Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Lebarde : Le chien nostalgique
 Publié le 27/05/19  -  17 commentaires  -  1245 caractères  -  281 lectures    Autres textes du même auteur

Être chassé de la meute c'est insupportable.


Le chien nostalgique



Et depuis tout ce temps il regarde la lune
Cherchant une étoile filant dans le ciel noir
Qui pourrait de sa tête éloigner l’infortune
En exauçant son vœu, vain et futile espoir.

Il essaie de trouver un sujet à ses rimes
Qui pourrait effacer ses sinistres déboires
Et tenter d’éloigner cette grosse déprime
En donnant une suite apaisante à l’histoire.

Aplati sur le sol, les membres douloureux,
Chassé de la meute, que c’est insupportable.
Son poil est déjà gris et même un peu pouilleux,
Quel triste lendemain pour ce chien misérable.

Il ose soulever sa paupière implorante
En quête de douceurs qui n’arriveront pas.
Lui qui ne se souvient que des scènes marrantes,
Il mendie des égards qu’on ne lui rendra pas.

Il pourrait sangloter : ce serait trop navrant,
Hurler, même mordre, mais qui donc comprendra ?
Dans la troupe pourtant, tous étaient tolérants.
Cet abandon jamais, le cabot l’admettra.

Les histoires de chiens agacent les humains
Qui ne voudraient penser qu’aux moments chaleureux.
Comme eux il a compris que les vers seront vains
Pour redonner le goût, de rire et d’être heureux.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Queribus   
6/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai remarqué tout d'abord une bonne maitrise de la prosodie néo-classique avec toutefois quelques petites remarques (très mineures):
rimes à la sixième syllabe dans:Il essaie de trouver, qui pourrait effacer, et tenter d'éloigner; il pourrait sangloter, cet abandon jamais, nombreuses rimes entre adjectifs:douloureux-pouilleux, insupportable-misérable,navrant-tolérants, chaleureux-heureux, de même plusieurs rimes entre noms: lune-infortune, rimes-déprime, déboires-histoire; je pense qu'il aurait été bon de varier; on notera également la rime de pas avec pas.

J'ai beaucoup apprécié le fonds fait de regrets, de nostalgie et de tristesse même sil ne s'agit que d'un chien, un chien qui pourrait aussi ressembler à bien des êtres humains pourchassés loin de la meute humaine.

En conclusion, j'ai bien aimé ce texte malgré quelques légères fautes (qui n'en sont pas vraiment) mais qui mériteraient peut-être d'être corrigées.

Bien à vous.

   Gabrielle   
7/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La fable du chien nostalgique nous émeut et nous renvoie sur la façon dont nous traitons nos petits animaux domestiques chéris.

Il est vrai qu'on leur reconnaît dorénavant une sensibilité ; ils ne sont plus des "choses" mais des êtres vivants sensibles.

L'auteur, dans cette fable, nous invite à nous préoccuper du bien- être de nos petits compagnons à quatre pattes.

Chérissons-les car ils le valent bien !

   Gemini   
8/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Néo
On peut considérer cela comme une fable, puisqu'un animal incarne métaphoriquement un homme (pour ma lecture, un poète déçu) ayant pour antagoniste la meute (l’inévitable les autres...) qui le délaisse, le tout étant conclu par une... morale.
Dommage de n'avoir pas pris le sujet plus à la légère, en jouant sur le paradoxe du chien de chasse chassé par exemple, ou du chien de race déclassé. Cet auto apitoiement coule sans grande surprise jusqu’à la dernière strophe où le narrateur, jusque-là neutre, prend parti avec ce vers étrange : « « Les histoires de chien agacent les humains » qui m’a laissé coi au point de reprendre le texte pour y chercher une interprétation différente.
J’ai eu, je l’avoue, du mal à comprendre cette strophe finale, morale que l’auteur a, je pense, mal traduite. Celle-ci semble dire que chercher à mettre des mots sur son malheur n’est pas productif (ce qui est discutable).
Mais c’est peut-être aussi dire que la rubrique des chiens écrasés n’intéresse personne.
Il manque, à mon avis, le sujet de la mise en exil. Même vague, il aurait donné plus de corps au récit. Et je pense que cette strophe finale aurait dû être plus soignée pour être plus évidente.
Pour l’écriture, nombre de rimes sont cousues à la grosse ficelle, je trouve que l’adjectif « marrantes » v15 n’est pas le meilleur choix, et j’aurais écrit v20 « L’abandon, ce cabot jamais ne l’admettra » pour éviter l’archaïsme.

