Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
Lefablio : Shankar...
 Publié le 06/06/16  -  8 commentaires  -  1198 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

Une poésie porteuse d'espoir
ça ne trompe pas...


Shankar...



La trompe lourde et la défense en parabole
Shankar vieil édenté se retourne et s’isole
Il a concédé la place au jeune Alighor
Fougueux mâle en sueur dont il est le mentor

Il a rendez-vous sur la montagne des sages
Éminence sacrée où se fondent les âges
Il barrit puissamment en adieu au troupeau
Disparaît dans la brousse épineuse à sa peau

Épuisé, entreprend l’ascension des collines
Aperçoit un figuier, se lèche les babines
Se délecte de fruits, assoiffé, hume l’air
Il sent l’eau si proche sur sa peau, dans ses chairs

La belle Ondine sous l’apparence d’Hatie
Gironde éléphante nullement décatie
L’invite à mouiller aux fontaines de jouvence
Puis à rallier les siens en porteur d’espérance

Il s’endort connecté à l’esprit des rivières
L’onde a ce pouvoir de rajeunir les artères
D’insuffler la force d’accomplir nos missions
D’inciter les cœurs à aimer sans condition

Shankar se réveille en sursaut buvant la tasse
Abreuvé, il repart l’espoir dans la besace
Pandore referme à clé la boîte à bobos
Le ciment n’est pas prêt à sceller le tombeau


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   MissNeko   
23/5/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai un petit faible pour les poèmes parlant d animaux. Parler de ce bel animal qu' est l'éléphant est une idée intéressante. Le mettre en corrélation avec la fontaine de jouvence l est encore plus.
J'aime beaucoup le deuxième quatrain.
L'utilisation du verbe connecter est un peu anachronique il me semble.
De même que la boîte à bobos ( très mignon cela dit) dénote un peu.
L'ensemble de la poésie est touchant et bien construit.
Merci

   Vincendix   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’ai beaucoup aimé votre précédent poème qui, sous des apparences relativement banales délivrait un véritable message. Même constat avec ce texte encore plus profond, le sursaut de ce vieil éléphant consécutif à la rencontre d’une éléphante gironde (pléonasme) est touchant.
Babar-Shankar a encore de beaux jours devant lui, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !

   PIZZICATO   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Fort joli poème porteur d'espérance, ou une métaphore de l'envie de vivre faisant fi de la vieillesse naissante.
" L’onde a ce pouvoir de rajeunir les artères
D’insuffler la force d’accomplir nos missions
D’inciter les cœurs à aimer sans condition "

L'humour aussi est présent " La belle Ondine sous l’apparence d’Hatie
Gironde éléphante nullement décatie ".
" Pandore referme à clé la boîte à bobos "

Je salue Shankar épicurien (sourire).

   Marite   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaucoup de sympathie pour ce vieil éléphant qui semble un peu fatigué de vivre, envisageant même de se rendre sur "la montagne des sages" après avoir passé le bâton de commandement à plus jeune que lui et un dernier adieu au troupeau. Les surprises de la vie d'éléphant, comme chez les humains d'ailleurs, font qu'une rencontre va lui permettre de retrouver l'envie de vivre..
Six quatrains rimés nous content son histoire avec un bon rythme si bien qu'il n'en ressort aucun ennui. Peut-être chaque mot à la juste place.
Bien aimé "la défense en parabole" et les deux derniers vers :
"Pandore referme à clé la boîte à bobos
Le ciment n’est pas prêt à sceller le tombeau"

   Anonyme   
6/6/2016
Bonjour Lefablio... Concernant le sujet traité, j'adhère totalement à votre poème bien que l'histoire soit un tantinet enfantine. Pour ce qui est de la forme, du vocabulaire et de la syntaxe je suis plus réservé. Voici pourquoi !

-au vers 3 je pense que "cédé" aurait avantageusement remplacé concédé. Vous êtes parti sur une base do décasyllabique et il faudrait donc modifié, entre autres, ce vers ; par exemple mais ce n'est qu'un exemple... Il a cédé la place à son fils Alighor

Vers 8... Epineuse à sa peau ? Un peu tiré par les cheveux, non ?

-vers 12 je le verrais mieux ainsi...
Il sent si proche l'eau, sur sa peau, dans ses chairs



Je passe sur...Gironde éléphante nullement décatie, sur le "connecté" pas très poétique...etc.

