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Poésie en prose
Louis : Point à la ligne
 Publié le 28/04/15  -  13 commentaires  -  6146 caractères  -  169 lectures    Autres textes du même auteur

...


Point à la ligne



C’est un endroit important. Il se passe là quelque chose d’extraordinaire.

C’est une limite, une borne, une frontière. C’est là où tout s’arrête. C’est là où tout prend fin. Au-delà, rien ne commence.

Elle est là. Elle est à bout, au bout de tout.

C’est une femme qui vit de rien. Présente par ses absences. Elle ne dit rien.

À cette heure où j’écris, je suis près d’elle.

C’est un endroit important. Elle se tient assise sur un banc, en ce lieu extraordinaire. Elle a dans ses mains un cahier d’écolier. Elle a mis son crayon à la bouche. Ses yeux sont figés sur un point. Elle est là. Immobile. En cette heure grave et singulière, elle n’écrit pas. Ses yeux fixent un point. Le point final des choses, le point qui termine toutes les phrases, le point final de toutes les histoires.

Elle n’écrit pas. Elle n’écrit pas ce qui sera l’œuvre de sa vie. Elle n’écrit pas une poésie. Elle ne sait plus ce qui fait l’œuvre d’art. L’harmonie ? La mesure ? Le chaos ? Hasard et démesure ? Le ciel serein ou les tempêtes déchaînées ?

Là, simplement là, dans une sorte de sidération muette et douloureuse.

Elle est là, mais avec cette sensation forte d’un rejet. N’est-elle pas de trop ? Au beau, elle se sent de trop, et de la beauté elle n’a plus idée. Au langage, elle se sent de trop. À toute existence, elle se sent de trop.
En cette heure silencieuse et grave, je suis ému, près d’elle.
Elle, elle est là. Dans cet endroit important. Quelque chose se joue et se crée là, en ce lieu extraordinaire, là où elle se tient. Assise, immobile, le cahier sur ses genoux, un crayon dans la bouche, elle se tient au bord d’un abîme.

Je suis près d’elle.

Elle n’écrit pas, elle cherche un mot. Un premier mot qui sera peut-être son dernier mot. Elle cherche un nom. Un nom propre ? Un nom commun ? Elle attend un mot, elle attend un prince, elle ne cherche pas le nom du prince, mais le prince des noms. Elle attend le charme d’un mot.

Elle cherche le mot d’une vie, le mot qui donne vie et donne tout. Un mot plein de toute vie, et de tout. Un mot passe frontière. Un sésame. Un code de tous les secrets. Un mot d’où s’écouleront les flots de toutes les paroles, de toutes les voix, de tous les écrits.
Ce serait un mot qui effacerait tout, jusqu’à cette frontière au bout, au bout de tout. Ce serait un nom ouvert sur tous les horizons. Les univers que l’on découvre de tous les balcons du ciel. Un mot à la ligne de l’horizon. Un mot qui ferait tout renaître. Un mot pour l’au-delà des frontières, qui ferait renaître les rivières, et les ponts sur les rivières, et le soleil, et la lumière.

Je suis près d’elle, silencieux. Je ne souffle pas un mot. Il y a le vent, seulement le vent, qui souffle sur ces moments de passage par ce lieu extraordinaire. C’est peut-être le vent du destin. Je ne dis rien. Elle ne dit rien. Comment lui expliquer qu’il faudrait remonter plus haut ? Plus haut, à la source même.
Comment lui dire que la source des mots n’est pas de même nature que la parole, qu’elle est différente de toute écriture ! Moi qui n’ai que des mots. Je me tais, je la regarde en cet endroit extraordinaire.

Elle, elle regarde un point fixe. Elle ne bouge pas. Le crayon toujours dans la bouche. Comme si le mot recherché était au bout de sa langue, comme si le crayon était une plume qu’elle trempait dans l’encre de ses lèvres, ou dans cette écume de l’âme qui vient mourir sur le palais où dort un prince ineffable. Dans cette bouche si adorable. Je voudrais parler avec elle. Je voudrais trouver les mots qui s’inventent dans la solitude et la douceur. Dans la beauté fulgurante d’un instant. Des mots comme des petits cailloux posés sur la surface du silence, qui tracent le chemin jusqu’à cette lueur qui redonne la vie en elle.

Elle s’est lassée des mots de tous les jours, des mots de toujours. Elle est là. Elle se tient assise sur ce point final de toute phrase, elle cherche le mot nouveau, le mot de jamais qui commencera une phrase nouvelle, une phrase inédite, une vie nouvelle, loin des vies maudites. Moi, je ne voudrais dire qu’un mot comme une caresse à l’âme qui sépare et unit deux moitiés du monde : elle et moi, moi et elle. Une caresse où deux êtres se serrent et se blottissent contre la parfaite frontière qui les sépare et les unit. Caresse avec effusion. Dans cette fusion qui tient distingué ce qu’elle unit mais fait vivre la chaleur dense d’une vie commune, dans l’avènement de toute lumière.

