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| Passant75
5/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Le bitume est rouge, la fumée est orange et les murs sont bleus. C’est fou l’effet des gyrophares sur le décor de la ville ! Le sonnet m’a, dès le début, plongé dans une ambiance de tension et de désordre. On se croit même transporté au cœur de la scène. Les images sont intenses et fortes.
J’ai aussi apprécié le choix du narrateur, simple passant traversant le chaos, d’être pareil à Fabrice del Dongo au milieu de la bataille de Waterloo. L’auteur ne cherche pas à délivrer un message, mais à faire ressentir une atmosphère. Et c’est réussi ! |
| Lebarde
9/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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J’ai d’abord pensé à un accident grave sur la chaussée avec « le bitume … rouge » et les « gyrophares » et puis non, rapidement dès le 2ème quatrain, j’ai vu une manifestation violente, «un affrontement de barbares » une bagarre de rue entre manifestants casseurs de vitrines et CRS harnachés et débordés malgré l’aide de leurs chiens.
Il vaut mieux »longer les trottoirs en rasant les murs » et quitter les lieux quand « les sirènes »hurlent et les poubelles brulent, créant « une fumée orange envahiss(ant) les squares »; L’ambiance est bien rendue avec des phrases simples et un vocabulaire précis et percutant qui « racontent» bien la scène d’apocalypse. Moi je fuis crânement ces situations violentes, bruyantes qui me révulse et que je déteste et crains au plus haut point. Sur la forme je ne vois rien à redire, ce sonnet classique de belle facture est techniquement parfait et j’apprécie l’écriture, le rythme fluide, la lecture vivante et réaliste. J’aime bien En EL |
| Ornicar
11/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Impression... insurrection.
C'est un poème très visuel et dynamique qui cultive, dans une ambiance électrique, une esthétique du chaos. Il y a, autour du narrateur égaré ("j'étais le seul passant"), de la couleur, du mouvement, de la confusion. - la couleur : rouge du bitume. Bleu des gyrophares et des murs qui reflètent leurs éclats. Orange de la fumée (des fumigènes peut-être ?). Noir des chiens qui "aboyaient à la façon des loups". - le mouvement : beaucoup de verbes d'action qui s'entrechoquent et disent l'affrontement et l'hostilité ambiante. Ainsi, les ombres "se heurtaient", les sirènes "hurlaient", la fumée "envahissait", les insultes "pleuvaient" plus vite que les coups. - la confusion : tout comme le narrateur qui rapporte cette scène de rue, le lecteur ne comprend pas trop ce qui se passe. Rien de précis, rien de distinct, rien de clairement identifiable. L'oeil appréhende la scène dans toute sa globalité et son immédiateté, les sens en alerte. L'écriture, ou le pinceau, ne fait pas dans le détail, le tableau qui en résulte est constitué de grands aplats de couleurs, zébrés par endroits d'éclats visuels et sonores. Tout autour, il n'y a que des "ombres bizarres", des "chiens noirs" (les CRS sans doute) et des "bipèdes fous" (les insurgés) dénués de toute apparence humaine mais qui osent s'en prendre "à leurs maîtres". Vers la fin, l'ordre social vacille comme "les murs bleus". J'ai pensé à l'automne 2018 et aux gilets jaunes. J'ai vraiment apprécié cette plongée en apnée. A peine ai-je remarqué que les vers étaient de facture classique. La réussite de ce sonnet n'en paraît que plus grande à mes yeux. Bravo. Un retour vers l'exergue à l'issue de cette lecture permet d'en apprécier toute la saveur et l'ironie mordante : il y avait si peu d'urbanité dans ces scènes de violence urbaines. Ornicar |
| Cyrill
17/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J’ai bien aimé cet ordre formel, métrique et rimes classiques, que vient démentir un tableau de violence urbaine et de désordre. L'accent mis sur les couleurs est bien vu. « bitume [était] rouge », « fumée orange », « chiens noirs », « murs bleus », on suit le tournoiement des gyrophares sur les éléments du décor.
Le locuteur est simple observateur, en retrait, ce qui lui permet peut-être une certaine objectivité dans la distribution de la violence entre barbares et barbares. Bravo, vous avez réussi à jeter juste ce qu’il faut d’ambiguïté sur le tableau. Merci pour le partage. |
| LeChevalier
23/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Beaucoup de couleurs, beaucoup de violence. En général, j'ai apprécié ce sonner à un point près : bien que je l'aie lu plusieurs fois, en EL et maintenant après publication, je n'arrive pas à combattre ce qu'il décrit. Au début, je croyais qu'il s'agissait d'un affrontement de supporters de différentes équipes de foot. Mais les chiens rendent cette hypothèse peu vraisemblablement. Et je n'arrive pas à combattre quels sont ces gens qui se battent en présence de leurs chiens... Je sèche.