Quant au quatrain final

Shankar se réveille en sursaut buvant la tasse
Abreuvé, il repart l’espoir dans la besace
Pandore referme à clé la boîte à bobos
Le ciment n’est pas prêt à sceller le tombeau...

Entre "buvant la tasse", la "besace" (pour la rime), "la boite à bobos" et le "ciment" (denrée rare pour un tombeau de pachyderme !), je crois qu'il est à revoir dans son ensemble...

Ce commentaire, que j'avoue avoir hésité à rédiger, ne vous fera sans doute pas plaisir mais il est sincère et j'espère qu'il vous sera utile...
Au plaisir...

   Pimpette   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup!

Récit simple qui épouse des étapes de la vie d'un babar...jusqu'à une rencontre amoureuse aussi réconfortante que celle des humains!

certaines expressions comme"buvant la tase" contribuent à donner une modernité et un sourire à l'ensemble!

Très chouette

   Ananas   
6/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir,

Je regrette babines (que je pense incorrect du stricte point de vue physique du terme pour un éléphant) et besace, qui me semble incongru dans le contexte.

Cependant le poème dans son ensemble est assez intéressant, il renvoie aux histoires de l'enfance, quand on imagine les vieux éléphants entamer le long périple jusqu'au cimetière où ils s'en vont mourir en paix...

Du coup, l'émotion me manque, peut-être par la forme qui reste assez "carrée" (j'ignore si mon propos trouve une résonance en vous, mais j'aime les écrits libres, libérés de contraintes, même quand je reconnais que parfois la rime est un plus, je pense qu'ici on aurait gagné à laisser le fond prendre le pas) peut-être juste trop pour moi.

Cependant, malgré l'absence de fulgurances, j'ai apprécié.

Une bien sympathique lecture, que j'avais bêtement laissé filé en EL.

Merci pour le partage et bonne continuation.

   Vincente   
9/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Lefablio,
Votre poème promène beaucoup de choses sympathiques, l'intention "porteuse d'espoir" (même pour les vieux éléphants), la métaphore de la fable pour ouvrir à l'universel, le ton gentiment enjoué qui ne manque pas d'esprit, les jeux de mots qui apportent le relief de leurs ambivalences, et puis cette forme très ronde mais pas du tout décatie qui rend crédible la croyance en cet espoir dont vous voulez nous faire profiter. Tout ceci procure une lecture très agréable qui nous amène à la fin où la belle aventure devrait nous éclairer de son sens. Celui que je comprenais alors me semblait un peu enfantin ou peut-être n'avais-je pas saisi quelques subtilités ? La finesse de l'esprit du poème étant manifeste, je savais que la deuxième lecture m'ouvrirai les portes nécessaires.
Je pense effectivement avoir mieux compris, par exemple que la façon dont on se voit, n'est pas forcément celle que les autres voient de nous, notre attitude peut -être polluée par notre subjectivité envers-nous même, etc...mais décortiquer aimablement le texte m'a révélé des petites choses gênantes.
Je ne comprends pas trop l'image "la défense en parabole" sauf à penser que votre fable est une parabole qui défend l'espoir ! Mais dans ce cas, si vous jouez dans un registre décalé amusant, et pourquoi pas, la trompe est-elle un phallus fatigué...? D'autant que, à partir de "babines" (terme qui semble un peu familier par rapport au lyrisme installé) et "se délecte de fruits" ("des fruits" serait plus logique), j'ai aussi l'impression que vous entrez vraiment dans le double sens situationnel volontairement. Je m'explique : le vers "Il sent l'eau si proche sur sa peau, dans ses chairs " est bien éloigné de ce qui nous explique la raison de la sensation d'eau sur la peau, quatre vers plus loin avec "L'invite à mouiller...". A partir de là, ne pouvant m'expliquer le "mouiller" plutôt que un "se mouiller", je suis invité à penser que le "dans ses chairs" est en fait un "dansez chairs" !... J'espère ne pas être complètement à côté de votre onirisme, parce que sinon vous allez m'en vouloir !?
Pour finir dans ces micros chocs, "la boîte à bobos" m'a paru aussi à côté du ton général et le dernier vers, très sympathique à la première lecture, donne une évocation un peu maçonnée de la fin de notre ami Shankar.
Tout ceci ne doit pas faire oublier que j'ai vraiment bien aimé votre poème, puisqu'il recelait tout ce chargé intéressant.


Oniris Copyright © 2007-2019