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Poésie classique
Lhirondelle : La femme traversin
 Publié le 01/06/10  -  20 commentaires  -  740 caractères  -  711 lectures    Autres textes du même auteur

...


La femme traversin



La voici reposant à la tête du lit,
Doigt pointé sous le cœur que transperce un dilemme.
Vois sa main qui s’accroche au drap de la nuit blême !
Elle a perdu son rêve et la lune en pâlit.

Qu’attend-elle dès lors ? La douleur l’avilit.
Elle fut du guerrier le repos et l’emblème.
Son corps trop désiré suscitant le problème
Gît, recroquevillé, dans le creux du délit.

Se resserrent les nœuds dans la douce pénombre,
Ici même où le jour lui parut bien trop sombre.
La vie est bien perverse en ses extrémités !

Son esprit est ailleurs, au-delà d’une étoile
Où l’âme embrasse enfin d’ultimes sommités,
Quand se crispe la main sur le rose d’un voile.


 
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   LEVENARD   
17/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
On dira ce que l'on voudra, mais ça a de la gueule ! Ça semble suffisamment diffus et vague pour demeurer pervers.

Je n'ai d'emblée qu'une seule retenue, le mot problème qui ne me semble pas du tout dans le registre du reste...

Hardi ! Parce que la plupart des rimes ont tout de même leur consonne d'appui, et on a même droit à quelques rimes riches, et la richesse ne nous fait pas peur ( tant qu'elle se sauve du ridicule).

Voilà, c'est plein de léger mystère ( que la peinture brise un peu...), ça flotte, ça vaporise...

   Chene   
19/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Voilà un thème qu'il n'est pas simple du tout à traiter, surtout en adoptant une forme aussi contrainte que le sonnet classique.

Et je trouve que le traitement est à la hauteur de cette attente. La forme classique est maîtrisée, les rimes sont plus que satisfaisantes et le phrasé prend à témoin le lecteur qui est convié entre deux expressions à retrouver le cheminement de pensée du peintre sur le tableau.

Comme pour le tableau de Jean Bailly, il se dégage du sonnet comme une forme de malaise ; en ce sens, je trouve que ce poème est une réussite.

Cordialement

Chene

   Lunastrelle   
21/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une musicalité qui coule de source, je n'ai repéré aucun défaut majeur, ni hiatus... C'est un plaisir que de le lire à voix haute, et de s'amuser à chercher une tonalité dessus... Du moins, c'est ce que j'ai fait!
Les rimes sont riches, s'articulent bien, je ne les trouve pas forcées... J'aime énormément le dernier vers, il est réellement un résumé parfait de l'esprit de ce sonnet...
Merci pour cette lecture fort agréable, j'apprécie aussi particulièrement:
"Doigt pointé sous le cœur que transperce un dilemme.
Vois sa main qui s’accroche au drap de la nuit blême ! "

   Anonyme   
23/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ! Je dois dire que ce poème classique en Espace lecture m'a beaucoup intrigué car je cherchais sans doute un sens où il n'y avait que description à apprécier. Et bien, j'apprécie tout d'abord le respect dans la prosodie, les rimes et la fluidité de la lecture où rien n'accroche ; juste deux fois "bien" aux vers 10 et 11 mais ce n'est qu'un détail bien peu répréhensible. Je regrette un peu le terme problème, assez peu poétique à mon sens, mais je n'ai rien à proposer en lieu et place... Un très bon sonnet qui complète une jolie peinture ! Merci à l'auteur...

   bulle   
24/5/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un réel plaisir ce texte !

Une évocation très élégante.. Les mots sont là pour sublimer la pose de manière sensitive et sensible, si bien que la description passe à "l'arrière-toile" pour moi....

Une belle maîtrise, une belle musicalité, une belle harmonie.. en résumé une belle découverte..

   Anonyme   
1/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
les mots me manque, mais je tiens à commenter ce poème, sublime. Un drame évoqué avec subtilité.
Une pudeur qui fait justement la force de ce poème.

Une écriture fluide, aucune lourdeur, ni accroche.

   Anonyme   
1/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai découvert ce tableau dérangeant grâce à ce poème ; le rendu est en parfaite adéquation avec la toile. Les deux se répondent et complètent. merci

   pieralun   
1/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau poème! Fluide, de belles sonorités et prosodie parfaite.
J'aime ce poème et je le préfèrerais encore avec des précisions sur le sens dont les recoins m'apparaissent toujours flous malgré plusieurs lectures.
Hormis "problème" qui m'en pose un dans ce contexte, j'ai relevé plusieurs très beaux vers:
- Vois sa main qui s’accroche au drap de la nuit blême !
- La vie est bien perverse en ses extrémités !
- et l'ensemble du 2eme tercet
Toi! quand tu sors de ton petit nid........

