Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
Lhirondelle : Notes en voyage
 Publié le 21/12/14  -  10 commentaires  -  1940 caractères  -  152 lectures    Autres textes du même auteur

« Lorsqu’on regarde sa vie passée, on croit voir sur une mer déserte la trace d’un vaisseau qui a disparu. »
François-René de Chateaubriand


Notes en voyage



De la musique danse
Sur les murs de ma maison,
Imprime sa cadence
Sur celle de la saison.


Un triolet s’accroche,
Ombre chinoise de nuit
Et je crois que s’approche
Un trois-mâts quand le jour fuit.

Une écharpe de brume
Sur les frissons du printemps,
Des embruns, une écume
Où s’enrubanne le temps.

De la musique danse
Sur les murs de ma maison
Et rythme d’évidence
Les feux d’un bel horizon.


Au loin s’étend la grève,
Page blanche au sable fin,
La vie prend la relève
Sur les embruns et j’ai faim !

Soif de sel qui enivre,
D’une aventure au long cours,
Un sillage où poursuivre,
Du souvenir, les contours.

De la musique danse
Sur les murs de ma maison,
Telle la providence
En ligne de flottaison.


Et déjà je voyage
Sur ton erre, au diapason.
J’ai quitté le rivage
Et sans nulle autre raison

Que d’entendre les notes
D’un chant de gaillard d’avant* ;
Celles que tu chuchotes
Bercent mon cœur dans le vent.

De la musique danse
Sur les murs de ma maison,
Souffle sa confidence
En murmures de saison.


L’oraison vagabonde,
Va s’enchaîner au destin
Des vœux, lancés sur l’onde,
Par les femmes de marin.

Et ces refrains présagent,
Dans mes nuits, d’autres chansons
Où les amants s’engagent
De mille et une façons.

De la musique danse
Sur les murs de ma prison,
De la musique danse

De la musique danse
Bien plus que de raison.



_____________________________________________________________________________________________________
* Chant de Gaillard d’avant est un chant de détente sur la partie du bateau du même nom où se reposait l’équipage.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   David   
4/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Sur le fond, j'ai pensé à la chanson marine célèbre qui vit le rêve de cette chanson-là "hisse et ho Santiano" d'Hugues Aufray. Je ne crois pas qu'il ait vécu ce qu'il chante avec ce morceau-là, il aurait pu chanter qu'il rêvait d'une traversée au long court, mais il l'a plutôt fait vivre. Donc, dans cette chanson d'ici, par comparaison humoristique, je ne voyage pas mais j'en rêve et je ne rêve pas d'être en mer mais en prison... Les paroles semblent naïves de ce point de vue, elles entrainent comme dans le train fantôme d'une frustration, cette langueur de l'enfermement et cette petite folie des rêves inaccessibles. L'interprétation peut toujours donner du relief, mais les passages et refrains me semblent interchangeables à peu près, pas très structurés autrement que par le fil conducteur de la métaphore marine, avec l'évocation de la prison à la fin quand même, ça fait une chute efficace.

   Anonyme   
21/12/2014
Bonsoir Lhirondelle... Vois-tu, je crois qu'à ces Notes de voyage il manque les notes musicales car comment évaluer une chanson sans l'écouter ? J'avoue être un peu perdu à la lecture de ces vers qui ne respectent aucune métrique... Ecrits pour être chantés, tels quels il leur manque quelque chose.
Je suppose qu'en les écrivant tu avais un air en tête... mais moi je ne l'ai pas, tout le problème est là !

J'ai pourtant bien aimé certains passages comme celui-ci :

Une écharpe de brume
Sur les frissons du printemps,
Des embruns, une écume
Où s’enrubanne le temps.

Désolé pour ce commentaire assez peu constructif mais sans accompagnement musical ni interprétation je ne peux donner un autre avis...

   papipoete   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lhirondelle;un chant plein d'écume, que les marins entonnaient sur le gaillard d'avant d'un fameux trois-mâts, pour se détendre. Le grand nombre de couplets donne une idée de la houle qu'ils venaient d'affronter! Ils songent à leur chère maison, où il y fait si bon, mais leur chanson finit au coeur de leur prison, sur l'eau...
J'aime les images de votre tableau, et je remarque (je me répète) des virgules, et des points qui n'altèrent nullement votre peinture musicale? Bravo!
Vos rimes agrémentent les vers, dont je ne sais en chanson, s'ils doivent respecter une certaine métrique?

   Francis   
22/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Depuis que le cordon ombilical a été coupé, depuis que les amarres ont été larguées, le vaisseau a fait un long voyage. Du port d'attache ou des escales, il reste des souvenirs, les notes d'une chanson .
J'ai aimé l'ambiance marine de ce poème : "l'écharpe de brume, le trois-mâts, les embruns, l'écume... " ainsi que cette "soif , cette faim " des souvenirs.

   funambule   
24/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime assez la construction en 6/7 qui donne un très bon rythme même si j'aurais aimé voir les refrains basculer dans une autre métrique pour mieux les marquer. Tout ça se tient cependant très bien.

Côté fond, histoire, j'y vois plutôt une allégorie "marine" sur une peine... et la vie qui reprend ses droits avec l'appétit qui revient.

Je ne sais trop pourquoi mais ça manque tout de même un peu de limpidité dans l'ensemble, il faut froncer le cerveau pour saisir tout le sens. Plutôt pas mal tout pesé!

   Ascar   
25/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle musicalité des couplets rendue par une alternance des rimes féminines et masculines.
Belles sonorités des couplets par la variation des rimes.
Belle couleur de l'ensemble par l'utilisation d'images marines en général réussies

En première lecture, le sens est assez difficile à saisir. Il m'apparait plus clairement lorsque je lis l'ensemble des couplets en occultant le refrain.

Pour cette raison, j'ai l'impression que celui-ci a été moins travaillé. Les images des couplets me semblent mieux réussies

Au final, c'est un texte qui présente un potentiel musical certain qu'il vous appartient de développer.

J'ai particulièrement apprécié la strophe suivante :

Une écharpe de brume
Sur les frissons du printemps,
Des embruns, une écume
Où s’enrubanne le temps.

Bonne continuation à vous.

   Anonyme   
26/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime le rythme du poème, et ce simili refrain qui revient. L'atmosphère y est belle, enfin l'on s'y laisse prendre.

   Lulu   
27/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau rythme d'ensemble qui laisse deviner une belle musicalité pour ces "notes en voyage". On se laisse volontiers porter tout en imaginant les paysages. Cela donne envie de voyager.

Enfin, j'aime plus les mots du texte en lui-même que le refrain dans sa variété. Je le trouve en effet davantage poétique, notamment dans les deux premières strophes "Ombres chinoise de nuit / Et je crois que s'approche / Un trois- mâts quand le jour fuit." Très beau. De même que l'écharpe de brume, les frissons du printemps, les embruns, l'écume...

Au plaisir de vous lire à nouveau.

   Robot   
30/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
 C'est beau et fluide. J'aime bien aussi les variations de texte sur les deux dernières lignes du refrain qui brise la monotonie. Toute cette chanson raconte une belle histoire.

   Anonyme   
27/2/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Dire que j'ai saisi le sens profond de ce texte serait exagéré, mais la musicalité des mots se laisse apprivoiser, plusieurs lectures donnent un texte fluide, de belles images s'accrochent.

La musique semble avoir une place importante, imposant certaines manifestations troublantes, elles cueillent et dictent les émotions.

Même si ce texte ne me livre pas son mystère, la lecture se fait plaisante, une certaine rythmique s'en dégage, tout l'ensemble est cohérent.


Oniris Copyright © 2007-2020