Elle est là, en un point fixe, tendue vers un au-delà inaccessible, scrutant des horizons indicibles. Moi, je suis près d’elle, et je caresse l’idée de réunir nos deux mondes avec les mots de tous les jours, avec les mots de toujours.
La page de son cahier reste blanche. Quelques larmes ont coulé sur le feuillet. Elles forment les lettres presque invisibles, mais très lisibles, de son chagrin, de sa souffrance, de son ennui. L’encre de ses yeux a laissé des marques humides sur le blanc de la vie, là sur ses genoux, dans son cahier ouvert, miroir du ciel blanc à l’infini.

Moi, je voudrais crier son nom. Je voudrais le répéter encore et encore. Je voudrais l’écrire à l’horizon. Je voudrais crier encore et encore : ne t’en va pas. Je voudrais lui écrire. Lui dire : écoute le mot. Dans écrire, il y a le cri et il y a le rire. Il y a un passage du cri au rire, des larmes à la joie. Il faut le chercher, il faut le trouver. Tu le trouveras. Elle reste longtemps, prostrée, sans rien faire, en ce lieu extraordinaire. Et puis le vent se lève. Lève la page de son cahier. La page tourne. La page est tournée. Son visage maintenant serein.

À son tour, elle se lève, debout dans le vent. Légère, fragile, tremblante dans le vent. Elle se tourne vers moi. Avance et ne se retourne pas. Elle descend d’une montagne de silence. Elle prononce les premiers mots depuis si longtemps. « Allons-y, dit-elle, allons-y. » Doucement, dans un murmure, je lui dis à mon tour : « La vie viendra et elle aura tes yeux. »


 
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   bipol   
28/4/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Moi, je voudrais crier son nom. Je voudrais le répéter encore et encore. Je voudrais l’écrire à l’horizon. Je voudrais crier encore et encore : ne t’en va pas. Je voudrais lui écrire. Lui dire : écoute le mot. Dans écrire, il y a le cri et il y a le rire. Il y a un passage du cri au rire, des larmes à la joie. Il faut le chercher, il faut le trouver. Tu le trouveras. Elle reste longtemps, prostrée, sans rien faire, en ce lieu extraordinaire. Et puis le vent se lève. Lève la page de son cahier. La page tourne. La page est tournée. Son visage maintenant serein.

en lisant votre texte je suis perplexe

d'abord pourquoi ne pas décrire un peu cet endroit si extraordinaire

j'ai en même temps été captivé et lassé par votre histoire

le mot le mot le mot, celui qui serait parfait celui qu'on attend tous

mais on finit par le perdre

j'ai aimé sans plus

   Lunar-K   
14/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Très chouette poème en prose que voilà. Et très belle réflexion aussi, toute silencieuse, de celle qui travaille à mon avis toute poésie : cette recherche du mot qui dépasse le mot, la parole et le langage, leur limite, celui-là aussi qui suit ce fameux point final à partir duquel plus rien ne peut se dire. Le mot tendu comme un arc vers son inexprimable, et le vent qui imprime là encore silencieusement le mouvement vrai de la vie sur la page désespérément blanche du carnet. Réponse étonnante certes, et avec elle la vie qui reprend ses droits.

Je regrette cependant la présence parfois trop pesante du narrateur et de ses naïvetés, qui sans doute peuvent paraître touchantes, j'en conviens, mais tout de même... : "Dans écrire, il y a le cri et il y a le rire. Il y a un passage du cri au rire, des larmes à la joie". Je ne sais pas. Le contraste entre les deux visions, mutique d'un côté trop bavarde de l'autre, aurait pu être intéressant, mais en l'état manque à mon avis totalement le coche. Enfin, peut-être pas totalement dans la mesure où il se rattrape assez bien au final, avec ces dernières paroles pleines de poésie. Mais je ne suis pas convaincu dans l'ensemble par les interventions de ce deuxième protagoniste, qui à mon sens se met un peu trop en avant quand, clairement, tout l'intérêt du texte est ailleurs.

M'enfin, un très bon poème néanmoins. Une écriture aussi qui parvient à allier narration et poésie le plus simplement du monde. Et ça marche foutrement bien.

