e lui même qui me gêne, mais celui choisit.

Une question: est ce ta vision du Golgotha?

   socque   
13/3/2011
Ouf ! Un texte très élaboré, léché... trop à mon goût. Je n'apprécie pas de voir quasiment chaque substantif qualifié, parfois trois ou quatre fois, ni cette manière alambiquée, précieuse de dire les choses.
Je salue le travail, bien sûr, mais ai eu du mal à parvenir au bout du texte.

   Anonyme   
13/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis partagé entre l'ivresse apportée par ce torrent verbal, riche, baroque, m'emportant dans un maelström de mots, et le vif sentiment que derrière cet excès se cache finalement un vide immense.
Quelle est l'idée directrice ? Où est le sens de cet orgasme littéraire ? Oui c'est beau, grandioses toutes ces phrases et images surréalistes mais à la fin, que reste-t-il ?
Passé le flot grisant des verbes, que nous laisses-tu en pâture pour réfléchir ?
Un beau texte mais visuel, uniquement visuel, qui étouffe la réflexion tant il envahit l'espace.

   shanne   
14/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Je me suis perdue dans ce fragment de crépuscule...Ouf, la porte de la bergerie et cet arbre sombre que j'aperçois sont pour moi deux points de repaires, un peu comme si j'étais entre la vie et la mort et que dans ce tunnel, je voyais clignoter une faible lumière. Je me suis attardée sur aujourd'hui ? pour moi, ici et maintenant, la louve de Janvier, Janvier ? début d'une année ? de renouveau ? et accouchera-t-elle ? de quoi sera fait ce renouveau ? l'avenir ?
A la porte de la bergerie, les vues sont incertaines...J'ai l'impression d'être à la porte de cette bergerie et de ne pas être capable de tout voir, en ayant conscience que l'on ne peut pas tout voir.
Un texte qui m'a remuée, que je reviendrai lire.
Bravo

   framato   
16/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Raf, quelle envolée, lyrisme débordant. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser aux événements libanais en lisant ce texte (la Cyrénaïque), d'y voir une allégorie de ce qui s'y passe. Une lecture intéressante et dès lors terriblement lourde de sens.

J'ai bcp aimé la Louve de Janvier (Janus, au double visage), les sirènes dévergondées, toutes ces traces qui m'ont parlé bien au-delà des mots de ce texte. Le combat de l'ombre et de la lumière, du gel et du dégel... et que donnera l'avenir, de quoi, de qui accouchera-t-il ?

Mon seul bémol ira à l'abondance de qualificatifs qui parfois deviennent envahissants, mais l'auteur sait les dompter.

Un texte au symbolisme puissant. J'en redemande.

   toc-art   
14/3/2011
bonjour,

ce texte me fait penser, dans sa surabondance, à un tableau de Ronel. Je sais pas si vous connaissez, qui a tendance à occuper la toile jusqu'à l'oppression, multipliant et démultipliant les sujets et les graphies jusqu'à créer un sentiment d'étouffement, voire de nausée.

c'est ce que je ressens à la lecture de votre texte. j'ai bien conscience que beaucoup de références doivent m'échapper mais en l'état, je n'ai pas apprécié ce récit.

bonne continuation.

   Anonyme   
15/3/2011
Bonjour Larivière ! Voilà un texte qui ne laissera pas de marbre les inconditionnels de la poésie d’avant-garde… Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il sort de l’ordinaire mais s’adresse t-il au lectorat « lambda » que je crois représenter ? Pas si sûr, à moins que je ne sois plus « couillon » que la moyenne ! J’ai lu cette prose, sur papier et confortablement installé, au moins une dizaine de fois et je ne sais toujours pas de quoi on parle. Oui, il y a de belles tirades, beaucoup de mots « bien comme il faut », mais quel est le sens profond de ce poème, que veut nous dire, nous faire toucher du doigt, l’auteur que tu es ?
Je ne ferai pas l’autopsie complète de ce texte car déjà le premier paragraphe m’est totalement incompréhensible. Je n’y mettrai pas non plus d’appréciation, elle serait peut-être injuste. J’espère seulement avoir un jour la clé qui me permettra de voir en cet écrit autre chose qu’un amphigouri ! Sincèrement et bien cordialement, Alex…

[Edit] Mea culpa ! Larivière m’ayant fourni la clé de son Fragment 61, je dois admettre que je suis un âne… Carthage, la Cyrénaïque et le rivage des Syrtes auraient dû m’ouvrir les yeux, d’autant que j’ai moi-même écrit sur ce sujet. J’ai donc relu ce texte avec un autre regard et je dois avouer que ça change tout quant à mon opinion. C’est un bon texte auquel je reprocherai seulement d’être un peu trop « touffu » mais c’est le choix de l’auteur et je le respecte.
Puisse Larivière me pardonner mon commentaire initial un tantinet lapidaire…

   wancyrs   
14/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il est plaisant de lire un texte qui fait l'étalage d'une grande érudition sans pour autant gêner, ni agresser le lecteur. J'avais des craintes à lire ces fragments de crépuscules, mais si c'est pour retrouver la force et l'inédit des métaphores que j'ai rencontré dans ce fragment, alors je crois que je crois que je me ferais un plaisir de tous les lire dans un proche avenir.

J'ai aimé particulièrement :

"La nuit regarde allongée dans son propre cercueil."

"des branches compliquées tissent la toison inconnue sur l’écorce violacée des aurores."

