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| Provencao
14/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
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Bonjour,
Sous cette carapace " mon frère " un écrit à mon sens très lourd, très indigeste et très fort en émotions. Ses repères m'échappent complètement. Chaque écho revêt un coloris sombre, presque redoutable ...qui ne m'emporte pas. J'en suis fortement désolée Bon courage pour le concours. |
| jf2
30/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Les deux premiers tercets introduisent remarquablement le sujet : on est sur un aspect religieux.
La suite me convainc moins avec des thèmes maintes fois abordés : le refus de la violence, le respect des femmes et des enfants et des droits humains en général. J’aurais préféré une vision plus personnelle. Le dernier vers est pertinent, mais j’aurais souhaité que cette idée soit plus développée. Sur la forme, des expressions bien trouvées : mon frère, mon ami; tu cherches l’algarade. D’autres plus conventionnelles : marcher ce monde ; la société qu’ardemment je défends. Le poème est agréable dans sa construction et facile à lire. Mais en fait, la terre est-elle vraiment ronde? |
| Pussicat
30/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Je n'accroche pas du tout, un texte que je lis comme un sermon plaqué sur différents angles : la religion, la politique/les idées, la société, les droits... avec des partis pris clairs énoncés grossièrement avec violence parfois :
- "Ton Dieu n’est pas le mien " - "mais j’entends tes prières, / Elles font parfois peur" (La Bible, c'est pas un chemin de rose, pour les versets du Coran, je ne sais pas) - "Je t’aide volontiers à monter sur l’estrade / Pour cracher tes rancœurs et crier « liberté » - "Je me laisse emporter par ma crédulité / Mais je suis convaincu..." - "tu deviens adversaire" Qui parle, qui est ce "Je" gardien du vivre ensemble (sermon) ? l'adresse "Mon frère, mon ami" devient condescendante à mesure que j'avance dans ma lecture, un détournement qui m'appartient mais dont je n'ai réussi à me défaire. Cette strophe n'apporte rien, elle ne fait qu'énoncer le thème : Mon frère, mon ami, faire marcher ce monde, Servile et tourmenté que souvent je pourfends, Suppose le respect d’autrui chaque seconde Le texte est contraignant dans son contenu, sombre, violent parfois ("tes prières, Elles font parfois peur" / "cracher tes rancœurs" / "tu deviens adversaire") sans grande poésie, sans musique. Je n'adhère pas. Edition : il n'y a pas d'ouverture pour faire entrer la lumière, le texte s'inscrit dans une opposition et le vers final est destructeur : si "la tolérance est complexe assurément" elle n'est pas déployée dans cette Terza Rima (dont la rime est soignée, point fort du texte.) Tous mes encouragements pour le concours. |
| Cristale
30/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le dialogue reste possible tant que le désaccord demeure dans le respect, mais lorsque la brutalité s’impose, la tolérance trouve sa limite, c'est ce que j'entends de ma lecture.
J'entends également dans ce poème une réflexion sur la difficulté du « vivre ensemble » sans renoncer à ses propres valeurs. Techniquement, la terza rima se déroule sans difficulté, certains dodécasyllabes justifient sans doute le choix du néo-classique sans porter atteinte au rythme ni au discours du poème. De bonnes rimes dans l'ensemble bien que les trois diérèses en i-ons me gênent un peu point de vue sonorités. Bravo pour votre participation et bonne chance pour le concours. |
| VanEger
30/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
n'aime pas
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Le message du pasteur King mis en exergue est à resituer dans son contexte : les USA des années soixante. Ce serait le trahir que vouloir lui donner une portée plus large et chercher à le faire coller à l’actualité des années 2020.
Cela dit, voici encore un texte qui m’amène à me demander si on fait de la bonne littérature avec de bons sentiments. Ce qui est clair c’est qu’on ne risque pas d’en faire en s’aventurant sur le terrain de la religion chaussé de Pataugas pseudo-œcuméniques tels que les vôtres. « Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer au lieu d'agir. » (Charles Péguy) Je salue l’élégance de l’écriture. Mais je n’adhère pas à cette façon de brader un « vivre ensemble » qui me paraît aussi attrayant que ces « moments de convivialité » qu’on s’obstine à nous infliger dans le monde du travail, tous plus sinistres les uns que les autres et qui n’ont d’autre but que donner bonne conscience à ceux qui les organisent. |
| Boutet
3/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un terza-rima engagé qui pose avec force la question des limites de la tolérance.
Je retiens particulièrement ce tercet dont j'approuve le contenu : Mon frère, mon ami, faire marcher ce monde, Servile et tourmenté que souvent je pourfends, Suppose le respect d’autrui chaque seconde. Le thème de la tolérance est respecté Bonne chance pour le concours |
| Donaldo75
3/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
n'aime pas
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C'est un texte assez orienté, du moins la cible semble affichée.