Au plaisir de vous lire.

   leni   
28/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Louis
Je n'ai lu qu'une fois ce texte Je le relirai C'est fort dans la sobriété dans le dépouillement Nous avons tous connu l'espace entre deux phrases Le temps entre deux décisions Le "au milieu de rien" lancinant
Des mots semés comme des cailloux blancs dans ce texte m'ont guidé


l'écume de l'âme
caresse
écrire cri et rire

et ALLONS_Y plein d'espoir

et puis je ne sais pourquoi j'ai entendu RAYMOND DEVOS
clamer ce texte c'était à l'Olympia

Superbe! moment privilégié MERCI
Leni Gaston

   Lulu   
28/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Leurs paroles sont superbes, comme leur silence et leur densité l'un près de l'autre... Comment écrire du reste avec quelqu'un tout près de soi ? N'écrit-on pas mieux dans le silence, certes, mais aussi en solitude ? L'inspiration n'était pas là, mais elle semble entière dans la densité de leur présence.

Son portrait à elle est superbe. J'aime me la représenter comme dans un tableau vivant, ou un court métrage où je la verrais avec son crayon dans la bouche...

Ces deux personnages me semblent riches. On n'a que son point de vue à lui, mais on la devine grâce à lui et le devine lui-même dans son regard aimant. Ses mots m'ont vraiment touchée "La vie viendra et elle aura tes yeux".

Tout est alors transposé dans le regard de la jeune femme qui est sur le point d'écrire mais n'écrit pas. Il faut dire qu'"Elle est à bout, au bout de tout".

J'aime le point de vue narratif qui ne s'attarde pas sur les lieux, lesquels pourraient être décrits, mais qui demeurent invisibles pour le lecteur. On est seulement dans le ressenti du personnage. C'est un "lieu extraordinaire" et cela suffit. On devine un banc, quelque part, et un "lieu extraordinaire".

Ce poème m'a plu dès la première lecture. Il est de loin celui que je préfère parmi tous ceux que vous nous avez présentés. Je le trouve plus fin, plus abouti, plus visuel et plus musical.

Tous mes encouragements pour la suite. Merci beaucoup.

   jfmoods   
28/4/2015
Encore une fois, par le biais des procédés d'accumulation ("une limite, une borne, une frontière", "les rivières et les ponts sur les rivières, et le soleil, et la lumière"), des hyperboles ("là où tout s'arrête", "là où tout prend fin", "rien en commence", "tous les balcons du ciel"), des gradations ("Il faut le chercher, il faut le trouver."), des gradations hyperboliques ("les flots de toutes les paroles, de toutes les voix, de tous les écrits") et par le retour enchanteur des mêmes éléments porteurs dans le flux de la narration, l'utopie prend son envol. Quelques adjectifs qualificatifs ("extraordinaire" x 3, "grave", "singulière", "muette", "douloureuse", "important") entourent ce moment d'une aura particulière. Le jeu des présentatifs ("Ce serait un mot qui effacerait tout", "Ce serait un nom ouvert") et des pronoms toniques ("Moi, je ne voudrais dire qu'un mot", "Moi, je voudrais crier son nom") fixe l'intensité de l'évocation. Cette femme énigmatique pourrait bien être celle que l'on nomme généralement la muse et dont la tâche consiste à baliser, pour celle/celui qui écrit, les strates d'un espace d'écriture porté ici par les métaphores ("horizons indicibles", "montagne de silence"), l'antithèse ("le ciel serein ou les tempêtes déchaînées"), le chiasme ("pas le nom du prince, mais le prince des noms"), le travail de décomposition du langage ("Dans écrire, il y a le cri et il y a rire"). Figure tutélaire, elle prend corps sous la forme d'un paradoxe ("Présente par ses absences"), se nourrissant de notre rapport au monde pour ébaucher, puis tracer en nous l'itinéraire de l'écriture.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
28/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Cela m'a immédiatement fait penser au cône de lumière cosmologique et au fameux Mur de Planck, ou Mur de la Réalité, une barrière infranchissable d'un point de vue physique ; mais n'allons pas plus loin dans l'astrophysique, sinon nous n'en sortirons pas indemne... Tout ceci est d'ailleurs très bien expliqué dans un livre intitulé "Avant le big bang", d'Igor et Grichka Bogdanov, sorti en... 2007 ? Tiens, pour une fois j'ai un doute... Peut-être 2006 ou 2008. Bref, tout ceci pour vous dire que la femme de cette éminente prose me semble se tenir à la frontière de quelque chose se situant entre un début et une fin, d'où le fameux terme de big bang cité plus haut.

Je vois cette femme se tenant à la limite extrême de cette ligne fictive et jamais atteinte, attendant un mot, une phrase qui la propulserait dans le début d'un univers immédiatement en expansion... Mais quelle est cette "impulsion" qui provoquerait ce début ? Quel est l'élément déclencheur qui permet de partir de rien vers le début d'une conscience qui serait le déclencheur de la matière ? Le livre dont j'ai déjà fait mention plus haut nous donne une réponse. En effet, il existerait un "code cosmologique" comme il existe un "code génétique", et même si cela est loin de faire l'unanimité dans le monde de l'astrophysique, cette hypothèse-là me plait, et je me prends à rêver.

Excusez-moi cette longue digression, mais ce texte m'a follement inspiré.

