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Chansons et Slams
LEVENARD : Ballade sentimentale
 Publié le 09/01/10  -  16 commentaires  -  1367 caractères  -  314 lectures    Autres textes du même auteur

Y a pas que du plaisir au crime...


Ballade sentimentale



Y a pas que du plaisir au crime
On a souvent la larme à l'œil.
Des petites vieilles qu'on extermine
On est premier à prendre le deuil.
Parfois, on paye du cercueil
La soie de grège ou l'étamine
Qui les protège pendant qu'au seuil
Saint Pierre, au ciel, les examine.

Y a pas que du plaisir au crime
Quand on dévisse des rentiers
Qui est en fait la victime
Quand on sait la crise du métier ?
Hier encor c'était le plein pied
Mais aujourd'hui faut qu'on s'escrime :
Pour trois cadavres journaliers
Le bénéfice reste minime.

Y a pas que du plaisir au crime
Et les gens bien sous tous rapports
La banque avant nous les arrime.
T'étrangles un cave, même un peu fort
Pour faire ouvrir son coffre-fort
Crois pas qu'tu vas toucher la prime.
Ils ne gardent plus rien à bord
Que des cochonneries de films !

Y a pas que du plaisir au crime
La concurrence est au zénith :
Des diplômés doctorissimes
Épluch' le peuple sans prurit.
Nous sommes l'ortie, eux l'aconit
Que le bon droit porte à la cime.
Que pleuvent Prix et accessits
Leurs razzias soulèvent l'estime !

Juge, dont la balance estime
Le prix en piges du pardon
Y a pas que du plaisir au crime
Et pas d'mixité en prison !


 
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   Anonyme   
4/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
En musique peut-être, mais tel quel, j'avoue que ça ne m'emballe pas du tout ! Cela dit, si ça peut en faire réfléchir quelques uns vu
que Y'a pas que du plaisir au crime, ça fera baisser la délinquance...

   Anonyme   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour
Ya p't-être pas que du plaisir au crime, mais à lire ce texte jubilatoire on en prend à profusion (du plaisr).
Et de qualité supérieure.

On se croirait au cabaret "Le Chat noir" à la belle époque d'Aristide Bruant. Ne niez pas son influence, elle est évidente (à moins que vous ne préfériez celle de Jehan Rictus)
Comme références, il y a pire...

Merci pour cet excellent moment.

NB: J'y suis allé un peu fort dans le dithyrambe, mais ce texte a surgi sur mon écran, comme une éclaircie après une série de daubes plutôt soporifiques. J'assume.

   Anonyme   
5/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
moui bon why not...!

je trouve que c'est très facile au niveau de la forme.
Ces rimes partout, mais c'est une mode ou quoi?
Celà dit, pour une fois, les rimes sont recherchées et c'est suffisamment rare pour être remarqué.

J'aime assez les inserts argotiques, le fond (très bon) et puis aussi les mots (qui touchent par leur variété et leur coté original dans l'utilisation, ça aussi c'est assez rare pour être souligné).

Par contre le retour de Y'a pas que tu plaisir au crime, j'aime moins.

Après un slam, faut l'entendre, pasque là c'est pas évident de juger juste posé.
Donc dans le doute, je suppose que la voix est rocailleuse avec un nasillement de Booba et que la musique est rythmée (d'ailleurs le rythme est pas mal non plus, ou la musicalité si tu préfères) par contre, je me demande si on ne butte pas un peu de ci-de là...

Mais peu importe.
Merci.

   thea   
6/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
bon la forme ne me déplait pas , mais le fond si j'avoue ne pas être très sensible à cet humour noir là...tant qu'aux mots proprement dit c'est très moyen:

"Epluch' le peuple sans prurit."

"Leurs razzias soulèvent l'estime !"

"Le prix en piges du pardon"

ici on ne fait pas dans la dentelle et c'est vrai que j'aime bien la dentelle!

je respecte...mais bon pas ma tasse de thé quoi, et dans ce registre là, je pense qu'on peut faire mieux!

   Maëlle   
6/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les choix de vocabulaire ne sont pas "joli", mais faire joli ne semble pas être le souci principal de l'auteur. Par contre le rythme est bien présent, pour une chanson qui cadre bien avec la veine réaliste.

