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Poésie libre
LenineBosquet : Stupre en toc
 Publié le 14/07/19  -  17 commentaires  -  476 caractères  -  269 lectures    Autres textes du même auteur

Stuc en stock.


Stupre en toc



Dans les alcôves aux rideaux tirés,
velours tendus,
alcools et sous-entendus,
les miroirs reflètent des ombres
aux jambes nues.

Nouveau venu

pour tirer son coup
bas
et quelques coupes au bar,
le zob hors slobard
sur un slow suant l'ennui.

Du zal sèche sur du cuir,
ici pas de durs à cuire,
juste du mich'ton en sursis
comme dans une sorte de suicide

en cale sèche de l'amour.


 
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   poldutor   
17/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Tristesse et désespoir glauques des amours tarifées et frelatées, dans une maison close.
Zal étant un héros de la Perse (Wikipédia) d'accord, mais le zal qui sèche ?
le zob hors du slObard : sans doute le slIbard.
Courte poésie illustrant bien le thème.
Un beau vers :
"en cale sèche de l'amour"

   embellie   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
La première strophe suggère des images plutôt agréables, mais la suite, hélas, est pour moi d'une vulgarité déconcertante : tirer son coup - zob hors slobard - mich'ton en surcis...
Tout le monde n'est pas Léo Ferré pour dire l'amour en argot, en restant un vrai poète !!!

   Donaldo75   
26/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je me suis bien marré en lisant ce poème. J'ai imaginé la tête que vont faire beaucoup de lecteurs, hésitant peut-être à commenter. Il faut reconnaitre, comme disait Bernard Blier dans "Les tontons flingueurs": "Faut r'connaître… c'est du brutal !"

Bravo !

   Eclaircie   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,

Je ne me souviens pas vous avoir lu en libre. (je retournerai voir)
Mais là je suis bluffée.
Autant je n'apprécie pas trop les textes contenant trop (?) d'argot, autant je trouve celui-ci (qui en contient pas mal, vu le format) bien réalisé.
Fond et forme s'accordent (vous me faites venir de drôle de pensées en écrivant cela....oh !) vraiment bien.
Allitérations savoureuses, bravo !
(je n'ai pas compris "Du zal" et internet n'a pas voulu m'aider.)

Merci du partage
Éclaircie

   STEPHANIE90   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai apprécié cette lecture, je trouve que vous avez fort bien utilisé l'argot et votre mise en page est parfaite.
Quelques questions néanmoins, je sais, je suis curieuse mais ce que je ne suis pas sûre d'avoir compris à le don de m'enquiquiner... LOl
- Slobard : slip+bobard ???
- Du zal ? sèche sur du cuir : rapport au préservatif, le cuir serait la peau ???
Superbe vers final !

Merci pour le partage,
StéphaNIe

   hersen   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
c'est une surprise de te lire en catégorie libre et c'est jouissif ! :)

Je dirais que c'est l'exemple même d'un libre réussi, car tout est libre, ici.

Le sujet, le vocabulaire, et sous des airs de rien, c'est bien le dernier vers qui assomme.

Dans la première strophe, le décor est tendu et, on va dire, correspond à ce que je connais des maisons closes, qui se borne à ce que j'en ai vu au cinéma ou lu en littérature.

Le personnage est "nouveau venu" et il faut raccrocher ce nouveau venu au dernier vers "en cale sèche de l'amour". Tout ce qu'il y a entre les deux est l'expression d'un désarroi infini, d'un homme qui vient là comme une sorte de suicide. Il n'en tire peut-être qu'une sorte de honte, "tirer son coup bas".
mais ce n'est qu'une histoire de fesses, on s'ennuie comme un rat...mort.

La forme, qui de feutrée en première strophe passe d'argotique ensuite, dit la vérité crue du client, dit que c'est tout ce qu'il peut s'offrir de l'amour.

C'est vraiment un bon texte, très expressif dans sa brièveté, l'argot n'est pas là pour l'argot, il est le reflet de l'état d'esprit de l'homme qui n'attend pas de miracle, qui sait ce qu'il ne trouvera pas ici.

En cale sèche : toujours la marée revient, non ?

je note ici un sacré vrai libre !

   PIZZICATO   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans le style, j'ai lu mieux - à mon goût - de l'auteur.

J'ai trouvé la première stophe prometteuse mais la suite sans grande originalité.

Pas cette fois-ci.

   Vincente   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a une sorte de cohérence réaliste dans ce poème, un équilibre trouvé pour dire le glauque de la scène, rien de forcé, ni dans les appuis imagés, ni dans le vocabulaire (bien plus "souple" que dans les écrits précédents de l'auteur quand il requiert des formes argotiques) ; j'ai beaucoup apprécié toute cette justesse. La forme libre y est adroitement exploitée.

Quelques formules inspirées : les "ombres / aux jambes nues", ou "pour tirer son coup / bas".