Bravo à Louis pour avoir su une nouvelle fois me transporter au-delà des frontières de l'incommensurable !

   PIZZICATO   
28/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" C’est là où tout s’arrête. C’est là où tout prend fin. Au-delà, rien ne commence."
Je fais peut être fausse route, mais cette phrase m'a fait penser à une atteinte d'Alzheimer.
" Ses yeux fixent un point. Le point final des choses, le point qui termine toutes les phrases, le point final de toutes les histoires."
Les diverses répétitions qui semblent alourdir parfois cette poésie je les ressens comme une façon de traduire cette prostration et cette recherche des mots qui ne viennent plus.
C'est ma façon de percevoir ce texte qui me plaît beaucoup.

   Robot   
29/4/2015
Un texte que l'on prend plaisir à lire plusieurs fois. D'abord pour la qualité de l'écriture, puis on le lit comme une belle histoire, presque comme un conte. On peut lire bien sûr comme un ensemble métaphorique, sur l'instant, la pause, l'attente, l'indécision, l'envie de dépassement.
Et on peut le lire pour le simple plaisir parce que c'est tout simplement beau, comme la poésie qui submerge sans que l'on sache toujours pourquoi, lire sans chercher à se poser des questions sur la finalité.
Merci Louis pour ces temps de lecture.

   Damy   
29/4/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Quelques larmes ont coulé sur le feuillet. Elles forment les lettres presque invisibles, mais très lisibles, de son chagrin, de sa souffrance, de son ennui."
C'est là, certainement, le mot le plus signifiant: "larmes", et qui est écrit sur le cahier.

Elle restera mystère et gardera son secret et c'est cela qui m'émeut vraiment beaucoup.
"Allons-y" est oral, comme si elle s'adressait à son courage pour cheminer vers son destin final.

Merci, Louis, pour ce moment de pure poésie.

   myndie   
29/4/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Louis,

Je n’ai jamais bien su expliquer ce qui fait l’attrait (pour moi du moins) d’un poème en prose, si différent d’un poème tout court.
Le vôtre exerce sur moi, bien que pour des raisons différentes, la même emprise que le magnifique « Aube » de Rimbaud, une sorte de charme magique qui m’a captivée. Peut-être son rythme qui me semble incantatoire ?
Votre poème, par sa séduction énigmatique, m’a aussi évoqué le roman de Breton « Nadja ». A l’instar de Nadja, cette femme évoquée m’apparaît moins comme un être de chair que comme une figure et - in fine - une voix allégorique.
Ce que vous y mettez vous appartient ; ce que j’y trouve m’est propre : cette femme immobile au regard qui fixe des « horizons indicibles », je l’aperçois dans mes moments de flou et d’angoisse ; elle est la figure abstraite de ce que je poursuis depuis si longtemps. Parce que c’est vrai, "dans écrire, il y a le cri et il y a le rire.Il y a un passage du cri au rire, des larmes à la joie."

Merci Louis de nous faire partager votre univers merveilleux.

   Anonyme   
29/4/2015
Salut Louis

Au commencement était le verbe. Comme dans la Bible.

Sauf qu'ici ce premier mot se fait attendre. La femme au calepin souffre du fameux symptôme de la page blanche.

Pourquoi ne vient-il pas ? Le narrateur suppose. Il ne peut que supposer, vu qu'aucun verbe n'apparait, ni sur la feuille, ni dans la bouche de la dame.

Lui, le narrateur, n'a pas ce genre de problème. Au contraire il a le verbe aussi fertile qu'élégant. Il écrit comme on respire. Et son souffle, s'il ne débloque pas son héroïne, se met en quatre pour enchanter le lecteur.

Et celui-ci n'est pas déçu du déplacement. Jouant sur les répétitions, mais avec avec classe et des sonorités feutrées, presque incantatoire, la prose du narrateur est diablement poétique.

Finalement le verbe apparaît aux lèvres de la femme.
« Allons-y »
C'est tout à fait surprenant et la réponse de l'auteur est en rapport.

Merci Louis ne nous offrir à nouveau un de ces très beaux textes dont tu as le secret.

   Francis   
3/5/2015
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
les mots m'ont emporté sur une rive, une frontière entre le réel et le rêve. C'est une ligne ("Allons-y") qui succède à une pause, un soupir, un silence sur la partition . C'est une statue, une muse qui invite à la création, au voyage de l'autre côté du miroir. J'ai vécu intensément l'instant.
Merci Louis.

   eskisse   
22/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il y a des mots qui vous bercent. Les vôtres sont de ceux-là. Il y a des phrases pleines de solennité. Les vôtres sont de celles-là.

J'ai tendu mes yeux de "prince ineffable" en " balcons du ciel" , des "horizons indicibles" au "cahier ouvert" pour mieux écouter vos mots.

Merci


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