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Poésie libre
louisehediart : Éblouissements
 Publié le 07/03/17  -  6 commentaires  -  1649 caractères  -  113 lectures    Autres textes du même auteur

Poème du fond du trip.


Éblouissements



J'ai des visions diffuses
qui émergent
des tremblements étranglés
de mes sens

La porte bruisse
et la serrure glisse
derrière les néons qui me barrent la vue

Mes neurones
Ne connectent plus
Ton absence.
J'ai trop pleuré.

L'élan intérieur
acide et psychotrope
L'élan intérieur
m'emporte.

Je fixe le mur,
qui, comme la porte,
bruisse et vacille
affilé comme les mots
qu'elle scande
du fond du trip

Acéré comme un vrai poème
saccadé de tranches
que l'on saisit puis perd.

J'ai trop pleuré
du fond de mon siège
où comme un vieil astre
je m'effondre sur moi-même
Telle supernova en déshérence
Tel
le noyau disparu
du fruit qui n'a pas su tenir

J'ai trop pleuré
dans ces rames sans fond
peuplées d'inconnus
qui dévisagent
les perles cristallines
et le gonflement veineux rougeâtre
qui parcourent mon visage.

Dans la rue aussi,
j'ai trop pleuré
sous le rougeoiement des lampadaires
dans le feu
du bitume humide
dans la vapeur urbaine
que reflètent,
d'un trait
les carrosseries lisses et profilées.

J'ai remonté Belleville
les larmes aux yeux
refuge d'enseignes
devenu vide et abstrait
dans la dimension de mon chagrin.

J'ai accusé les coups
me pliant en deux
comme si l'on m'avortait –
Un vide dans les entrailles
et son rayonnement –
de mes membres fictifs
jusqu'aux extrémités
de mes illusions.


 
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   Proseuse   
15/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J' ai bien aimé cette lecture , le poème est touchant et exprime de façon très poétique le long cheminement de la .. désillusion , sans être monocorde les vers se suivent comme un chagrin qui ruissèle ! quand même à la fin du poème on a envie de dire au narrateur ( trice) ... allez, viens, on va aller voir le soleil !!

Merci pour ce partage que j' ai apprécié

à vous lire bientôt

   Robot   
7/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Malgré les maladresses de ponctuation (ou d'absence de ponctuation) dont je ne pense pas qu'elles soient volontaires, il y a dans ce texte des images que j'ai appréciées, des mirages, des réflexions comme des égarements de la pensée telles que:
"J'ai trop pleuré
du fond de mon siège
où comme un vieil astre
je m'effondre sur moi-même
Telle supernova en déshérence
Tel
le noyau disparu
du fruit qui n'a pas su tenir"

Ils l'emportent sur des aspects moins poétiques.
"Mes neurones
Ne connectent plus
Ton absence.
J'ai trop pleuré."
Je n'ai pas bien compris le dernier paragraphe avec son incise entre tiret. Je le lis ainsi:
"comme si l'on m'avortait... de mes membres fictifs..."
Être avorter de ses membres ça me paraît bizarre car au figuré avorter signifie échouer. J'aurais mieux vu - comme si l'on m'amputait de mes membres fictifs -

   papipoete   
7/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour louisehediart,
j'ai tellement pleuré, que les larmes embuent ma vision et les hoquets de mon chagrin secouent les bruits à mes oreilles ; c'est de ta faute, tu m'as abandonnée ! Je ne crois plus en rien, n'attends plus rien ...
NB votre texte est si triste que votre chagrin pourrait faire des pâtés sur votre écriture ;
L'avant-dernière strophe est au paroxysme de votre mal-être, j'aurais voulu vous attendre sous une de ces enseignes, et vous tendre la main !

   Sodapop   
7/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Louise,
J'ai adoré la liberté totale de tes vers, c'est le gros plus de ton poème à mon sens. J'en aime son hermétisme, la tristesse qui s'en dégage, jusqu'à l'affliction. Également, au final, le fait de pouvoir totalement me l'approprier, égoïstement, et faire jouer mes émotions.
A l'inverse, j'aurais apprécier qu'il soit plus condensé, plus directif. Encore une fois, c'est très personnel, mais j'aime aller à l'essentiel en poésie. Provoquer l'émotion avec peu de chose, pour donner encore plus de substance à ton poème.
Les 4 premières strophes seront mes préférées, la rythmique est vraiment très bien posée. Merci pour ce raz-de-marée de sensations et de mélancolie...

   Anonyme   
7/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" L'élan intérieur
acide et psychotrope
L'élan intérieur
m'emporte. "
Toutes les substances psychotropes ingurgitées pour tenter de supporter cette " absence " ont anéanti la perception des choses et situations." La porte bruisse
et la serrure glisse "
" Mes neurones
Ne connectent plus
Ton absence. "
La déprime dévastatrice d'un être..

   Lulu   
11/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Louisehediart,

j'ai vraiment beaucoup apprécié les mots de ce poème en vers libres.

J'ai lu des sentiments clairement exprimés de par ces "J'ai trop pleuré", bien sûr, mais surtout par ces vers courts qui donnent à la lectrice que je suis une impression de force. Cela provient du rythme global du texte. Rythme que je trouve bien posé avec l'alternance de vers très courts et de vers à peine plus longs - la nuance suffit - et le choix pertinent de la ponctuation.

J'aime assez l'ambiance posée avec "La porte bruisse / et la serrure glisse / derrière les néons...

J'ai un peu moins aimé le fait de parler des "neurones" ; le terme me semble peu poétique, trop scientifique ou trop oral... à la limite du familier.

Enfin, j'ai beaucoup aimé la composition de la dernière strophe.


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