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Poésie néo-classique
leon : De la terre au ciel
 Publié le 24/11/08  -  5 commentaires  -  1719 caractères  -  30 lectures    Autres textes du même auteur

Un poème écrit pour une sculptrice.


De la terre au ciel



Je cherche
Une échelle de corde à tes poignets,
Un tricycle surgi de ton enfance,
Une épave oxydée par tes années d'errance,
Un peigne accroché dans tes cheveux défaits,
Une pierre pendue à ton cou parfumé,
Un cheval qu'affolent tes cris de plaisir,
Un regard perdu dans le creux d'une fleur,
Un cri répondant au silence de tes rêves,
Un nuage crevant de ton désir offert,
Une arme polie par ton sourire tranquille,
Une loi qui me dit ton soupir,
Une croix qui se dresse au centre de ta plainte,
Un aveu touchant ta maladresse,
Une pièce d'un jeu qui jamais ne s'achève,
Une caresse insensée et pourtant si légère,
Un torrent d'émotions neuves et sincères,

Je trouve un corps de femme planté sur le mât d'un rafiot de pêcheur, offert au vent du grand large, criant la vérité de la chair bienheureuse, insouciant et salé, respirant la chaleur de l'été qui commence et jamais ne s'achève.

Et j'arrache ce corps au regard de la vague indiscrète pour le fondre au sable éclatant de la côte. Je le moule tendrement dans la chaleur de mes paumes. Je le façonne humblement de mes doigts impatients de la forme à venir.

Je lui soude un fragment de vérité,
Je déchire sa tendresse pour faire naître son feu,
Je colle et décolle l'azur du grain de sa peau,
Je souligne d'un trait son indéracinable liberté,
Je caresse en hurlant la soie de son intimité,
Je sens et ressens son abandon triomphant et soudain,
Je goûte son sein qui dit sa plénitude,
Je jouis de toutes ses palpitations,

Et dans nos mains et dans nos yeux tourne sans fin notre joie malicieuse et profonde.


 
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   David   
25/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Leon,

Un joli moment passionné qui ne trahit pas ses images marines, un rythme rapide, saccadé puis plus en longueur ; quelques fois ces images justement semblent ne plus en être, de légers débordements explicites, sans nuire à l'ivresse des mots, mais ils sont un peu plus terrien que cosmique... c'est pas clair : la ligne 18 et 23, c'est "plus terrien", il y en a d'autres ; et la ligne 5, 17 et 25, c'est "plus cosmique", il y en a d'autres aussi.

   Anonyme   
25/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien
On sent beaucoup de passions pour la femme aimée qui elle-même doit être quelqu'un de passionné.
La première strophe est très déroutante, énigmatique. On sent qu'elle fait référence à des images connues de vous seul et de la sculptrice.
C'est cette partie du poème que je préfère.

La fin me paraît plus banale, peut-être parce que ces moments d'émotions sont plus ou moins connus de tous. Néanmoins j'apprécie l'anaphore du pronom "je" et le choix des images.

Bonne continuation!

   Doumia   
28/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Léon

Ton poème me touche beaucoup. Ton amour passe très fort dans tes mots
C'est ce que j'ai aimé avec la fougue et la passion de ta plume.
Bravo et merci pour ce doux moment passé à te lire.
Doumia

   Leyng   
2/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour!
Un poème vraiment enivrant, une petite préférence pour le vers:"une arme polie pour ton sourire tranquille" que j'ai compris comme un jeu de mot entre le sourire de la femme comme une arme de séduction/ le sourire sculpté d'une statue.

   Anonyme   
13/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les images se succèdent les unes après les autres, elles amorcent des émotions qui se fondent dans l'imaginaire, j'aime par exemple "un regard perdu dans le creux d'une fleur" ou encore "un cri répondant au silence de tes rêves".

Je me suis davantage perdu dans la réflexion de la première partie, plus accommodante, où l'atmosphère est plus proche de mon ressenti, lorsque arrive la partie des "je", trop présent, je me sens exclus, et la magie n'opère plus tout à fait de la même manière.

Mais dans l'ensemble c'est texte fluide, aimable, que plusieurs lectures révèlent étonnamment. Il s'en dégage un naturel créatif élégant.


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