   Leo   
6/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a du rythme et de l'idée, c'est fait pour être scandé, ce qui permet d'accepter certaines faiblesses ou libertés dans l'expression. Un bon travail, qui correspond bien à l'esprit de la catégorie "chansons/slams".

   pieralun   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est une chanson certes, on fait moins appel à la poésie certes, il y a donc un humour un peu caustique et le tout est mis en vers.
Difficile de juger, mais les pieds ne pourraient-il pas être un peu plus légers, plus suggestifs et laisser alors un peu de place à l'imagination.......quelques images.....quelques métaphore.
Lais, c'est vrai, l'humour est présent.

   Anonyme   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↑
C'est facile, un peu évident je trouve. La veine "critique sociale" est bien mise en évidence, il y a un travail assez recherché sur les rimes, et une tentative de rythme.

Mais, je ne suis pas du tout sur que ce texte puisse être ni chanté et encore moins slamé ou rappé.

Je n'aime pas ces inserts de "faux" argots, dans le sens où soit c'est de l'argot de banlieue dans le cas du slam et ici il n'existe pas, soit c'est de l'argot plus ancien, plus de Panam et c'est une chansonnette. Or une chanson sans refrain pour moi ce n'est pas une chanson.

Enfin, je n'aime pas cette vision du monde: si on veut critiquer une société (chose avec laquelle je suis en accord fondamentalement), on n'assène pas simplement des vérités, on tente aussi de proposer des solutions, chose qui fait défaut à ce texte je trouve.
Donc, pas convaincu, désolé Levenard.

   jaimme   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai trouvé le fond plaisant, mais la forme est souvent facile (troisième strophe par exemple), ce qui dilue l'humour du poème, dommage.
J'aime bien l'avant-dernière strophe par exemple; la première arrête tout de suite la lecture car elle n'est pas immédiatement compréhensible, les autres oui (pour moi).
Le titre aussi, "sentimentale", ne me semble pas le mot le plus adapté au propos.
Bref une idée sympa, qui aurait demandé un peu plus de mise en forme et qui trouve son ton, hésitant, je trouve, entre plusieurs styles.
Une prochaine fois, certainement.

   Chene   
9/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour

J'ai lu et relu cette "chanson" à plusieurs reprises et à plusieurs jours d'intervalle.

Et j'ai bien eu du mal avec son rythme. Deux raisons à cette impression :

- la première : ma lecture oscille entre une métrique qui fluctue entre les octosyllabes et une métrique à 7 ou 9 syllabes... Les élisions des "e" n'ont pas une forme constante, ça c'est franchement gênant pour le lecteur.

- la seconde : si je pars du principe qu'il s'agit d'octosyllabes, la scansion est complètement aléatoire. Je m'explique. Qu'il s'agisse d'un slam ou d'une chanson, je ne perçois pas sur quels accents toniques et métriques est bâtie "la mélodie" qu'elle soit musicale ou sonore. Exemples sur la première strophe de la façon dont s'exprime la scansion entre sens et accent tonique et rythmique :
"Y a pas que / du plaisir au crime (rythme 3/5)
On a souvent / la larme à l'oeil (4/4)
Des petit(es) vieill(es) / qu'on extermine (4/4)
On est premier / à prendr(e) le deuil (4/4)
Parfois on paye(eu ?) / du cercueil (5/3)
La soie de grège / ou l'étamine (4/4)
Qui les protèg(e)/ pendant qu'au seuil (4/4)
Saint Pierre, au ciel, / les examine (4/4)"

On voit bien que le choix n'est pas clair pour l'auteur... Alors 3/5 ? 4/4 ? ou 5/3 ? On peut reprendre ainsi l'ensemble des strophes et faire le même constat sur les ruptures de sens, de rythme et de scansion... Comment bâtir une "mélodie" avec une rythmique si approximative...

Voilà pour la forme

Sur le fond : l'intention de l'auteur est claire : mettre le doigt (voire un coup de poing) sur les travers de la société. Ce qui me gêne c'est que pour exprimer son intention l'auteur oscille entre un champ lexical recherché ("soie grège", "étamine"....) et un langage familier ("on paye(eu) du cercueil") qui vient à l'encontre soit d'une expression poétique, soit d'une expression pamphlétaire. Et ce n'est pas l'humour présent qui me convainc... Je préfère de beaucoup celui de bon nombre de chansonniers, pour n'en citer qu'un : Aristide Bruant, passé maître dans l'excellence rythmique et dans l'humour grinçant.

En bref, j'ai rangé ma guitare...