   jaimme   
1/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne suis pas friand, en général, de poésie classique et... je n'aime pas particulièrement le tableau! Et pourtant que l'image de cette femme-traversin est explicite!
Mais je m'arrête et lit quatre fois ce poème...
J'ai particulièrement aimé le premier tercet et le double sens du mot "extrémités". Je suis resté un peu plus perplexe sur l'utilisation du verbe "avilir" car je vois en cette femme une victime.
Globalement je trouve ce poème riche et décrivant à la perfection le tableau. Pourtant je suis en recul lorsqu'un poème donne à décrire, voire à découvrir, une oeuvre plutôt qu'à lui donner une interprétation très personnelle.
Tout cela, on l'aura compris, est goût personnel.
Je me suis arrêté, j'ai pris plaisir à lire, n'est-ce pas l'essentiel, surtout pour un aussi beau thème?
Merci Lhirondelle.

Jaimme

   brabant   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lhirondelle,

Beau travail, belle écriture formelle.


Mes petites interrogations dont la plupart sont sémantiques:

"reposant à la tête du lit"
"Son corps...
..., recroquevillé au creux du délit."
ma première impression était de voir reposant en travers de la tête du lit la "femme traversin", puis j'ai l'image du mitan du lit.
Vous jouez sans doute sur le mot "tête"...

Le jeu entre le présent de l'indicatif et le passé simple me semble curieux: "Gît" et "parut" ? ... ... Flash back((s)) ? L'emploi de ce "parut" ne pas pas semblé très habile si le passé composé "a perdu" est bienvenu. (en lien avec le présent contrairement au p s).

Pourquoi rêve-t-elle ? elle, qui ne fut, somme toute que le repos du guerrier ?
Pourquoi pas ? me direz-vous. Mais bon, elle n'est pas l'aimée courtoise, le contexte ne l'indique pas comme sa championne. She's a gift...
(ou bien rêvez-vous par son truchement ?)

Que sont "les noeuds" ? Sanglots ? Déception ? Mais la pénombre est douce.

Pourquoi "la nuit blême" qui semble avoir été agitée au petit matin abandonné ?

Finalement voilà l'héroïne (pseudo-héroïne) obligée de se réfugier dans l'imaginaire des sommités, par -delà les étoiles, amour-âme.
Triste sort que celui du repos du guerrier où la main "s'accroche" et même apaisée "se crispe". Dur dur que de faire d'un personnage somme toute secondaire le centre de la pièce !
Les personnages secondaires ne sont pas censés avoir de sentiments, à tout le moins pas de nuances dans les sentiments.
Peut-être exagéré-je ?


Je coupe les cheveux en quatre, excusez-moi, mais j'aime bien resserrer les sens.


Votre poème n'est certes pas à remanier, j'en ai aimé la lecture, sa musique m'a charmé.


Le seul point qui doive malgré tout être revu (à tout prix) est ce "bien" du vers 11:
"La vie est bien perverse en ses extrémités !"
Il me paraît être une cheville pour atteindre les douze pieds, fait aussi que le vers descend d'un niveau de langue par rapport au reste du poème, et enfin engendre une répétition mal venue avec "... le jour lui parut bien trop sombre."


A la musique de votre texte qui m'a donc bercé je note mais me répète de grosses potentialités.

Au plaisir d'un prochain poème. Plus intérieur. Sans support pictural (je viens de l'apprendre en lisant un autre com). Plus intimiste. Au sens plus resserré. Plus cohérent car ne dépendant pas de la vision d'un autre. Plus vrai. C'est une suggestion.

Au plaisir de vous lire...

ps: je relève l'habileté du titre.

   Capricorne   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lhirondelle, j'ai beaucoup aimé ce sonnet qui entraîne mon imagination dans un univers un peu trouble.
Sommes-nous en présence d'une jeune femme violée par un soudard( "la douleur l'avilit"-"Le creux du délit"), ou bien d'une femme qui se repose, fébrile, après l'acte d'amour?
Le dilemme pour moi reste entier et fait tout le charme de ce poème par ailleurs fort bien construit.
Merci Lhirondelle pour ce partage poétique très agréable.

   Anonyme   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
C'est charmant. Je n'aime pas tout (les infinitives me rebutent un peu, ça alourdit), les deux utilisations de "bien" dans le premier tercet me gênent aussi (est-ce fait exprès ?).

De manière générale, je préfère les quatrains, que je trouve plus puissants.

"Qu’attend-elle dès lors ? La douleur l’avilit.
Elle fut du guerrier le repos et l’emblème. "

Très joli, ça ...

Au plaisir.

   alpy   
2/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lhirondelle,

Le poème est très bien écrit mais j'ai eu un peu du mal avec la compréhension.

Au départ j'ai essayé de lui trouver un sens et j'avoue ne pas avoir réussi.