   Mokhtar   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Peut-être suis-je dans l’erreur, mais je ne peux lire ce texte sans voir le « cabot » comme un jeu de mots, comme métaphore du comédien. Ce vieux comédien, en quête d’engagements, abandonné de ses pairs, rejeté de la troupe, se souvenant de son bel « âge », où l’on avait « des égards » pour lui.

Queribus a fait des remarques techniques que je ne reprendrai pas. Je pense que ce texte pourrait être enrichi, esthétiquement, en revenant sur des mots comme « marrantes ». Peut-être la conclusion aurait-elle été plus forte, plus dans l'envol, sur le thème de la « grandeur et décadence » de l’acteur.

Mais j’ai bien aimé ce texte triste et désespéré.

   papipoete   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lebarde
J'étais, de la meute, un des plus habiles à débusquer ; un des plus rapides à poursuivre le grand cerf ; et l'on me couvrait de caresses, l'on me donnait des " ah le bon chien ! des tu es le meilleur ! "
Et puis vint ce jour maudit, où l'on décréta que je n'étais plus bon à rien ; je fus chassé de la meute et je suis là tout seul, à ne plus rien avoir à faire, et pire encore l'on ne me voit plus, suis devenu transparent...
NB comme le Roi de la jungle, comme le chef des loups qui était le membre suprême, le coureur en premier n'est plus qu'un pouilleux à qui l'on retira son titre ! il est là à n'attendre que la nuit où il n'aura que cet avantage de dormir comme ses anciens camarades !
Je songe aux lévriers de course d'Espagne, qui deviennent objets de torture pour ceux, qui lorsqu'ils gagnaient étaient adorés !
C'est l'histoire d'un chien, mais elle peut s'appliquer à une star, un ouvrier émérite, à un parent aimant, à un poète maudit à travers ces vers !néo-classique sans faute !
Des vers emplis de larmes, avec l'avant-dernière strophe qui a ma préférence .

   Castelmore   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
« Je m’voyais déjà en haut de l’affiche... »

Un gentil cabot, auteur à l’occasion et moins narcissique que celui de la célèbre chanson, nous conte sa tristesse, et sa quête, non pas de gloire, mais de douceurs disparues, notamment celle d'appartenir à une troupe, celle de ses semblables.

Il parvient à nous émouvoir grâce au talent de l’auteur qui sait nous faire croire à ses misères et à ses rêves.

Une lecture attendrissante.

   Donaldo75   
27/5/2019
Bonjour Lebarde,

La première fois que j'ai lu ce poème, je me suis dit qu'il était bien tourné, réussi, conforme à ce qu'on attendait de la poésie néo-classique en termes de forme et de respect de la prosodie.

« Les histoires de chiens agacent les humains
Qui ne voudraient penser qu’aux moments chaleureux.
Comme eux il a compris que les vers seront vains
Pour redonner le goût, de rire et d’être heureux. »

