Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Lhirondelle : L'amer a tout son temps
 Publié le 22/03/19  -  14 commentaires  -  1118 caractères  -  219 lectures    Autres textes du même auteur

Quand la mer t'appelle, l'amer me revient.


L'amer a tout son temps



Quand s'écoule le temps en parenthèse exquise
Et que la nuit s'égrène au sablier, sans fin,
Oui, j'en perds la notion jusqu'au doux lendemain,
Dès l'aube qui s'éveille à me savoir conquise.

Quand je meurs dans tes bras jusqu'à la déraison,
C'est le temps qui poursuit sa course sur l'orage
Emmêlant ses embruns au faîte du naufrage ;
Je t'aime un peu plus fort à changer la saison.

Quand l'aurore est encline à l'éveil de l'ardeur,
Que le soleil s'immisce aux contours de l'envie,
Je suis, à toi, soumise, alanguie et ravie
Du sommeil de nos nuits au creux de ta tiédeur.

Quand s'écoule le temps, que l'heure s'émerveille
De nous voir si heureux, amoureux et comblés,
Tu caresses, joyeux, les épis blonds des blés
Et moi je fais moisson du regard qui me veille.

****

Mais s'écoule le temps au sable de ton anse,
La vague en ton regard s'enroule dans mes yeux
Enserrant dans l'iris, les désirs silencieux
Et la peur des adieux, et son lot de souffrance.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
25/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Amour d'été ? Amour fougueux ?
Voici un poème avec lequel on aime rêver, se souvenir ou espérer.

L'ambiance déraisonnable est bien rendue: "Oui, j'en perds la notion jusqu'au doux lendemain".

Il émane une chaleur de tendresse et d'amour avec "Et moi je fais moisson du regard qui me veille".

On en veut à l'auteur de casser le rêve avec la dernière strophe ! Même si le vécu s'éloigne souvent du rêve... Halte à l'amer !

Bravo

   Miguel   
5/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un bien joli poème, simple et plein d'un naturel touchant. De belles images, et cette strophe finale qui nous sort du rêve et nous ramène à cette angoisse encore plus poétique que le bonheur.

   sympa   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Une lecture matinale très agréable.
Oui, je pense à un amour d'été si intense et beau qu'on ne peut s'empêcher de redouter une réalité plus sombre : les adieux...
Belle écriture, j'ai beaucoup aimé.

   Anje   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ne me quitte pas, poursuivons nos étreintes. Notre bonheur a été trop court. Tu vas retourner sur ton bateau, je vais rester sur le quai. L'amer a tout son temps. Je ne suis pas l'hirondelle de mer pour te suivre, j'ai peur, je souffre. Quand la mer t'appelle, l'amer me revient.
Tout est fluide, beau, plein d'images et la douleur des derniers vers pénètre le lecteur adouci par l'ambiance des quatres strophes précédentes.
Néo-classique pour la notion de diérèse ?

   eskisse   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème très élégant qui peint la passion amoureuse avec justesse en évoquant son excès : " Oui, j'en perds la notion jusqu'au doux lendemain" , " jusqu'à la déraison" et son intensité grâce à l'évocation des éléments ( nuit, aube / air eau, terre: "moisson" et feu :" Quand le soleil s'immisce aux contours de l'envie" . )

Le retour de " quand" en début de strophe est judicieux, il signale aussi une temporalité , le côté itératif de cet amour qu'on aurait pu croire sans fin...

Merci pour ce poème

   Hananke   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Une belle parenthèse entre les départs. Je pense que l'on peut
résumer ainsi ce poème.
De bien belles images comme cette nuit qui s'égrène au sablier,
les épis blonds des blés et cette ultime moisson.

J'aime moins ce à changer la saison.

Un bon texte qui se lit avec plaisir.

   Cristale   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Enfin Lhirondelle revient avec le printemps et, en ce printemps des poètes, le plaisir de lire d'aussi jolis vers désaltère les iris de mes yeux.

Je perçois un refus d'appliquer la règle barbare des di-érèses contre laquelle s'oppose nombre de poètes. J'aperçois, toujours concernant ce qui empêche le "classique", une non-alternance des rimes du deuxième au troisième quatrain, ainsi que du quatrième au cinquième.
Alors, je me dis que l'auteure peut-être a délibérément choisi la forme néo.

Peu importe, la plume, toujours aussi fine, délicate, qui écrit l'amour des coeurs et des corps nous fait chavirer l'âme dans l'ivresse du désir et du plaisir de ce couple amoureux.

La mer, le soleil, la vague en son regard, le temps et son sablier..."quand s'écoule le temps"...
Une belle histoire d'amour dont la fin peut aussi bien suggérer le départ de l'un pour "La mer" laissant l'autre rivée à l'amer qui le guide pour son retour, que l’imminence d'une fin de vie au dénouement douloureux : "l'amer"

Quand...
Quand...
Quand...
Quand...

