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| papipoete
2/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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néo classique
Le jour vient de pointer le nez, et déroule son écran géant ; spectateur à peine levé, le héros découpe la toile en petits carreaux, écrans de petite taille où se joue son cinéma. NB j'aime bien lorsqu'on observe ce que l'on pourrait que simplement voir, alors...ce jour d'écriture on ne jouait pas de comédie, mais plutôt " nuit et brouillard " le final laisse à désirer, avec ce ciel qui devient un " amputé " ; selon moi on devient amputé pour le reste de nos jours, alors que le ciel si tout va bien, aura retrouvé tous ses membres. Dommage, car j'ai un faible pour cette strophe. Vos ennéasyllabes ( rare métrique ) sont corrects, mais en première strophe, chaque vers à la même terminaison fait un peu léger. |
| Ornicar
3/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Ce poème se compose de peu de vers et pourtant je le trouve très visuel, avec une densité importante d'images au centimètre carré. J'ai particulièrement aimé sa chute, tranchante comme une guillotine à l'image du titre prémonitoire : "ciel cisaillé".
Bon, bien sûr, à la relecture, j'ai trouvé que les rimes de la première strophe ("é - er") manquaient de variété, que les les sonorités du vers 9 étaient un peu insistantes ("ChaquEU cadrEU transformEU en grisaille") mais dans ce cas précis c'est peu de choses au regard de l'impact des images. Ce sont elles qui ont aiguisé mon intérêt pour ce texte, ce sont elles que je retiens puis emporte après plusieurs lectures. |
| Provencao
10/2/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Bonjour Laurent-Paul,
" Aux petits matins crépusculaires...couverts de tissu cicatriciel" j'ai été par ce passage fortement cueillie, bousculée, impressionnée par la prescience de ces vers. À la lecture de cette poésie, les secousses émotionnelles coexistent avec ce noir et cette cisaille. Une véritable émotion, et ressentiment éprouvés à la lecture de ces vers. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Passant75
10/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Un thème des plus étonnants ! Que les fenêtres ne laissent passer que des parties du ciel, nul ne peut le nier, mais au moins laissent-elles, au matin, entrer la lumière. Qui pourrait préférer un mur plein sans fenêtre ? Quant à dormir dans un cadre entouré de fenêtres sans mur, ce ne serait qu’un appel à dormir à la belle étoile !
Quant à la forme, on peut comme Verlaine, préférer l’impair et choisir l’ennéasyllabe, la césure oubliée crée une asymétrie qui, détruisant un ordre, peut espérer en créer un autre ; cela reste pourtant un choix pas si facile à assumer et, sur ce point, je salue cette volonté inventive. Au final, malgré des images des plus intéressantes dans leur grisaille, ce texte n’a guère emporté mon enthousiasme, néanmoins ce choix de faire du neuf ne peut que susciter, en moi, une certaine sympathie. |
| LeChevalier
10/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Texte très intéressant, que je vais essayer de commenter avec méthode.
D'abord, pour le fond. Je ne suis pas adepte de cette esthétique clinique mais en même temps je reconnais que l'intention est poursuivie de manière réussie. Il y a une progression, les phrases sont faciles à comprendre et sans lourdeurs, le mot final est exactement celui qu'il fallait : avec sa cruauté il marque le lecteur, ne laisse pas de doute. Evidemment, le faire rimer avec « beauté » tenait de la provocation, mais c'est précisément de là que surgit la puissance, qu'on l'aime ou pas. Je mets donc « j'aime bien ». Pour la forme, mon avis est un peu similaire, mais plus critique : je n'approuve pas l'intention mais je trouve qu'elle est plutôt bien poursuivie. Je m'explique. Expérimenter est indispensable en poésie mais le vers de neuf syllabes, sans césure, ne peut pas avoir une existence psychologique. Benoît de Cornulier a beaucoup écrit sur ce sujet, il a fait des expériences scientifiques : il est impossible de percevoir comme équivalents des vers de plus de huit syllabes sans césure. Prenons l' « Art poëtique » de Verlaine : tous les vers sont césurés en 4 + 5. Il existe aussi des exemples en 3 + 3 + 3 ; celui que cite Banville est tiré d'Eugène Scribe : Oui ! c'est Dieu qui t'appelle et t'éclaire ! A tes yeux a brillé sa lumière, En tes mains il remet sa bannière [...] A la première lecture de ce poème, je croyais avoir à faire à des octosyllabes, jusqu'à ce que j'arrive sur « Couverts de tissu cicatriciel » qui est pour moi un beau décasyllabe, césuré en 5 + 5. Après, avec des efforts mathématiques, je me suis convaincu que l'auteur voulait une synérèse sur « ci-ca-tri-ciel » et des ennéasyllabes. |
| Boutet
10/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Même si j'aime bien quelques images, notamment dans le dernier quatrain, je trouve ce poème un peu léger d'un point de vue strictement poétique. La répétition de l'adjectif petits au second quatrain ne me satisfait guère non plus.
Bref vous aurez compris que l'ensemble ne me comble pas. Peut faire mieux sera mon clap de fin. |
| Polza
10/2/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai trouvé que pour un texte aussi court, les répétitions étaient peut-être un peu gênantes.
« ciel/ciel » « petits/petits » « fenêtre/fenêtres » « être/sont/n’est ». Il y a bien également les quatre premiers vers avec leurs rimes en « lé », mais je suis presque sûr d’avoir déjà lu cela chez de grands auteurs… (je n’insinue pas par là que vous êtes un petit auteur insignifiant !) Pour conclure, quitte à souligner toutes les petites choses, « cicatriciel » est de 5 syllabes. Ah si, une dernière chose, peut-être un peu trop de EU dans un aussi court poème ! « noireu/Laisseu/quelqueuuu/désordreu/d’uneu/Queuu/leu/fenêtreu/découpeu/leu/Chaqueuuu/cadreu/êtreu/fenêtreu/leu » Concernant le poème en lui-même, je trouve que ça fait joli sur le papier, mais il manque un élan plus poétique à mon goût, je ne suis pas pleinement convaincu. « Chaque cadre transforme en grisaille Tout ce qui devait être beauté ; Les fenêtres sont une cisaille Et le ciel n’est plus qu’un amputé. » ce n’est pas ce que vous avez voulu dire, mais je crois que je n’aurais pas été choqué si j’avais lu : « Chaque cadre transforme en grisaille Tout ce qui devrait être beauté ; Les fenêtres sont une cisaille Et le ciel n’en est plus qu’amputé. » je ne dis pas que c’est mieux, je n’ai pas cette prétention, je dis juste que ça ne m’aurait pas dérangé de lire ça… J’émets toutefois une petite réserve pour « Tout ce qui devait être beauté ;/ Les fenêtres sont une cisaille » être/fenêtres. |