Je ne dirais pas qu’elles m’agacent, pour ma part, mais de là à en faire un poème il y a un parsec. C’est un peu ce qui me saoule dans cette poésie ; le fond n’a pas vraiment d’intérêt pour moi lecteur, il ne brise pas la mer gelée en moi, pour paraphraser Franz Kafka. J’ai l’impression, et pas uniquement avec ce poème, que beaucoup d’auteurs spécialisés dans la forme classique ou néoclassique oublient que le lecteur cherche aussi du fond, que les histoires de chien, les parties de pêche avec son grand-père ou les souvenirs moisis d’une enfance magnifiée par la patine du temps, ne l’intéresse pas plus que ça. Moi, en tant que lecteur, je suis dans la même situation que lors d’un banquet de mariage où je me retrouve assis à côté de Tonton Albert qui me raconte la France des années cinquante, quand il était jeune et que tout était mieux qu’aujourd’hui. J’écoute poliment mais ça ma saoule vite ; je tente une échappée mais le bougre me colle, me rattrape, veut à tout prix me faire profiter de sa vie d’avant, quand il était jeune et beau et encore chevelu, qu’il dansait le tango avec sa belle immigrée espagnole, un acte de rébellion ô combien méritoire.

Là, je sais que ma tentative d’escapade va partir en vrille, alors je n’évalue pas, parce que je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais que finalement mes neurones de poète se lassent facilement de cette forme sans fond.

   Robot   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Comme Mokthar je lis ce texte comme une métaphore du comédien "cabot". Sinon au premier degré il aurait peu d'intérêt.

Par contre, je trouve que le néo-classique est maltraité car la lecture de certains vers n'est pas harmonieuse notamment de trop nombreux alexandrins approximatifs ou le "E" tombe à la césure. Vers 2 - 10 - 18.
Marrantes n'est pas très heureux et les deux rimes "pas" sont une faute classique gênante.

Un texte à repenser pour en faire un texte néo-classique plus conforme et pourquoi pas un véritable classique avec quelques recherches de mise en forme.

   sympa   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai bien aimé le fond de votre poème :
Un chien, autrefois vif qui avait toute l'attention de ses maîtres et qui, vieillissant ne fait que " meubler" en attendant la fin.
C'est triste ce manque d'attention ( il est vieux donc il ne sert plus à rien...)
Pfff c'est moche quand on y pense..

   Hananke   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Le coté intéressant de ce poème est que l'on peut transposer
aisément le personnage du chien : soit aux vieux d'une maison de retraite, soit aux personnes âgées vivant seules chez elles loin
de toute chaleur humaine ou bien encore à tous ceux qui quittent
le monde grégaire.
La solitude n'est pas un atout pour tout le monde. Certains préfèrent
la foule et sa promiscuité.

Autrement, il est dommage que, poétiquement, ce texte ne décolle
pas très haut, cela lui ôte une force certaine.

   poldutor   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Lebarde
Très belle poésie sur le désespoir de ce malheureux chien. Rien n’est plus terrible que d’être chassé de sa meute, et comme le paria humain, il implore en vain du regard . La société « canino-humaine » est inflexible quand il s’agit de détruire un individu, le «haro sur le baudet» existe de nos jour et se voit surtout chez les hommes politiques.
J’ai aimé
« Il ose soulever une paupière implorante »
« En quête de douceurs qui n’arriveront pas »
Beaux alexandrins bien rythmés.

Du point de vue technique, j’ai noté quelques maladresses :
-ver10,meute  a pour moi une seule syllabe, le « e » étant je crois,muet ; la "meuteu" m'indispose.
-vers 14 et 16 rime  deux fois : pas
5eme strophe le mot « cabot » est un peu osé dans une poésie.

En conclusion,beau thème, belle poésie, que je verrais plutôt en poésie contemporaine.
Cordialement.

   senglar   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lebarde,


Qui est ce cabot et Quelle est cette meute ? On peut constater à la lecture de la morale que le cabotinage ne mène pas bien loin et que le salut n'est pas non plus dans les étoiles, favorables un temps, froides, indifférentes, dédaigneuses le lendemain. Comme ce cabot sommes-nous condamnés à être des étoiles filantes, peut-être ce cabot-là avait-il cessé de filer des vers de haute mer pour la routine, se contentant de faire du cabotage... Et si la foule était simplement plus exigeante que versatile ! On peut conseiller à ce cabot redevenu toutou (car un chien a toujours du chien non ?) la superbe indifférence. Après tout une traversée du désert n'est jamais qu'une mise en quarantaine. Au quarantième jour il pourra toujours se remettre à aboyer, rugissant : Eh ! J'ai vaincu le Diable ! Retour aux sources.