Chene

   feexlin   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ça ne m'a pas fait un grand effet...
C'est la forme peut-être, on a d'un coup un langage très familier, voire argotique, puis parfois, un champ lexical qui devrait plutôt être employé en poésie classique je trouve. Un exemple qui m'a marquée :
"Hier encor " Le "encor" : ne colle pas vraiment avec l'ensemble du texte.
Mais sinon, pour le fond, ça me va, ce texte ne sort pas vraiment de l'idée que, je me fais, en tout cas, d'un slam.

   bulle   
10/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est une structure en appui de Petite Ballade, avec le rajout d'un huitain et le jeu des rimes détourné.

Les vers n'étant pas de même longueur, je me suis demandé pourquoi faire l'ellipse à "Épluch'" "d'mixité" alors que sur l'ensemble s'entendent de nombreuses cassures.

C'est une chanson, qu'il faut adapter à un rythme, j'ai eu du mal à le trouver. (les octos n'ont besoin ceci dit, d'aucune scission ou césure précise/franche).

Le ton est brut, réaliste, "rentre-dedans" aussi, mais je n'ai pas accroché pleinement au thème peut-être à cause de la structure que je n'y vois pas bien adaptée (ou inversement).

Cette forme-là (petite ballade donc) était dédiée au lyrique (romantique), même si elle s'est étendue et "démocratisée" à d'autres faits, plus tard. C'est peut-être pour ça que j'ai une appréciation mitigée.

   MissGavroche   
11/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Belle réalisation même si je ne suis pas sûre que le rythme convienne pour une chanson au sens strict du terme, il manque un refrain et un rythme plus régulier il me semble. Mais je l'imagine très bien "récitée" par un pur produit parisien sur un fond musical comme Daniel Guichard, Renaud ou un acteur comme Loran Deutsch.
J'aime l'argot employé et le sujet evidemment. Une critique acerbe tout en humour de notre société.

   LeopoldPartisan   
13/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas du tout apprécié cette démonstration, trop arrêtée dans la cynique pseudo critique sociale et qui appelle forcément des connotations morales
Quelque part, c'est du sous « protest-song » qui frise même le poujadisme dans son appel à un retour aux valeurs d’autres temps. Je trouve cela facile et presque grossier, et plus grave à mon sens un prétexte à écrire où l'on ne sert pas le sujet, mais où on l'exploite, où on l'emploie en faire-valoir.

Du point de vue strict de l'écriture, c'est plutôt bancal

Et les gens biens sous tout rapport
La banque avant tout les arrime
T’étrangles un cave, même un peu fort
Pour faire ouvrir son coffre-fort
Crois pas qu’tu vas toucher la prime.
Ils ne gardent plus rien à bord
Que des cochonnerie de films !

Voila par exemple un passage assez difficile à négocier (je n'insiste pas sur l’emploi d’un argot « tonton flingueur » pour créer un peu de perturbation dans les redif’s).

Au niveau de l'expression, cela reste très banal, parfois maladroit, et musicalement atone.

Ou faut-il lire ce poème comme le message laissé par revenu de tout qui pareil à un Céline vieillissant et amer des choix qu’il avait fait, crachait sa rage sur tout ce qui bougeait.

   Scipio202   
19/1/2010
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Il n'y a la qu'un simple exercice de rimes, sur le canon basique de la ballade, avec une thématique d'autrefois mieux présentée, mieux défendue, et plus mordante. Le vocabulaire se veut frais, jeune, moderne, folklorique ? Il est tout simplement vide, vu l'aménagement lexical d'ensemble, pour cause, on saute d'une image à l'autre, sans transition, sans apesanteur, sans saveur.

On est tous passé par là au moins une fois.

   Anonyme   
12/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Toujours la même impression après plusieurs lectures, le texte m'arrête dès la première strophe, par sa façon de présenter les choses, ça se veut et ça n'est pas, la suite de ma lecture, confirme mon pressentit premier. Le vocabulaire harponne, il en fait trop, il s’esclaffe, il est tapageur, c'est faire beaucoup bruit pour en fait par grande chose, parce qu'au fond, cet écrit a un certain côté "trompeur", il joue sur la corde sensible, et tire dessus autant qu'il peut, aspect accrocheur très théâtral. Le titre n'est pas mal non plus dans ce registre.

Le fond prenant toute la place, la forme devient sans intérêt.


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