Et puis ce fond qui ne se dérobe, il se navre du tréfonds de l'amour "sec" qui se commet là, dans les bouges du plaisir tarifé... Oui une évocation très réussie !

   papipoete   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour LenineBosquet
ça ne va pas fort pour lui qui traîne en ces lieux, où des belles attendent leur " commande " pour même pas un flirt, juste un moment pour marquer " le coup " ! Un coeur en peine, la coupe pleine, déborde de désespoir, broie ici du noir... que du noir !
NB on n'est pas dans un salon chic, où l'on parle bas, " oh très cher, avez-vous vu l'expo de... ? comment trouvez-vous ce caviar ? et comment va votre délicieuse épouse ? "
Le vocabulaire colle bien au moral du héros ( même si certains mots me sont inconnus ! )

   Davide   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour LenineBosquet,

J'ai bien aimé l'usage de jeux de mots - très nombreux - pour dépeindre cette scène olé olé : "tendus"/"sous-entendus", "coup... bas", "bar"-"slObard"-"slow" (amusant !) et notamment le zeugma "tirer son coup (...) et quelques coupes" !

J'imagine que "zal" est la nourriture puisque "zaler" signifie manger, en argot.

Cette ruse (comprenons l'humour) met à distance de l'action et empêche au poème de tomber dans le vulgaire. Heureusement !
Un derniers vers bien drôle, dans le même esprit !

Ce poème, dans un style très personnel, est mine de rien très travaillé.
Et pour une première publication en "libre", je dis bravo !

Merci !

Davide

   Castelmore   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Nouvesu venu” en libre ... mais pas en « cale sèche » d’ inspiration !

Oh cela n’atteint pas le septième ciel,
mais nous montre avec un certain brio que l’on peut “s’envoyer en l’air” dans la détresse ... sans alexandrins ...

Bravo

   Lebarde   
14/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour LenineBosquet

Voilà un poème libre un tantinet hard et border line qui sort des sujets habituellement traités ici, et cela change un peu dans la mesure où on n’en abuse pas.
Le rythme est bien enlevé et l’humour scabreux surnage avec un vocabulaire argotique dont certains mots ont volontairement ou pas été inventés ou revus ( slobard / zal sèche ...) pour la circonstance !

J’ai bien aimé:
« Les miroirs reflètent des ombres
aux jambes nues »

J’ai apprécié la lecture
Bravo

Lebarde

   Annick   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beaucoup de talent, comme d'habitude, cette fois-ci en poésie libre...libre de tout dire, même le glaugue, le blasé saturé d'ennui et de plaisirs tristes.
Il va sans dire que cet univers me met mal à l'aise, il est aux antipodes de ce que j'aime en poésie. Mais il est peint avec beaucoup d'habileté par petite touches impressionnistes qu'on voit mais aussi qu'on entend de par les presque paronymes et qui offre son atmosphère feutrée. : alcoves/alcools, tendus/sous-entendus.

Il y a des différences de rythme, et des mots qui tombent comme des couperets :

"Nouveau venu

pour tirer son coup
bas..."

Les images les plus osées sont couvertes d'un voile de mots argotiques qui, me semble-t-il, atténue un peu le côté cru de la scène :

"le zob hors slobard..."

Mais l'argot est surtout la langue qui convient à ce monde marginal. Un autre monde, une autre langue...

La poésie, c'est aussi créer un réseau de correspondances entre le sujet traité et l'écriture. Vous avez parfaitement réussi de ce point de vue.
Je salue la performance.

   Pouet   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Slt,

Stupre en toc et Stup au troc.

Dans un rade de la place de la gallepi où la bouteille de champ tiédasse se facture 300 boules, où les fesses collent à la moleskine comme les sous-bocks aux choppes ébréchées...

Un peu buté sur "comme dans une sorte de suicide" à la fin, pas génialement tourné je trouve.

Et pour le fond au début aussi: y a pas vraiment de "sous-entendus" dans ces coins là si? On est plutôt dans l'explicite. Du coup ça m'a paru un peu forcé, juste un renvoi pour la rime à "tendus". En "libre" en plus! ;)

Sinon ça claque bien, de la célérité dans la sonorité, comme d'habitude.

Dernier vers bien vu. Il préfère l'amour amer.

Pas ton meilleur, pour moi.

   senglar   
15/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour LenineBosquet,


J'allais dire : "Faute de mieux ! Pourquoi pas ?"

"Jamais, [au grand jamais], chantait Brassens, ma main ne me servit de con" Ben ici, on a, me semble-t-il, la sexualité qu'on peut.

Ressuscitons Lautrec, il ferait un bon tableau de tout ça, Degas lui-même et Ingres pour peu que les jambes ne soient pas velues.

De quoi faire une estampe rare pour tromper l'ennui de ceux que l'amour ennuie avec des gens pleins d'ennui qui ont trouvé un substitut finalement honorable à celui de la corde pour se pendre. Stupre et fiable.

Zal a enfanté un albinos, ce zal me semble du foutre pipi de chat séchant sur la banquette. Doit ranger son zob le gars, le conserver pour l'alcôve :) Peut-être un précoce ?...


Senglar

   LenineBosquet   
16/7/2019

   natile   
5/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
les 5 premiers vers sont jolis à lire mais les autres par leur aspect plus cru m'ont surpris d'abord et déçus ensuite. le thème du sexe acheté et vendu aurait pu continuer à être traité avec la délicatesse du début


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