***
Mais...


"Et la peur des adieux, et son lot de souffrance."

Superbe !

   papipoete   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Lhirondelle
Nous sommes si bien ensemble, quand la mer te renvoie sur terre, et tanguent nos corps sous les assauts de notre faim, et jamais rassasiés de l'amour, nous nous savourons jusqu'à la déraison !
Mais revient l'appel de la mer, qui te prend à moi et t'éloigne au large, mouille mes yeux aux embruns ; tu es déjà parti, me laissant de toi, l'amer...
NB je songe à vous lire aux " Terre-Neuvas " qui embarquaient pour des mois, abandonnant le chaud de bras enlacés, l'âtre d'un coeur enfiévré, la quiétude d'un regard amoureux ; pour l'enfer des mers déchaînées, le froid polaire qui mord et mange les doigts, la solitude au milieu des marins tristes...
J'aime toute strophe de ce beau poème, et si les pêcheurs au long-court souffrent moins dans leur chair, ils laissent au continent une femme, une fiancée, qui rêve, qui attend !
les 15e et 16e vers m'attendrissent particulièrement .
Faisant fi de diérèses ou synérèse, le " néo-classique " va bien à ce récit!

   Davide   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lhirondelle,

C'est un joli poème que je découvre, mais qui, à mon sens, est un peu plat.
Les images romantiques me paraissent éculées et rien ne m'a surpris : "l'amer" (jeu de mots connu et reconnu...), "Quand s'écoule le temps", "Dès l'aube qui s'éveille", "Du sommeil de nos nuits", "les épis blonds des blés"...

Reste un poème bien écrit, charmant, avec des alexandrins bien rythmés.
Quelques belles images se détachent, comme : "Et moi je fais moisson du regard qui me veille."

Je pense au "Lac" de Lamartine : "O temps suspend ton vol..."
Aujourd'hui, poétiser sur les thèmes de l'amour et du temps qui passe me paraît une gageure, surtout dans un registre classique comme celui-ci.
Pour surprendre ou toucher le lecteur, les images doivent être renouvelées/actualisées, l'angle doit être traité d'une manière plus originale.
Enfin, ce n'est là que ma façon de ressentir les choses...

Merci pour cette agréable lecture,

Davide

   PIZZICATO   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De belles images pour traduire cet amour passion, soutenues par l'anaphore.
" Dès l'aube qui s'éveille à me savoir conquise."
" Quand je meurs dans tes bras jusqu'à la déraison "
" Quand s'écoule le temps en parenthèse exquise "

" Mais s'écoule le temps au sable de ton anse "
L'appel de la mer " sera-t-il plus fort ? Et la souffrance viendra alors bousculer tous les moments heureux vécus...

Un joli poème.

   senglar   
22/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lhirondelle,

L'amer se liant à la mer l'amoureuse perd à tous les coups. Elle aura beau faire la moisson des regards qui embrassent les tentacules de la mer tireront son amant des ses bras. Quelle idée aussi de s'attaquer à une telle rivale en aimant un homme des rivages au regard tourné vers le large. J'ai revu ici Fanny mariée à Panisse et Marius fuyant. Leur histoire a bien fini mais l'amoureuse ici récupérera un vieux que la mer aura usé.

Il y a de la dignité dans ce poème qui évite le larmoyant, rude écueil à faire couler un amour. Les procédés utilisés sont classiques, sans grande nouveauté mais élégants. Je trouve cependant certains vers heurtés, avec des mots qui s'entrechoquent, qui se cognent, pas très coulants.

Mais c'est du solide, vous n'avez pas triché sur la marchandise. Suis client de votre échoppe moi !


senglar

   STEPHANIE90   
23/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

La temporalité et la passion amoureuse, un beau duo pour ce poème où tout part du temps à chaque strophe.
Mais demain, aurons-nous encore assez de temps ???
"
Quand s'écoule le temps, que l'heure s'émerveille
De nous voir si heureux, amoureux et comblés,
Tu caresses, joyeux, les épis blonds des blés
Et moi je fais moisson du regard qui me veille"

merci pour cette belle récolte tout en douceur,

StéphaNIe

   Donaldo75   
23/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lhirondelle,

J'ai beaucoup aimé ce poème fluide, tout en douceur et délicatesse.

"Quand je meurs dans tes bras jusqu'à la déraison,
C'est le temps qui poursuit sa course sur l'orage
Emmêlant ses embruns au faîte du naufrage ;
Je t'aime un peu plus fort à changer la saison."

Quelle belle déclaration !

La suite est tout autant réussie.

Quatre petites astérisques centrées: le quatrain de fin, terrible, inéluctable.

Bravo !

Donaldo

   solane   
23/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle bonheur de retrouver la beauté des vers classiques, sans aucune faute de versification, avec de belles images évocatrices, des sentiments simples et charmants.
Merci beaucoup pour cette lecture


Oniris Copyright © 2007-2019