"Mon frère, mon ami, je t’écoute penser, Ton Dieu n’est pas le mien mais j’entends tes prières, Elles font parfois peur… sans vouloir t’offenser." L'universalité du thème de ce concours n'est pas flagrante dans ce poème. La forme tient la route si c'est le seul critère. La tonalité reste en dedans malgré une impression de jauni. Chacun ses convictions mais c'est mieux quand l'expression a de l'allure, ne ressemble pas à un exercice contraint où les idées sont authentiques mais le format prémâché. Je ne cherche pas des textes avec lesquelles je serais d'accord - c'est en cela que la tolérance est intéressante - mais qui me font ressentir le "drive", l'inspiration, le relief de la poésie. Ici, non. |
| Heloise
18/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
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Je ne vois pas de tolérance dans ce texte. Je vois le locuteur occupé à se dépeindre sous son meilleur jour, selon toute évidence un jour subjectif, et traçant le portrait d'un monstre hideux. Alors devant l'hideuse monstruosité, je déconseille vivement d'appliquer la tolérance, parce qu'elle deviendrait de la complicité. Mais cette hideuse monstruosité, je la vois plutôt comme un fantasme du locuteur, où se cristalisent ses terreurs de l'inconnu, amalgamées par quelques courants propagandistes véhiculés par les médias.
Il manque une réflexion de fond sur ce qu'est la tolérance, ce qu'elle implique, ses limites et ses libertés. |
| LeChevalier
20/9/2026
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(Commentaire rédigé le 3 septembre mais publié après la fin du vote, tel quel.)
On oublie parfois qu’Oniris est un site de partage de poésie entre amateurs et que le temps dont on dispose pour composer sa participation aux concours est assez court. C’était d’autant plus vrai pour ce concours, où des formes très artificielles étaient imposées. Si on a publié une terza rima il y a moins de deux mois, on a effectivement plus de facilité d’en proposer une nouvelle ! Si, on contraire, on ne s’est jamais essayé à cette forme contre-intuitive, on peut plus facilement se « planter ». Voilà pourquoi j’ai envie d’être indulgent avec l’auteur de ce poème. Beaucoup des rimes sont faciles (surtout celles en -tion, -té et -ment), mais on voit un souci de richesse dans « pourfends - enfants - défends ». De manière générale, il n’y a ni syntaxe forcée, ni lexique artificiel. Les tercets sont bien isolés ce qui les rend perceptibles à l’oreille. La forme métrique est très bonne, surtout pour un site d’amateurs. Au niveau de l’organisation rhétorique du discours (car on a ici un discours et, pour être honnête, le thème très politique de la tolérance y poussait fortement), tout est correct aussi : apostrophe reprise sans devenir pesante, articulations logiques claires mais jamais mécaniques… Il faut donc vraiment être de mauvaise foi pour attaquer la forme ici. Pour le fond, évidemment, c’est différent. Le fond de cette poésie est transparent : elle critique les sociétés patriarcales où l’on justifie les abus des hommes par la religion. L’apostrophe « mon frère, mon ami » est à lire, je crois, plus comme un souhait que comme un constat car entre le « je » et le « tu » il y a ici des abîmes. Cette parole adressée à « mon frère, mon ami » est une fiction ; elle n’aurait pas d’efficacité dans un échange réel : elle accuse, elle prend de haut, elle domine par sa politesse. Mais la parole peut-elle être efficace contre quelqu’un « dont la force est le seul argument » ? Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans le monde et la vacuité, jour après jour démontrée, des tentatives d’apaisement par la voie diplomatique… Il est très facile d’attaquer ce texte, de le critiquer sur un ton condescendant, et cela se voit dans certains commentaires. Mais je pense que le texte est une réaction nécessaire au thème imposé. Je me permets de rappeler ce qu’on imposait pour la terza rima : « La philosophie et l'engagement : les enchaînements de rimes permettent de développer des arguments ou des visions du monde complexes sur plusieurs strophes. » Je trouve que c’est parfaitement respecté dans ce texte. |
| Cyrill
20/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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« Mais la tolérance est complexe assurément », ou comment se débarrasser d’un problème après avoir poétisé à son propos : c’est l’impression que me laisse ce dernier vers, et avec lui un dernier mot, peu vigoureux, trop peu porteur à mon avis, eu égard à l’ensemble du poème que je trouve plus relevé en convictions. Dommage pour une résolution. J’essaie de faire abstraction, puisque nous sommes en classique, des diérèses en ti-on que je n’aime pas beaucoup. Ainsi que d’une inversion très peu naturelle et probablement guidée par la rime : « contraire chemin ».
À côté de ça, c’est clair que la violence ne fait pas partie de votre programme. C’est tout à votre honneur, et cette position est défendue avec force arguments. Un véritable engagement, du moins par une parole poétique qui n’est pas dénuée de passion. |