En lisant les commentaires j'ai réalisé qu'il s'agissait de la description d'un tableau (peut-être l'avoir mis dans la description aurait aidé les lecteurs distraits).

En voyant le tableau tout devint plus clair mais voilà qu'il y a quelques parties qui ne découlent pas forcement du tableau (la nuit, le guerrier, son corps désiré, le problème) ce qui me dérange un peu.

Je pense que le besoin d'un support additionnel dessert un texte qui est très bien d'un point de vue de l'écriture.

   Lhirondelle   
2/6/2010
Pour accéder au tableau "Traversin" de Jean Bailly en forum C'est ici

   Lechat   
3/6/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Lhirondelle

Je découvre la peinture en même temps que le poème. La première est indispensable pour comprendre le second.

Le poème est de bonne facture, peut-être un peu trop commun dans le choix de certains termes (nuit blême, lune qui palit, douce pénombre).
Par ailleurs, le tableau semble se passer en plein jour (d'après le paysage par la fenètre) alors que le poème évoque la nuit, la pénombre, la lune. Je n'ai pas vu ce côté obscur de la sorte.

Manque un petit brin de folie.
Egalement, le dernier vers arrive comme une chute mais sans grands rapports avec ce qui précèdent.
Néanmoins une belle lecture.

   thea   
6/6/2010
Commentaire modéré

   Damy   
14/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Comme toujours, j'arrive très en retard...Tout a été dit.
Autant j'aime ce poème, autant je n'aime pas le peinture, même si j'en saisis le sens.
Je connais des prostituées à qui je pourrais les dédier, si vous le permettez, elles les comprendront.

La prosodie du sonnet, pour ce que j'en connais, m'apparaît parfaitement maîtrisée et en parfaite harmonie avec le sujet traité.
Il y a une nette différence entre les quatrains qui plantent le décor qui pourrait être entièrement peint dans le vers: "Elle fut du guerrier le repos et l'emblème" et les tercets qui touchent à l'âme.
Le dernier vers à lui seul est un condensé du drame: érotisme ("rose") "crispé et secret ("voile").

Le style est très coulant, très beau, très poétique avec des images fortes émotionnellement: "son corps trop désiré suscitant le problème (je n'aime pourtant pas beaucoup ce terme trop passe-partout) / Gît , recroquevillé, dans le creux du délit.

Je pense aux putains, bien sûr, mais combien de femmes sont des putains maritales?

"La vie est bien perverse en ses extrémités !"...et la modération attentive si rare en chacun de nous!

   Anonyme   
13/6/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un titre étrange, un poème mystérieux, mais que je comprends mieux après avoir vu l'illustration ...

Ton sonnet est superbe, il exprime avec élégance et subtilité la douleur (parfois) d'être femme ...

J'aime particulièrement "Elle a perdu son rêve et la lune en pâlit" ; légèrement moins "suscitant le problème".

Mais je chipote : tu nous offres un plaisir de lecture rare. Merci à toi.

   Anonyme   
24/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Trois petites choses que je n'aime pas :
- La répétition de bien : le second fait très cheville.
- "suscitant le problème" : bien trop prosaïque, voire trivial, comparé à ce qui suit et précède.
- L'anacoluthe du premier vers du premier tercet : ce genre de rupture syntaxique contribue, je crois, à l'image parfois mauvaise qu'on peut avoir de la poésie classique ; les éviter au maximum serait utile.

Le reste - cette mise en scène du tourment et de la douleur - est beau, énigmatique, dramatique.
J'aime beaucoup ce vers et son jeu de mots assez fin :

"Gît, recroquevillé, dans le creux du délit".

   silene   
30/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le dernier tercet rachète, selon moi, certaines facilités du deuxième quatrain et du premier tercet.
Disons que le thème est bien traité, et qu'il est dommage que la forme ne soit pas encore un peu plus aboutie - comment ? Mais je ne sais, messire, ce n'est point de mon office -, ce qui l'aurait porté à une plus grande perfection.
Tri zouli kan maim.

   Anonyme   
29/4/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Le texte incite à la curiosité, je n'ai pas été déçu d'avoir poussé plus loin mon envie, la découverte de ce peintre au talent indéniable, laisse une impression étrange, des tableaux frappants qui interpellent.

Pour revenir à votre écrit, il est sans nul doute, fort bien écrit, j'aime comme les mots viennent me chercher, ils sont impressionnants de réalisme, tableau, mots en accord.

J'ai tout particulièrement aimé la dernière strophe :

"Qu’attend-elle dès lors ? La douleur l’avilit.
Elle fut du guerrier le repos et l’emblème.
Son corps trop désiré suscitant le problème
Gît, recroquevillé, dans le creux du délit. "

Tout l'ensemble du texte retient l'attention.


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