Il est vrai que la ponctuation m'a un peu gêné dans certaines phrases :


"La nuit regarde allongée dans son propre cercueil." Ici, même si le sens après réflexion est logique, il n'est pas évident à première lecture de saisir l'intention de l'auteur ; j'aurais mis une virgule après le verbe "regarde", mais cela n'aurait peut-être pas rendu l'effet que voulait l'auteur.

La phrase de départ aussi m'a semblé un peu ambigüe :

À la porte de la bergerie, le crépuscule se couche sur le point agité du levant, point aréolé d’horizons graves, porteurs de tous les azimuts, de vols et fol espoir…

à cause de la virgule après "bergerie" j'ai pensé que le crépuscule se couchait "à la porte de la bergerie" ; mais après réflexion, je me dis que c'est de la porte de la bergerie qu'on voit se coucher le crépuscule. Si oui, alors une autre ponctuation serait adéquate, le point-virgule par exemple pour marquer le temps d'arrêt un peu plus long, ou le point tout court. Si non, alors je serait content d'en être plus éclairé par l'auteur.

Néanmoins, je retiens ce texte comme un chef-d'oeuvre que j'aurais aimé produire.

   David   
15/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Larivière,

Je crois que c'est le premier fragment que je lis qui parle explicitement... du crépuscule. Un crépuscule observé vers le levant, le regard dirigé vers l'est. Le poème m'a semblé contemplatif, transformant le paysage par un onirisme pudique en une vision pas tant irréelle que ça, je lirais une méditation sur le renouveau, plutôt solaire dans sa partie centrale qui représenterait le cœur de la nuit :

"Accouchera-t-elle à l’heure du versoir obligé, d’un poisson, d’une tarasque, d’un être fabuleux ?..."

Ça ne semble pas gagner :

"Carthage ploie sous le spectre de ses éléphants."
"Ici, les pierres du mur restent froides et les rêves trop audacieux demeurent cloués au sol."
"La brume dévore de ses dents blanches la laine garance, les amarres rouges des visions à venir… L’air se charge des murmures du vent."
"Hier, des charognards sans retenue se seraient déjà élancés pour la curée merveilleuse, mais aujourd’hui ?..."

À moins que :

"De la Cirénaïque à la Tripolitaine, le rivage des Syrtes dessine à nouveau sa ligne de flamme indécise, déploie sur l’horizon le miroir fantomatique de ses lumières blanches, fait sauter les serviles maillons d’une chaîne au feu longtemps contenu, désormais libéré, répandu comme traînée de poudre..."
"Le sang glacé des vallons répand ses clameurs sourdes, ses odeurs grises, dissout les ivresses funestes précipitées aux crédits hardis du printemps, absorbe les caillots de silex émoussés, fauchés sur les rocs éclatés du sublime, ramassés, déclinés, abattus sur la partie austère du jour… C’est le col des monts rouges jadis aux abois, devenus aujourd’hui réfractaires aux sirènes dévergondées des rayons... La boussole haletante, silicone anesthésié sur la langue polaire des chiens, se retrouve anémiée."
"La louve de Janvier promène son museau sur l’air du temps, glisse avec calme ses yeux ardents sur les fureurs possibles, avance et relève délicatement ses pattes de feutre ensanglanté, fouille les multiples du miel net de l’effroi, laissant traîner riper balancer ses mamelles bleutées parcourues d’avens amers, d’œufs de crocodiles…"

La première et la dernière partie seraient respectivement le crépuscule et l'aurore proprement dit, avec le croisement des astres un peu en avance sur leur temps, peut-être des étoiles avant la nuit :

"Les pixels des manipules encore en mottes pâles ne découvrent rien de leurs futures chaleurs, perdus étouffés sous la forme de leur glacis conservé…"

Mais pas de reste de lune au petit matin...

Je ne crois pas avoir tout rattrapé mais le fourmillement m'a bien plus, si le narrateur est immobile, le lecteur que j'ai été tremble, se disperse et se rassemble parfois tout au long.

   Anonyme   
9/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah les sonorités des fragments, je m'en lasse pas! Je le lis à haute voix et j'aime la manière dont tu glisses les consonnes dures, entrecoupées de sons sifflants, doux, retour aux dures etc alternance, mouvement perpétuel... prononcé c'est juste génial. Un spécial pour la phrase d'ouverture du second paragraphe...!

Le fond me renvoie à la révolution du jasmin, mais pas que... le premier paragraphe ôte le doute hein, mais c'est un parfait petit dépôt de décor. Les couleurs, les émotions, les états, le questionnement...

J'aime le retour « à la porte de la bergerie », ça renvoie au conteur... le poète contemple et pose une fois de plus son regard sur le monde qui l'entoure, le narrateur est un mouton. Ou un berger... ptêt même carrément l'étoile du Berger (elle devient folle) ou le spectre de Michel Berger...^^ ou pas!
Bon, une fois de plus ton écriture se ressemble sur les fragments, c'est dense, c'est musical, ça croule et coule sous les symboles, les rappels historiques, c'est tellement profond qu'on pourrait se noyer dedans...

J'aime lire 60 puis 61, il y a un contraste entre les deux constats (comme je l'imagine est le constat de l'occidental envers sa culture en comparaison avec la culture orientale qu'il découvrirait "à la porte de la bergerie"... je suppose), quelque chose de violent à lire les deux en enfilade... j'ai hâte de voir la suite, vers quoi tu vas aller, comment ça se finit...! Parce que ça prend le chemin de la fin, là, hein oui?


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