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| Boutet
23/7/2026
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Bonjour
La première chose qui saute aux yeux dans ce sonnet classique est que le mot square ne rime pas avec les mots en "are" mais avec ceux qui ont une terminaison en oire. Donc, pour le classique, c'est filmé. Pour le reste, j'avoue n'avoir pas compris grand chose à ce poème si ce n'est, peut-être, une manifestation qui dégénère en émeute et pugilat. |
| rendu
23/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le récit par ce poème d'événements qui deviennent malheureusement réguliers dans les grandes agglomérations. Je vois une invasion de black bloc contre les forces de l'ordre pour une manifestation quelconque. L'ensemble est bien rendu si je puis dire et l'auteur n'a qu'une solution, se mettre à l'abri.
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| Provencao
24/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Laurent-Paul,
J'ai eu plusieurs lectures sur votre texte...et j'ai lu in fine, une lecture fidèle et l'analyse de votre écrit m'a permis de rencontrer une linéarité froissée mais très juste où la notion d'arrangement obéit â la logique des gyrophares. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Pussicat
23/7/2026
trouve l'écriture
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aime bien
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A la lecture, je suis dans l’ambiance d’affrontements, les couleurs (« Le bitume était rouge », on pense tout de suite au sang non à la réfraction de la lumière des gyrophares), les odeurs, les aboiements des chiens, les voix, vous éveillez les sens du lecteur qui n’a qu’une idée en tête en vous lisant, une seule issue : partir vite de ce champ de bataille.
La forme du sonnet est respectée… et pourtant je bloque sur quelques points, des accrocs (quelques riens, rassurez-vous) qui me font écrire : manque de fluidité et de lisibilité. Le manque de fluidité s’est fait remarquer dès le premier quatrain lorsque vous faites rimer : « ombres bizarres / gyrophares », « arres/ares » très bien mais « zarres et phares » accrochent. Il revient sur le second quatrain avec « squares / barbares », je ne saurais vous dire mieux que cela accroche, augmenté de l’utilisation du mot « barbares » trop souvent utilisé par les médias pour désigner tout et n’importe quoi. Squares doit être au pluriel (barbares ) mais cela implique une sacrée étendue géographique donnée à ces affrontements. « je passais impuissant. / j’étais le seul passant », passais/passant, le narrateur passant est ignorant de l’action en cours, des forces en présence, du pourquoi, du comment, il est un regard extérieur, mais impuissant à quoi ? A changer les formes de l’action ? Sur le sens et lisibilité de l’affrontement, je ne saisis pas le sens de ces vers « Chaque arbre dérivant, terne et phosphorescent / Laissait les bancs déserts ; j’étais le seul passant... », les arbres sont ternes et phosphorescents à la fois ? « Chaque arbre dérivant, terne, phosphorescent » je comprends, mais « terne et phosphorescent » me trouble. « Chaque arbre dérivant, terne et phosphorescent Laissait les bancs déserts ; » les arbres dérivent selon le regard du narrateur parce qu’il marche ? J’ai eu un peu de mal avec ce vers. « Les chiens noirs aboyaient à la façon des loups / Sur ces bipèdes fous s’en prenant à leurs maîtres. » J’ai supposé que les chiens étaient noirs pour les faire ressembler à des « loups » et ainsi augmenter la puissance de l’évocation d’une peur, mais j’aurais aimé une autre description de ces chiens que leur robe… Qui sont les bipèdes ? Les policiers ? D’autres « barbares » ? « bipèdes fous » ne me semble pas très recherché. Le dernier vers se décline sur l’allitération « Clignotaient / l’éclat / éclairs », sans doute mon préféré. J’ai réfléchi à l’utilisation de « pendant » (« Qui semblaient vaciller pendant que les fenêtres »), il ricoche en son avec « rasant » mais, je ne sais pas… alors que, peut-être. J’ai apprécié le tableau où se croisent les sens, couleurs, odeur, sirènes, aboiements, voix, diffusant une forme de peur contrôlée préférant se tenir à distance par le temps (partir en longeant les trottoirs) et par une forme de morale en se tenant à distance de la foule, regard voyeur (« j’étais le seul passant / À ne pas regarder »). A bientôt de vous lire |
| Donaldo75
25/7/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Tout est dit.
Le choix des couleurs (le rouge symbolise le sang, d'un côté, ainsi que la révolte, de l'autre, tandis que le bleu représente l'autorité, que ce soit dans le drapeau de la république ou l'uniforme des forces de l'ordre) rend ce poème allégorique, ce que la formulation amplifie. Le choix du sonnet est très bien vu car ici il est réussi autant dans la progression dramatique que dans l'exposition poétique. Le thème est risqué car il peut être interprété différemment, me semble-t-il, selon les préférences et références du lecteur. Et ça, j'aime bien, surtout dans une forme classique qui souvent se cantonne sur le site à des thèmes plus consensuels, souvent peu intéressants à mes yeux. Bravo ! |