Foin du pessimisme des deux derniers vers !

Qui s'est marré se marrera :)


Senglar

   PIZZICATO   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne pense pas qu'il faille prendre ce texte au premier degré.
Il me semble qu'il est plutôt question ici des excclus de la société, quelle qu'en soit la cause.

" Aplati sur le sol, les membres douloureux,
Chassé de la meute, que c’est insupportable.
Son poil est déjà gris et même un peu pouilleux,
Quel triste lendemain pour ce chien misérable." Une allusion aux sans abri ?

" Il pourrait sangloter : ce serait trop navrant " il reste quand même la dignité...

Plusieurs inteprétations possibles de ce texte façonnent son intérêt.

   STEPHANIE90   
27/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Lebarde,

que de nostalgie, d'infortune, de sinistre, de déboires, de déprime. Pour ce cabot douloureux, chassé, gris et pouilleux, implorant, abandonné...
Je suis vidé là... J'ai plus aucune énergie.
"Il essaie de trouver un sujet à ses rimes
Qui pourrait effacer ses sinistres déboires
Et tenter d’éloigner cette grosse déprime
En donnant une suite apaisante à l’histoire."
Un auteur incompris ? Je vous recommande de l'envoyer en urgence à la Société Protectrice des Auteurs. Ils auront bien une potion magique, une ordonnance poétique pour requinquer l'ami poète en manque d'inspiration !?!
Car je ne suis vraiment pas d'accord avec ceci :
"Comme eux il a compris que les vers seront vains
Pour redonner le goût, de rire et d’être heureux."

L'art rend heureux...
Merci pour la lecture.
Amitiés poétiques, Je me permets de vous adresser une étoile dans le ciel noir... et un rayon de lune.

StéphaNIe

   Vincente   
28/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est d'abord le fait qu'à l'évidence, ce vieux chien est porteur d'une métaphore où il pourrait être un poète usé, désabusé, ou acteur fatigué ou un professeur "en voie d'extinction", façon idéaliste passé par une gloire éphémère désormais évanouie. Mais on peut aussi le voir à l'inverse, l'homme qui étant un de ceux décrits plus haut, serait réduit à un pauvre chien dans la désespérance d'une fin de vie.

Autour de ces images au large prisme, le propos se plante et se développe, sobrement, mais avec une poésie aux élans lyriques retombant le plus souvent sur une dure réalité : "En exauçant son vœu, vain et futile espoir." comme dans la première strophe jolie. Misérable ce chien nous restera sympathique comme le texte qui nous dit ses déboires.

Alors peut-être regretterai-je le pessimisme des deux derniers vers ? Parce qu'en guise de morale, il me semble que proposer d'ajuster son regard par rapport aux difficultés d'une situation aurait été plus ambitieux (pour l'auteur), plus généreux (pour le chien) et plus décisif (pour les acteurs du poème).

   Stephane   
28/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Lebarde,

Ce poème m'a touché car je trouve que les chiens sont plus sympas - et fidèles - que les humains. En tout cas ils sont très attachants et ne trahissent jamais leur maître. Voir ce chien ainsi abandonné par la meute est un réel déchirement et je n'ai qu'une envie : le prendre dans mes bras pour le réconforter.

Les deux derniers vers viennent sublimer un poème de haute volée.

Stéphane

   Miguel   
29/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Ce cabot me touche si j'y vois un comédien, un poète, un paria ; si j'y vois un clébard, de ces animaux qui ne savent que manger, chier partout, mordre les passants, exaspérer le voisinage de leurs hurlements et se monter dessus dans la rue, on s'en fout. Je n'aime pas trop la négligence grammaticale de "jamais le cabot l'admettra". Un chien ne fait pas de rimes ; je veux donc voir ici la détresse d'un de mes semblables ; ça me va mieux.


Oniris Copyright © 2007-2019